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  2. // Arrivée de Kevin Trapp au PSG

Earth Wörns Jim

Kevin Trapp au PSG, c'est la preuve que les Parisiens ne sont pas fâchés avec la Bundesliga. Et encore moins avec les Allemands. Avant le gardien de Francfort, un seul Germanique s'était illustré dans la capitale : Christian Wörns. Acheté sous Michel Denisot, le stoppeur de Leverkusen avait débarqué en pleine période Charles Biétry. C'était le PSG 1998-1999, la pire saison sportive de l'histoire du club. Une saison cauchemardesque pour Wörns qui, à peine arrivé, devait déjà être vendu.

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MC Solaar a disparu des radars musicaux, mais ses titres sont universels. Bizarre pour quelqu'un qui a mis au monde une chanson appelée Les temps changent. Au PSG, aussi, les temps changent. Dans les années 90, la direction commerciale du club avait une logique bien à elle pour lancer la campagne d'abonnement du Parc des Princes. En effet, sur les grandes affiches qui squattaient les bus RATP et les abribus de Paname, le premier buteur de la saison à domicile était mis en exergue. C'était la tradition. Ainsi, en 1998, c'est l'Allemand Christian Wörns qui avait eu droit à cet honneur suite à son but claqué contre Bastia lors de la première à domicile. La photo est magnifique. On y voit l'Allemand les bras écartés comme deux ailes, la face ravie. Premier buteur parisien au Parc des Princes cette saison, l'international allemand servait alors d'argument de promotion pour le PSG. C'est très drôle, car dans le même temps, le premier joueur allemand à évoluer au PSG était sur le point d'être vendu. Oui, déjà. Pourtant, l'acquisition de l'international allemand de 25 ans était un coup de maître.

Décembre 1997, le Bayer Leverkusen ne peut rien faire face au trio Michel Denisot-Jean-Michel Moutier-Ricardo. Alors en fin de contrat au Bayer, Wörns s'engage libre pour le PSG à partir de juillet 1998. « Sportivement, c'est une grande perte » , balançait alors l'amateur de ligne blanche Christoph Daum, coach de Leverkusen, au moment du départ de son stoppeur. Wörns débarque à Paris pour remplacer des mythes : N'Gotty, Roche et Le Guen. Sauf que durant les soldes d'été, le PSG change tout. Du sol au plafond. Lorsqu'il arrive dans la capitale, Wörns découvre un nouveau président délégué (Charles Biétry), un nouveau directeur sportif (Claude Leroy) et un nouvel entraîneur (Alain Giresse). Autant dire que ceux qui l'ont recruté ne sont plus là. Pourtant, l'Allemand sort d'une très bonne Coupe du monde avec l'Allemagne, et Leroy se vante de son arrivée dans les colonnes de L'Équipe peu de temps avant la reprise : « Notre première recrue pour la saison prochaine est un international allemand, ce n'est pas une mince affaire. » À l'époque, le PSG Canal Plus n'a pas le même train de vie que l'actuel qatari. Charles Biétry le sait, lui qui découvre le salaire du stoppeur lors de sa prise de fonction : 650 000 francs mensuels. C'est colossal. Surtout que dans le même temps, Biétry a deux autres dossiers brûlants à gérer : prolonger Marco Simone et valider l'arrivée de Jay-Jay Okocha.

Vendre Wörns pour faire rentrer de la fraîche


Biétry est donc dans une merde financière et morale. Il a besoin de fraîche pour augmenter Marco Simone et renflouer les caisses suite à l'arrivée de Jay-Jay Okocha qui se précise. Pour le Super Eagle, on parle de plus de 100 millions de francs de transfert et un salaire de nabab. C'est un lourd investissement. Pour ce faire, il faut vendre l'une des deux stars européennes du club : Simone ou Wörns. Un départ de l'Italien ressemble à un suicide présidentiel. Mi-juillet, le PSG reçoit Sofia en amical à Charléty. À la fin du match, Biétry descend sur la piste saluer les fans parisiens et prendre la température. Ces derniers vont le pourrir comme jamais avant de lui balancer des projectiles. La raison ? Les rumeurs de vente de la nouvelle idole du Parc des Princes Marco Simone. Autant dire que les regards se portent très vite et exclusivement sur Wörns. L'Allemand doit être sacrifié pour payer Okocha (le Nigérian percevait près de 9 millions de francs net en Turquie). Ubuesque car le blond n'a encore jamais porté le maillot du PSG.

