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Ecuele Manga : « L'anxiété est là »

Une blague qui n’en est pas une. Bruno Ecuele Manga, 23 ans, est fan des séries d’animations made in Japan. Retranché dans son hôtel, le pilier de la défense des Panthères du Gabon et du FC Lorient, livre ses impressions sur cette CAN 2012. Juste après avoir dîné avec le Président, Ali Bongo Ondimba, himself et malgré un réseau téléphonique d’un autre âge.

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Quel temps il fait à Libreville ?
Il fait très beau. Dans les 25-27 degrés.

Comment tu te sens en ce début de compétition ?
Je me sens bien, dans le groupe il y une bonne ambiance. Je vois que le pays est mobilisé, le président nous soutient donc la pression est là mais elle est bonne.

Une CAN à domicile, avec des matchs dans la ville où tu es née, c'est excitant ou stressant ?
Très excitant et très stressant à la fois. Une CAN c’est quelque chose de grand à jouer et encore plus lorsque cela se déroule à domicile. Forcément l’obligation de résultats est plus grande. Plus le jour du match approche et plus l’anxiété est là.

Quelles sont les attentes de votre public ?
Gagner les matchs. Il y a beaucoup de pression de leur part, ce qui est compréhensible. Beaucoup de gens vont se mobiliser au stade donc nous essayerons de faire en sorte que le sentiment de cohésion se ressente.

Tu penses que vous pouvez sortir des poules ?
On est tombés dans le groupe de la mort comme on le dit si bien, avec le Maroc et la Tunisie. Mais il ne faut pas oublier le Niger qui a éliminé l’Egypte. L’objectif est déjà d’atteindre les demi-finales, c’est sûr.

Vous n'avez jamais dépassé les quarts, le Gabon est si nul que ça ?
(Rires) C’est un travail qu’il faut faire. Sans travail, on n'a rien. Puis il y a eu des modifications, le changement d’entraineur, une toute nouvelle équipe avec plus de joueurs évoluant dans un championnat étranger.

Quelle est l'équipe que tu crains le plus ?
Je ne crains aucune équipe. Après, les favoris pour moi sont le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Maroc ! Mais n’importe quelle autre équipe peut créer la surprise.

Le foot africain, c'est plus physique et beaucoup moins léché que le jeu que tu peux pratiquer à Lorient par exemple. Penses-tu que l'Afrique arrivera un jour à combler son déficit tactique ?
Le Sénégal et la Côte d’Ivoire intègrent de plus en plus la tactique dans leur jeu. Après pour le cas de cette CAN, en 10 jours, c’est peut-être plus difficile de rattraper le déficit tactique et collectif malgré les bonnes individualités. Dans notre cas c’est une nouvelle équipe donc ça viendra.

Le surnom de la sélection gabonaise, c'est les Panthères. Certains de tes coéquipiers jouent au Missile FC voire au FC Sapin. D'où vient ce goût prononcé pour les surnoms en Afrique ?
Cela nous booste dans un sens. Il faut être à la hauteur des surnoms que l’on nous donne. Le tout étant lié à la culture du pays. Pour nous, il y a beaucoup de chasseurs, donc la panthère a été désignée.

Une CAN sans l'Egypte, le Cameroun, le Nigeria et l’Algérie, est-ce vraiment une CAN ?
Cela reste une CAN parmi laquelle figurent d’autres aussi bonnes équipes.

Lors de la dernière édition, il y a eu de graves incidents avec la sélection du Togo notamment. Que penses-tu de l'organisation et de la sécurité cette année, toi qui es sur place depuis quelques jours ?
Justement on ne veut pas reproduire ce qu’il s’est passé. Donc le renforcement des moyens est là. Et puis nous sommes deux pays à organiser donc double vigilance en espérant que tout se passe bien !

Propos recueillis par Leila Oubahia
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