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Elm, sur la pointe des crampons

Le plus pâle des joueurs suédois, et le plus roux aussi, s’appelle Rasmus Elm. Un talent indéniable, mais une timidité maladive, qui s’est bien ressentie pour sa première participation à une compétition internationale. À l’image de son équipe, il est passé à côté. Dommage, il est vraiment bon.

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Les Krissprolls sont déjà sortis de l’Euro, au terme de deux matchs de poule foirés. Un échec prévisible, diront certains, mais il y a quand même eu des hics : un Zlatan pas vraiment transcendant, une défense en carton-pâte, et Rasmus Elm. Le plus prometteur des milieux suédois, peut-être le plus prometteur des Suèdois tout court, est complètement passé au travers. Lui qui devait faire le lien entre génération vieillissante et nouvelle garde a même été invisible, incapable d’avoir le moindre impact dans le collectif suédois. Explication d’un échec, sous forme de portrait psychologique.

Évolution familiale mais anxieuse

Originaire de la région du Smaland, dans le sud de la Suède, Rasmus vit le football dès son plus jeune âge, en apparence le plus naturellement du monde. Ses parents sont investis dans l’équipe locale, le Johansfors IF, tandis que ses deux frères aînés, David et Viktor, y taquinent déjà la gonfle. Selon toute logique, il débute sa carrière en famille. Pourtant, très tôt, les soucis apparaissent. Des problèmes comportementaux. Mais attention, on ne parle de rébellion, d’escapades délinquantes ou de trucs du genre. Non, Rasmus a une timidité maladive, en plus de très sérieux troubles alimentaires. Des soucis qui mettront du temps à se résoudre. Concernant la bouffe, les médecins décèlent, après multiples régimes alimentaires, une intolérance au gluten. Niveau football, c’est encore autre chose, puisqu’il a le trac avant d'entrer sur une pelouse. « J’étais très nerveux comme gamin, pas vraiment capable de me donner à fond sur un terrain. J’étais vraiment inquiet avant chaque match et je ne voulais pas jouer. J’invoquais des blessures, des maladies pour ne pas jouer. Des fois, j’espérais que la pluie reporterait le match… Pourquoi j’avais si peur ? Quand je jouais contre des joueurs plus âgés, j’avais trop de respect pour eux. Et contre des gamins de mon âge, j’étais nerveux d’une autre manière. Les attentes qu’il y avait sur moi n’ont pas aidé… Heureusement, ça s’est dissipé avec le temps  » , explique-t-il lui-même quelques années plus tard. Heureusement, tout s'est réglé rapidement.

Car, très vite, Rasmus montre des qualités indéniables, celles qu’on lui reconnaît aujourd’hui : toucher de balle exquis, qualité de passe et de frappe, notamment sur coups de pied arrêtés. À l’instar de ses deux frères, il fait rapidement le grand saut vers l’équipe pro du coin, Kalmar. Évoluer en famille, suivre le chemin des grands frères, c'est toujours utile pour calmer un grand anxieux. D’autant que le bonhomme se révèle pleinement sous l’œil avisé de ses frangins, avec lesquels il fait ses premiers pas en équipe première. Des premiers pas réussis, puisque, sous l’impulsion de la famille Elm, Kalmar remporte une Coupe en 2007 et, l’année suivante, le premier titre de champion de son histoire. Costaud. Déjà courtisé par de grosses écuries européennes, Rasmus demande à rester une année supplémentaire, manière de jouer la Ligue des champions. Après quoi, il quitte le cocon pour aller s’établir à l’AZ Alkmaar, aux Pays-Bas. Et bizarrement, au sortir d’une superbe saison (10 buts et 9 passes dés en 32 rencontres) et alors qu’il est de nouveau courtisé par de grands clubs du Vieux Continent (on parle du Milan AC, Juventus, Manchester United, Arsenal ou encore Valence), Rasmus évoque une nouvelle fois «  une envie de rester » . Le mec qui veut vivre tranquille, quoi.

Le mec sympa


Alors oui, il semble moins méfiant qu’auparavant, et son voyage aux Pays-Bas a prouvé qu’il avait une capacité d’adaptation. Ce qui, à la base, n’était donc pas gagné. Pour autant, on ne se refait pas. Un timide reste un timide. Alors, quand on le questionne sur un possible futur sous d’autres cieux, ou plutôt dans un grand club, Rasmus déclare : «  Tout cet intérêt, cette attention que l’on me porte, ça me fait plaisir. Mais j’espère que je n’aurai pas à devenir quelqu’un de plus dur et agressif pour réussir. » Une drôle de déclaration promotionnelle, pas forcément encourageante pour un recruteur. Et après tout, avec son échec à l’Euro, où il n’a pas su confirmer les espoirs placés en lui dans un effectif vieillissant, pas sûr que les prétendants soient toujours aussi nombreux. Car le caractère du bon Rasmus aura carrément rejailli dans son jeu, sur le terrain. Mais bon, de toute façon, l’argent, le prestige, mais aussi la pression, la difficulté d’exister, bref tous ces composants inhérents à la vie dans un grand club, ne semblent pas vraiment lui correspondre.

Des exemples ? Un jour où il ne peut participer à un entraînement pour blessure, il file à IKEA acheter un tapis rouge, deux fauteuils bien confortables et une table pour agrémenter le club-house de son club d’un «  coin cosy et agréable  » . Pour faire plaisir à ses coéquipiers... Deuxièmement, et de son propre aveu, il se sent tracassé lorsqu’il prend la place de l’un de ses collègues, que ce soit dans un onze de départ ou dans une file d’attente à la cafétéria. Un mec concerné et sympa : on est bien loin de l’image du footballeur classique à l’ego surdimensionné. Un tel caractère, au final, parfaitement conjugué à un jeu léché, ne peut que correspondre à un club romantique. Hasard ou pas, Liverpool et la Fiorentina en ont fait leur priorité. Ça lui irait plutôt pas mal, c’est vrai.

Alexandre Pauwels
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