Voilà qu'un mois après son premier entraînement au Camp des Loges, il se retrouve convoqué par Charles Biétry au Sheraton de l'aéroport Charles-de-Gaulle où Gérard Houllier attendait qu'il signe un contrat en faveur de Liverpool. On parle de 42 millions de francs de transfert. Problème, Wörns n'est pas intéressé. Sa femme et sa fille sont tombées amoureuses de Paris, et lui vient de s'enfiler six mois de français en cours du soir. « Je n'ai pas envie de partir maintenant et, de toute façon, pas à Liverpool » , lâche-t-il à qui veut l'entendre à cette époque. Officiellement, Wörns n'est pas à vendre. Mais le PSG a besoin de pognon et, pour ne pas blesser son joueur plus que ça, le club de la capitale se sent obligé de communiquer sur le sujet : « Le Liverpool FC, à la recherche d'un défenseur central, avait pris contact avec le PSG pour savoir si Christian Wörns était susceptible d'être transféré. Le club parisien a répondu par la négative et l'international allemand reste donc dans son effectif. » Laconique.

« À qui dois-je donner le ballon ? »


Biétry est emmerdé, mais Alain Giresse, le coach parisien, est aux anges, lui qui compare son défenseur à Karl-Heinz Förster, formé comme le Parisien au Waldhof Mannheim. Adepte du 3-5-2 très à la mode en Allemagne à l'époque, Wörns découvre le 4-4-2 à plat. Il met du temps à se mettre en jambes, mais il est impressionnant. Sobre, efficace, discret. Un vrai bon défenseur, quoi. Dans une saison ô combien chaotique (deux présidents, trois entraîneurs), Wörns fait le métier. Sans pour autant passer l'éponge. Il n'a pas oublié que son club a voulu le foutre à la porte avant même le début de saison. Pour une histoire de pognon. « Mon départ serait rentable pour le club. Dans ce genre de situation, un joueur ne peut pas se sentir bien. L'affaire du transfert à Liverpool m'a fragilisé  » avance-t-il en décembre 1998 dans L'Équipe. Un départ semble inéluctable. Surtout que dans le même temps, le PSG s'enfonce dans la médiocrité. Une boucherie que l'Allemand peine à analyser : « À qui dois-je donner le ballon ? Dites-le moi. On passe notre temps à perdre le ballon tout de suite après l'avoir récupéré et on court tout le temps derrière. C'est pour ça que, physiquement, on baisse souvent rapidement. On réagit au lieu d'agir. » On est en avril, et Wörns va connaître son troisième entraîneur de la saison (Bergeroo a succédé à Jorge qui avait déjà succédé à Giresse). C'en est trop. Il va partir. Le Borussia Dortmund a senti le coup et aligné plus de 44 millions de francs pour le recruter à l'été 1999. Banco. Pour le remplacer, le PSG va miser sur Godwin Okpara. Ce dernier purge actuellement une peine de prison pour viol. Le Karma.

Par Mathieu Faure
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ToxikCheese Niveau : Loisir
le jeu de mot du titre est franchement capillotracté mais bravo pour la référence !
Sidney G'Ovule Niveau : Loisir
Lorsqu'il arrive dans la capitale Wörns découvre un nouveau président délégué (Charles Biétry), un nouveau directeur sportif (Claude Leroy) et un nouvel entraîneur (Alain Giresse)


Putain le trio tout pété.

Quand tu vois les pipes que c'est aujourd'hui
Waldhof Mannheim, c'était aussi le club de Jürgen Kohler... si tu cherches un 4, ils savent faire !
Bietry-Leroy-Giresse ... belle brochette

Je me demande comment ca a pu foirer avec ce trio magique?
Alain Goma à l'arrière plan, incrédule après le but de son coéquipier... délicieux !
Classe ce maillot quand même...
gwynplaine76 Niveau : CFA2
"A l'époque, le PSG Canal Plus n'a pas le même train de vie que son CONTEMPORAIN qatari. "
Non, mais non, mais non, mais non.
Note : 4
Quand on parle de Worns, on se souvient surtout du poster avec Thierry Henry qui le dribble de manière extraordinaire sur le second but.

