El Tri par Ramon Morales

Ramon Morales a disputé les Coupes du Monde 2002 et 2006 avec le Mexique. Proche d'une grande partie des sélectionnés pour les avoir côtoyés sous le maillot des Chivas ou avec El Tri, le milieu offensif, désormais encarté chez les Estudiantes Tecos, passe au crible la sélection de Javier Aguirre, joueur par joueur. Pour l'anecdote, "Ramoncito", son surnom, a été proche de signer à l'OM en 2005.

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GARDIENS

Memo Ochoa (America) : Sûr. Agile. Il lui manque encore un peu d'expérience internationale. La Coupe du Monde va lui la procurer.

Luis Michel (Chivas) : Travailleur. Toujours positif, quelqu'un qui compte dans un groupe. Réservé. Très mauvais pour blaguer.

Oscar Perez : Un grand homme. S'entend bien avec tout le monde. Beaucoup d'expérience, a déjà joué un Mondial, il va aider ses collègues. Surnommé “Conejo” parce qu'il saute beaucoup, c'est le seul gardien que je connais qui peut taper la transversale avec son pied en détente sèche.

DÉFENSEURS

Carlos Salcido (PSV Eindhoven) : Donne beaucoup de sûreté à l'équipe. Fort, a progressé dans le placement en jouant au PSV. Rapide face aux attaquants, il servira.

El Maza Rodriguez (PSV Eindhoven) : Grand travailleur. A beaucoup lutté et s'est imposé au PSV. L'un des seuls grands de la sélection va servir dans le jeu aérien.

Hector Moreno (AZ Alkmaar) : Je sais simplement qu'il est parti très jeune en Hollande. Son expérience européenne devrait nous servir. Personnellement j'ai failli jouer en Europe, quand l'OM m'a contacté en 2005. Mais c'était un autre temps...

Ricardo Osorio (Vfb Stuttgart) : Technique, rapide, intelligent. Très humain, aide ses coéquipiers. Je crois qu'il a souffert cette saison à Stuttgart après le départ de son compatriote, Pavel Pardo.

Rafa Marquez (FC Barcelone) : Très sérieux. Le type de capitaine qui exerce son leadership sur le terrain, en montrant l'exemple. Je l'ai connu très jeune quand il jouait à l'Atlas : il dénotait sur le terrain en se comportant déjà comme un joueur confirmé.

Paul Aguilar (Pachuca) : Rapide sur son côté droit. En cela, il peut aider.

Jonny Magallon (Chivas) : Sérieux, très dur à passer en face à face. Des jambes solides. Pourrait intéresser des clubs européens.

Jorge Torres Nilo (Tigres) : Un autre jeune joueur. Le Mondial lui servira d'apprentissage.

MILIEUX

Gerardo Torrado (Cruz Azul) : Un guerrier. Court sans jamais se fatiguer. Un leader. A déjà joué deux Coupes du Monde.

Efrain Juarez (Pumas) : Formé par l'école des Pumas. N'est pas là depuis longtemps, mais il s'est tout de suite imposé. Les jeunes de la sélection ont joué beaucoup de matches internationaux, ils ont cette connaissance. A eux de prouver pendant le Mondial.

Israel Castro (Pumas) : Comme Juarez, un produit de l'école Pumas. Fort mentalement. A su saisir sa chance.

Cuauhtémoc Blanco (Veracruz) : Une idole. N'est plus aussi rapide qu'avant, mais a toujours cette présence si spéciale sur un terrain. Très chambreur. Aime donner des coups pour se marrer. Perso, j'y ai toujours échappé, j'ai toujours été sérieux, tranquille.

Andres Guardado (La Corogne) : Le joueur le plus régulier du Mexique, que ce soit avec La Corogne ou avec la sélection. Titulaire indiscutable sur son côté gauche. Donne toujours tout.

El Bofo (Chivas) : A un grand talent, une grande force mentale. S'il est bien physiquement, peut aider. Très réservé, une personnalité particulière. Mais s'adapte mieux aux autres à présent.

Giovani Dos Santos (Galatasaray) : A la Gold Cup 2009, a été le joueur-clé du Mexique. Sa fraîcheur, ses étincelles, vont nous aider. Serait sans doute plus régulier en Europe s'il se trouvait une stabilité en dehors du terrain.

Alberto Medina (Chivas) : Très rapide. Surnommé “El Venano”. Tout en feintes. Mais pas assez décisif dans le geste définitif. Avec la maturité, cela pourrait venir.

El Chicharito (Manchester United) : S'il continue à développer ses qualités, peut être un joueur au-dessus du lot, pas seulement au Mexique mais aussi en Europe. Il n'a que 21 ans. Je suis proche de lui et heureux qu'il ait signé à MU. Pour moi, il doit être titulaire avec la sélection.

Carlos Vela (Arsenal) : Le Mondial peut l'aider à obtenir une place de titulaire en Europe.

Guillermo Franco (sans club) : De l'expérience. Les duels ne lui font pas peur, pas pour rien qu'il vient d'effectuer une saison à West Ham. Peu d'attaquants de son profil au Mexique. Sa naturalisation (nda : il est de parents argentins) ne m'a pas dérangé, car il a toujours tout donné pour la sélection.

SÉLECTIONNEUR

Javier Aguirre : Il a la “garra”, il était déjà comme ça quand il était joueur. Son passage en Europe, à Osasuna et à l'Atletico Madrid, l'a rendu plus pointu dans sa connaissance du football et dans sa gestion du groupe. Avec lui, tu peux dialoguer, mais il fait bien la différence entre communication et engagements.

Pour terminer, pour toi jusqu'où peut aller le Mexique ?


Avec tous nos joueurs européens, notamment les jeunes, notre connaissance du football est plus complète. Ils vont beaucoup nous apporter. Il faut simplement ne pas être obsédé par ce cinquième match (nda : quart de finale), qui nous échappe depuis 1986. Faut y aller pas à pas. Pour moi, la partie-clé dans un Mondial est toujours le deuxième match, en l'occurrence, France-Mexique. Car tu as toujours la possibilité de renverser une situation ou de confirmer ta bonne entame. Je crois que si on joue bien en équipe, on peut s'en sortir face aux Bleus, malgré leurs joueurs déséquilibrants.

Thomas Goubin, à Guadalajara

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