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Emery, le bout du chemin

Arrivé au PSG en juin 2016 dans la peau d’un MacGyver capable de gagner avec les moyens du bord, Unai Emery touche du bout du doigt la fin de son histoire parisienne sans que son départ ne fasse débat. Oui, c’est injuste, mais pouvait-il en être autrement alors que le Basque s’apprête à être remplacé malgré son statut de champion de France ?

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Un changement de focale et une sortie de champ. « Mon travail ? Je vais continuer à le vivre de la même manière, en profitant de chaque instant, chaque moment. » Sur l’instant, Unai Emery ne s’est pas contenté de contrôler la question de son interlocuteur : non, il lui a répondu avec une prise de balle orientée parfaite et est allé jouer ailleurs. Plusieurs fois, le Basque a rassuré son monde : il en a vu d’autres. Interrogé après la victoire en finale de la Coupe de la Ligue face à l’AS Monaco (3-0) le 31 mars dernier, Emery avait malgré tout glissé ne pas savoir ce qu’il ferait « la saison prochaine » . Tout sauf une surprise, son cas ayant déjà été réglé depuis longtemps.

À l’extérieur de la salle de presse du Matmut-Atlantique de Bordeaux, Thiago Silva, capitaine abandonné au Bernabéu lors du revers de la bande en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions face au Real (3-1), a pourtant tenu à porter un toast à son coach. Pourquoi ? « Parce que tu ne peux pas donner toute la responsabilité au coach, a répondu le monstre. Je crois que les joueurs ont beaucoup de responsabilités aussi, et qu’il faut les partager. Si on a été éliminés contre le Real Madrid, c’est la faute du coach, c’est ma faute, c’est la faute de tout le monde, mais le foot est comme ça, les gens cherchent un coupable. »

Coller au Basque


Pas idiot, Unai Emery savait ce qui l’attendait en prenant le gouvernail du PSG en juin 2016 : pour lui, c’était le nouveau monde et un plongeon dans l’impitoyable. Quelle était l’idée ? Donner un nouveau souffle au projet parisien, apprendre à le faire vivre sans sa proue écrasante, Zlatan, patron sur et en dehors du terrain capable de jeter tous les croûtons du monde dans les soupes cuisinées par le PSG en Ligue 1, mais aussi de donner des ordres sur les plans du vestiaire pro, puis poser son empreinte. C’est-à-dire dépasser la gestion de Blanc et filer au PSG une identité offensive dans le jeu, ce que Thomas Tuchel, qui devrait remplacer Emery une fois le rideau tombé sur la saison en cours, promet aussi et avec les mêmes mots : du spectacle, de la flexibilité tactique, de la prise de risque. Bref, du football audacieux qu’on s’injecte en intraveineuse. C’est ce que Doha demande, avant tout. Puis, le Basque a foiré sa première saison sur une remontada et, pour la deuxième fois de l’ère QSI, le PSG n’a pas été champion de France. Grave ? Non, Emery a été conservé et Kluivert, éphémère directeur du foot, sacrifié.



Sauf que tout a basculé : en dépensant 400 millions d’euros pour prendre dans ses bras Neymar et Kylian Mbappé durant l’été, le PSG a foutu en l’air le projet d’Emery, qui n’avait pas signé pour ça, d’autant que le départ de Blaise Matuidi à la Juventus n’a pas été compensé. Ainsi, on a vu Paris se construire sous un nouvel angle : Neymar est devenu le phare, Antero Henrique, arrivé au poste de directeur sportif dans les négociations autour du dossier de la star brésilienne, le socle, et Emery un fusible prêt à sauter dès la sortie de route européenne constatée. C’est arrivé contre le Real lors d’une double soirée dont on retiendra avant tout ses choix dans les remplacements à l’aller, mais le grand public gardera d’autres images : Emery et ses bouteilles pour expliquer la concurrence, Emery critiqué publiquement par Neymar pour la longueur de ses séances vidéo, Emery obligé d’attendre le jour même du huitième de finale aller pour annoncer à Thiago Silva qu’il ne sera pas titulaire le soir, histoire d’éviter d’être court-circuité... Et dès le retour plié, l’avenir d’Emery a été décidé.

Les mérites de l'émérite Emery


C’est dur, c’est brutal, c’est le foot moderne : un monde où la patience n’a pas sa place, encore moins au PSG. Est-ce acceptable ? C’est un autre débat et les dirigeants parisiens sont déjà ailleurs : dans la préparation de l’arrivée de Tuchel, dans l’ouverture d’un bureau à Singapour pour assurer le développement de la marque PSG en Asie, dans la gestion du cas Neymar (le voir partir durant l’été serait un coup fatal au projet), dont l’autorité a fait sauter celle de son propre coach. L’a-t-on d’ailleurs entendu depuis ? Non, mais on a entendu Marco Verratti et Thiago Silva expliquer qu’ils seraient honorés de pouvoir continuer à bosser avec l’entraîneur basque. Ce qui raconte qu’Unai Emery avait malgré tout des adeptes, qu’il laissera une trace – près de 80% de victoires, plus de 2,75 buts par match... – et qu’il ne faudra pas l’oublier.



Parce qu’avant d’avoir livré la remontada, Emery aura aussi rendu la plus belle copie d’un club français depuis très longtemps face au même Barça (4-0), entre autres. Sauf que ce n’est plus du foot, c’est de la représentation : il faut gagner, vite, tout de suite, et assurer en Ligue des champions quitte à se planter ailleurs. Ce monde était peut-être trop grand pour Emery, mais personne ne le saura. Demain, Tuchel arrivera et devra serrer les boulons. Sinon, il ne sera qu’un entraîneur comme un autre de la version moderne du PSG : soit un mec dont le pouvoir sera réduit à minimum alors que la semaine écoulée a prouvé que l’entraîneur devait être au centre du projet, pas les joueurs. Une histoire de focale, là encore.



Par Maxime Brigand
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