En allemand :

https://www.youtube.com/watch?v=INvQ_1lgJGk

En français :

https://www.youtube.com/watch?v=UhPEnEnav2g
J'ai decouvert le PSG cette saison la.
C'etait dur putain !
Sur Trapp je me fais pas trop de soucis vu ce qu'il sort en Bundesliga chaque semaine, presque 4 ans de moins que Sirigu, bref bon achat de Paris.
sans oublié Rudi Voller greand attaquant qui participa à la grande épopée de 1996!! quel joueur!!
saddam_usain_bolt Niveau : DHR
" C'était le PSG 1998-1999, la pire saison sportive de l'histoire du club."

2007-2008 aimerait dire deux mots...
Message posté par Mac Lovin
Classe ce maillot quand même...


Quand je pense que j ai floqué Ducrocq 23 , aie aie
Here it's Cape Town Niveau : DHR
Aaaaaah Madar....
Message posté par saddam_usain_bolt
" C'était le PSG 1998-1999, la pire saison sportive de l'histoire du club."

2007-2008 aimerait dire deux mots...


Non...Mathieu Faure a raison. Cette saison 1998/99 a un éte drame sportif dont le club ne s'est jamais totalement remis.

Ca a été comme un choc. Sous Denisot le PSG avait gagné 7 trophées en 7 ans et lors de la saison 97/98 le PSG est numéro 1 du classement UEFA. Denisot avait mis 7 ans pour faire du PSG un club craint en France et respecté en Europe. Bietry a mis 7 mois à en faire la risée du monde. Avec en point d'orgue la terrible élimination contre le Maccabi Haïfa en C2, une compétion remporté par le club en 96 et dans laquelle il avait atteint la finale en 97. Deux saisons plus tard Paris sortait couvert de honte par des illustres inconnus. C'est bien plus terrible qu'une élimination en CDF contre des amateus car statisquement ce cas se produira forcément une fois de temps en temps. Là c'était l'Europe. On sortait de 5 demi-finales consécutives. On parle d'un match aller et retour en plus. Tu peux te foirer à l'aller il te reste encore une chance de te rattraper.

Assez vite...on a mesuré à quelle point l'incompétence, l'arrogance et l'orgueil de Biétry étaient sans limites. C'est le pire président de l'histoire du club. Les dégats causés ont laissés des séquelles pendant des années.

A cause de son conflit avec Denisot il a viré toute la vieille garde proche de Denisot. Les Le Guen, Roche, Guérin, etc. Aucun, je dis bien aucun mec un tant soit peu compétent ou avec un QI supérieur à celui d'un bulot n'aurait commis une telle erreur. On ne fait pas une révolution pareille en une fois.

Puis il a voulu transposer le jeu à la Nantaise au Parc. Une lubie de journaliste. Ce n'était pas un homme de football. On a signé Ouedec pour une fortune. On a vendu Gava et Maurice à Monaco et Marseille deux concurrents directs. Le transfert de Pires négocié par Denisot a été ajourné, le joueur est parti à Marseille, a fait la carrière que l'on sait et Paris a pris Okocha.

Tout est allé de travers. Mais trés vite le Parc a demandé sa tête (et pas celle de Giresse). Mais l'incompétent s'est accroché encore un peu plus à son siège comme un sangsue. L'histoire de Worns est révélatrice de erreurs à la pelle qu'il a commise. Il est parti en laissant des ardoises énormes, des transferts de folie. Un état major chamboulé.

Tout a été balancé à la poubelle. Paris ne s'en ai jamais vraiment remis. D'abord aucun trophée jusqu'à la CDF 2004 soit 6 ans après le départ de Denisot. Et ensuite pendant très longtemps on est restés sur un "cycle" une bonne saison (dans les 4-5 premiers en championnat) puis une saison de merde avec une coupe pour sauver l'année, puis une bonne saison, ainsi de suite, etc.

