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  2. // 13e journée
  3. // Napoli/Milan AC (2-2)

Auteur d’un magnifique doublé, Stephan El Shaarawy permet au Milan AC de ramener un point précieux de Naples. Les Napolitains ont rapidement mené 2-0, le Milan était sous l’eau, et puis le Pharaon a sorti deux magies de sa crête.

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Napoli - Milan 2-2
Buts : Inler 4', Insigne 30' / El Shaarawy 44' et 82'


Alerte, une étoile est née. Une étoile avec une sacrée crête, certes, mais une étoile quand même. Stephan El Shaarawy, 20 ans, et déjà tout un club sur ses épaules (et pas n'importe lequel). Celui que l’on surnomme le Pharaon vient de se payer à lui seul le scalp du Napoli. Enfin, soyons clairs : Milan n’a pas gagné. Non, Milan est allé chercher le match nul au San Paolo (2-2). Mais lorsque l’on connaît la situation actuelle des Rossoneri et que l’on a assisté à la première demi-heure de cette confrontation, on comprend à quel point le match nul a la saveur d’une victoire pour les joueurs d’Allegri. Un Allegri dont la situation ne tient qu’à un fil. Et ce fil, actuellement, s’appelle El Shaarawy. Quel joueur, bordel ! Son doublé, ce soir, fait ressurgir le Milan AC des enfers, alors que Naples avait réalisé une entame de match parfaite, scorant rapidement par Inler et Insigne. Les hommes de Mazzarri auraient même pu tranquillement claquer un troisième but, et ainsi tuer tout suspense. Ils ne l'ont pas fait et peuvent s'en mordre les doigts. À croire que ce Milan AC ne meurt jamais, malgré ses immenses faiblesses actuelles. Conséquences : Naples ne profite pas du match nul de la Juve face à la Lazio et reste à la troisième place. Milan, pour sa part, va passer la nuit dans la première partie de tableau. Qu’il en profite, cela risque de ne pas durer.

Onze Napolitains contre un El Shaarawy

Un peu à la surprise générale, c’est le Milan AC qui entame le match par le bon bout. Les Milanais pressent, conservent le ballon et s’approchent même dangereusement de la surface napolitaine. Un changement radical de mentalité ? On ne le saura jamais. En effet, pour son premier ballon touché dans la moitié de terrain milanaise, le Napoli score. Inler prend sa chance de loin, Abbiati se fait avoir comme un bleu en étant trompé par la trajectoire du ballon, et boum ! 1-0 au bout de 4 minutes. Le San Paolo n’en demandait pas tant. Forcément, ce but contrecarre les plans de Massimiliano Allegri, qui ne s’imaginait pas débuter la rencontre avec un tel handicap. Mais son équipe, malgré le but encaissé, continue sur sa lancée du début de rencontre. Il s’en faut d’ailleurs de très peu que Montolivo n’égalise, après un excellent service de Boateng. Malheureusement, il s’agit là de la dernière fulgurance collective des Rossoneri. Le Napoli prend le contrôle du match et donne l’impression de pouvoir marquer juste en accélérant.

Et c’est d’ailleurs ce que les Napolitains vont faire à la demi-heure de jeu. Insigne hérite d’un ballon dans la surface, a le temps de contrôler, de se mettre dans le sens du but et de frapper. Le ballon est dévié par Acerbi et passe entre les jambes d’Abbiati. La tristesse. Cela pourrait même tourner au cauchemar si le même Insigne, deux minutes plus tard, n’avait pas voulu se la jouer altruiste en tentant de servir Cavani, après une énorme boulette de Constant. Milan est KO debout, Naples se balade. On a du mal à croire qu’il s’agit là du grand Milan AC tant le niveau est affligeant. Et puis, à quelques secondes de la pause, un éclair. El Shaarawy, le seul qui surnage dans cette formation rossonera, invente une merveille de frappe qui vient se loger dans la lucarne opposée de De Sanctis. Le but de l’espoir, se dit-on alors. Le but d’un homme seul au monde, surtout.

Du 3-1 potentiel au 2-2 final

Pourtant, le but inscrit par le Pharaon va redonner du courage aux Rossoneri. Les Milanais tentent des combinaisons et commencent même la mi-temps par deux grosses occasions. La première est gâchée par Nocerino, qui frappe de loin au lieu de servir El Shaarawy, la seconde est loupée par Bojan, qui foire totalement son tir après un joli une-deux avec Montolivo. Et Naples ? Éteint. L’équipe de Mazzarri ne joue quasiment plus, se montre même nerveuse (cartons jaunes pour Cannavaro, Campagnaro et Cavani, qui sera suspendu pour le déplacement à Cagliari) et concède beaucoup trop d’espaces à l’adversaire, ce qui agace passablement Walter Mazzarri. Même le public du San Paolo, d’ordinaire bouillant, se montre étonnamment calme. Cavani et Hamšík, les deux leaders, tentent bien de réveiller tout ce petit monde. L’Uruguayen frappe à l’entrée de la surface, mais Abbiati, ce coup-ci, s’oppose. Ce qui n’avait pas été le cas en première période. Dans la foulée, le Slovaque manque le 3-1 en perdant son duel face au portier milanais. Le signe que la roue a tourné ? Peut-être, oui. Le signe, surtout, que Milan y croit.

Bojan vendange encore (il faudra, un jour, expliquer l’inutilité de ce joueur), Boateng tente un retourné sur corner et Pazzini et Robinho viennent filer main forte à leurs potes de l’attaque. Allegri, sur son banc, trépigne. Il sait qu’une défaite l’approcherait encore un peu plus du licenciement. Et de la zone de relégation, d’ailleurs. Ses joueurs aussi, le savent. El Shaarawy aussi, le sait. Deux fois, déjà (face au Genoa et Palerme), le Pharaon a sauvé la tête de son coach. Il ne va pas faillir. Robinho, tout juste entré en jeu, distille une magnifique passe en profondeur pour le petit attaquant à crête, qui trompe De Sanctis d’un plat du pied digne du meilleur Del Piero. 2-2. Le San Paolo est gelé. Mazzarri, lui, est dépité. Et les dernières minutes vont être encore plus compliquées pour son cœur. Son Napoli, fatigué, laisse des espaces monstres, mais les Milanais n’en profitent pas. Le match nul est déjà une victoire pour eux. Pour le Napoli, en revanche, c’est une sacrée occasion de gâchée. Les Napolitains ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Et à El Shaarawy.

Eric Maggiori
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 //  Tifoso de l'AC Milan
Ce point est flatteur. Quelques bonnes phases de jeu mais c'est encore trop faible pour embêter les équipes en forme. La partie était plus proche du chaos que du partage.

Heureusement qu'il y a El Shaarawy, c'est encore une fois ça de pris.
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