Si on regarde aujourd'hui même avec l'argent qatari le psg n'a pas retrouvé le même standing. Paris doit être 8e ou 10e à l'indice UEFA (j'ai pas checké) contre 1er en 97/98, pour l'instant pas de 1/2 finales en europe contre 5 à cette période, et encore moins de finale ou de victoire.

Donc 98/99 a été terrible parce que ce fut la fin d'une époque.

En comparaison 2007/08, quelque part on était déjà habitués aux résultats merdiques et finalement c'était plus ou moins logique de se retrouver là. Ensuite en tribune au moins on se marrait, on avait du spectacle, on rigolait (meme de nos propres joueurs) et puis on étaient habités par une sorte de "Pas nous ! Ca peut pas nous arriver la rélégation" On se voyait pas descendre.
Message posté par mordillo
sans oublié Rudi Voller greand attaquant qui participa à la grande épopée de 1996!! quel joueur!!


Pardon?
Guardinho Niveau : CFA2
Message posté par midgar


Non...Mathieu Faure a raison. Cette saison 1998/99 a un éte drame sportif dont le club ne s'est jamais totalement remis.

Ca a été comme un choc. Sous Denisot le PSG avait gagné 7 trophées en 7 ans et lors de la saison 97/98 le PSG est numéro 1 du classement UEFA. Denisot avait mis 7 ans pour faire du PSG un club craint en France et respecté en Europe. Bietry a mis 7 mois à en faire la risée du monde. Avec en point d'orgue la terrible élimination contre le Maccabi Haïfa en C2, une compétion remporté par le club en 96 et dans laquelle il avait atteint la finale en 97. Deux saisons plus tard Paris sortait couvert de honte par des illustres inconnus. C'est bien plus terrible qu'une élimination en CDF contre des amateus car statisquement ce cas se produira forcément une fois de temps en temps. Là c'était l'Europe. On sortait de 5 demi-finales consécutives. On parle d'un match aller et retour en plus. Tu peux te foirer à l'aller il te reste encore une chance de te rattraper.

Assez vite...on a mesuré à quelle point l'incompétence, l'arrogance et l'orgueil de Biétry étaient sans limites. C'est le pire président de l'histoire du club. Les dégats causés ont laissés des séquelles pendant des années.

A cause de son conflit avec Denisot il a viré toute la vieille garde proche de Denisot. Les Le Guen, Roche, Guérin, etc. Aucun, je dis bien aucun mec un tant soit peu compétent ou avec un QI supérieur à celui d'un bulot n'aurait commis une telle erreur. On ne fait pas une révolution pareille en une fois.

Puis il a voulu transposer le jeu à la Nantaise au Parc. Une lubie de journaliste. Ce n'était pas un homme de football. On a signé Ouedec pour une fortune. On a vendu Gava et Maurice à Monaco et Marseille deux concurrents directs. Le transfert de Pires négocié par Denisot a été ajourné, le joueur est parti à Marseille, a fait la carrière que l'on sait et Paris a pris Okocha.

Tout est allé de travers. Mais trés vite le Parc a demandé sa tête (et pas celle de Giresse). Mais l'incompétent s'est accroché encore un peu plus à son siège comme un sangsue. L'histoire de Worns est révélatrice de erreurs à la pelle qu'il a commise. Il est parti en laissant des ardoises énormes, des transferts de folie. Un état major chamboulé.

Tout a été balancé à la poubelle. Paris ne s'en ai jamais vraiment remis. D'abord aucun trophée jusqu'à la CDF 2004 soit 6 ans après le départ de Denisot. Et ensuite pendant très longtemps on est restés sur un "cycle" une bonne saison (dans les 4-5 premiers en championnat) puis une saison de merde avec une coupe pour sauver l'année, puis une bonne saison, ainsi de suite, etc.

Si on regarde aujourd'hui même avec l'argent qatari le psg n'a pas retrouvé le même standing. Paris doit être 8e ou 10e à l'indice UEFA (j'ai pas checké) contre 1er en 97/98, pour l'instant pas de 1/2 finales en europe contre 5 à cette période, et encore moins de finale ou de victoire.

Donc 98/99 a été terrible parce que ce fut la fin d'une époque.

En comparaison 2007/08, quelque part on était déjà habitués aux résultats merdiques et finalement c'était plus ou moins logique de se retrouver là. Ensuite en tribune au moins on se marrait, on avait du spectacle, on rigolait (meme de nos propres joueurs) et puis on étaient habités par une sorte de "Pas nous ! Ca peut pas nous arriver la rélégation" On se voyait pas descendre.


OK pour tout sauf pour Okocha.
"Le transfert de Pires négocié par Denisot a été ajourné, le joueur est parti à Marseille, a fait la carrière que l'on sait et Paris a pris Okocha."
Genre, comme si la carrière de Pires avait reposé sur autre chose que sa rencontre avec Wenger. Et comme si Jay-Jay y était pour quelque chose à ce marasme dégueulasse du PSG de l'époque. On pourra toujours lui reprocher son manque de leadership, n'empêche que ça reste un des joueurs les plus talentueux et les plus sous estimés qu'on ait vu en Ligue 1, dont le principal défaut résidait dans l'indigence de ses coéquipiers. Difficile de rendre une passe décisive quand tu joues avec des blaireaux comme Aloisio, Anelka ou Laurent Leroy (indépendamment de son investissement et sa pugnacité).

BORDEL, quand j'y repense, on a eu Okocha, Ronnie, Benarbia, Arteta, Laurent Robert et aucun titre avec ça... J'arrête, parce que sinon je vais finir par parler de Luis Fernandez...
Message posté par midgar


Non...Mathieu Faure a raison. Cette saison 1998/99 a un éte drame sportif dont le club ne s'est jamais totalement remis.

Ca a été comme un choc. Sous Denisot le PSG avait gagné 7 trophées en 7 ans et lors de la saison 97/98 le PSG est numéro 1 du classement UEFA. Denisot avait mis 7 ans pour faire du PSG un club craint en France et respecté en Europe. Bietry a mis 7 mois à en faire la risée du monde. Avec en point d'orgue la terrible élimination contre le Maccabi Haïfa en C2, une compétion remporté par le club en 96 et dans laquelle il avait atteint la finale en 97. Deux saisons plus tard Paris sortait couvert de honte par des illustres inconnus. C'est bien plus terrible qu'une élimination en CDF contre des amateus car statisquement ce cas se produira forcément une fois de temps en temps. Là c'était l'Europe. On sortait de 5 demi-finales consécutives. On parle d'un match aller et retour en plus. Tu peux te foirer à l'aller il te reste encore une chance de te rattraper.

Assez vite...on a mesuré à quelle point l'incompétence, l'arrogance et l'orgueil de Biétry étaient sans limites. C'est le pire président de l'histoire du club. Les dégats causés ont laissés des séquelles pendant des années.

A cause de son conflit avec Denisot il a viré toute la vieille garde proche de Denisot. Les Le Guen, Roche, Guérin, etc. Aucun, je dis bien aucun mec un tant soit peu compétent ou avec un QI supérieur à celui d'un bulot n'aurait commis une telle erreur. On ne fait pas une révolution pareille en une fois.

Puis il a voulu transposer le jeu à la Nantaise au Parc. Une lubie de journaliste. Ce n'était pas un homme de football. On a signé Ouedec pour une fortune. On a vendu Gava et Maurice à Monaco et Marseille deux concurrents directs. Le transfert de Pires négocié par Denisot a été ajourné, le joueur est parti à Marseille, a fait la carrière que l'on sait et Paris a pris Okocha.

Tout est allé de travers. Mais trés vite le Parc a demandé sa tête (et pas celle de Giresse). Mais l'incompétent s'est accroché encore un peu plus à son siège comme un sangsue. L'histoire de Worns est révélatrice de erreurs à la pelle qu'il a commise. Il est parti en laissant des ardoises énormes, des transferts de folie. Un état major chamboulé.

Tout a été balancé à la poubelle. Paris ne s'en ai jamais vraiment remis. D'abord aucun trophée jusqu'à la CDF 2004 soit 6 ans après le départ de Denisot. Et ensuite pendant très longtemps on est restés sur un "cycle" une bonne saison (dans les 4-5 premiers en championnat) puis une saison de merde avec une coupe pour sauver l'année, puis une bonne saison, ainsi de suite, etc.

Si on regarde aujourd'hui même avec l'argent qatari le psg n'a pas retrouvé le même standing. Paris doit être 8e ou 10e à l'indice UEFA (j'ai pas checké) contre 1er en 97/98, pour l'instant pas de 1/2 finales en europe contre 5 à cette période, et encore moins de finale ou de victoire.

Donc 98/99 a été terrible parce que ce fut la fin d'une époque.

En comparaison 2007/08, quelque part on était déjà habitués aux résultats merdiques et finalement c'était plus ou moins logique de se retrouver là. Ensuite en tribune au moins on se marrait, on avait du spectacle, on rigolait (meme de nos propres joueurs) et puis on étaient habités par une sorte de "Pas nous ! Ca peut pas nous arriver la rélégation" On se voyait pas descendre.


Je suis d'accord avec tout ce que tu dis...

Au delà d'Okocha, qui avait été acheté 100 millions à l'époque, beaucoup trop cher pour un joueur talentueux mais trop inconstant, le symbole de ce "recrutement Bietry" c'est aller chercher Ouedec qui marquait plus depuis un bon moment à l'Espanyol, et pour 40 millions...

Surtout qu'il refourgue Maurice à Marseille, un mec qui te mettait 20 buts en championnat de façon sure depuis 1994.

J'ai eu l'impression qu'après ce fiasco, les journalistes sportifs ont eu tendance à comprendre que commenter des matchs derrière un micro c'est pas la même chose qu'être sur le terrain. Et le passage de Menes à Reims me conforte dans mes propos.
Cette saison post coupe du monde à été horrible, tous les footix de 13 ans se sont mis à suivre le foot cette année là (les plus téméraires avaient précédés d'un an et se retrouvent à aimer Metz , une pensée pour eux) et alors que le PSG etait véritablement minable pour la première fois on enttendait des "mais en fait le psg c'est tout naze , donc du coup moi je suis pour Marseille vu que mon grand oncle vit au à Toulouse , c'est presque au même endroit"
je me rappel surout des interview punchline que donnait Bietry dans l'équipe pendant l'été de près-saison ou en gros il disait "cette saison à été nule à cause du minable qui m'à précésé à la présidence mais rassurez vous, un grand président vient enfin de reprendre les choses en main et avec les stars que je vais recruter et Marco Simone que l'on va garder, le PSG va être champion , gagner la coupe des coupe et l'année d'après la vrai coupe d'europe sera à nouveau à notre portée".

Ce crétin qui intrigait depuis longtemps pour avoir la résidence à juste niqué un an les 10 bonnes saisons du club , je crois que lui et louis Fernandez sont les deux plus mauvais décideurs de l'histoire du PSG voir de france vu qu'à l'époaue personne n'avait jammais jeté autant d'argent par la fenêtre pour faire venir des tocards en virant des joueurs pas mal du tout.
Message posté par Guardinho


OK pour tout sauf pour Okocha.
"Le transfert de Pires négocié par Denisot a été ajourné, le joueur est parti à Marseille, a fait la carrière que l'on sait et Paris a pris Okocha."
Genre, comme si la carrière de Pires avait reposé sur autre chose que sa rencontre avec Wenger. Et comme si Jay-Jay y était pour quelque chose à ce marasme dégueulasse du PSG de l'époque. On pourra toujours lui reprocher son manque de leadership, n'empêche que ça reste un des joueurs les plus talentueux et les plus sous estimés qu'on ait vu en Ligue 1, dont le principal défaut résidait dans l'indigence de ses coéquipiers. Difficile de rendre une passe décisive quand tu joues avec des blaireaux comme Aloisio, Anelka ou Laurent Leroy (indépendamment de son investissement et sa pugnacité).

BORDEL, quand j'y repense, on a eu Okocha, Ronnie, Benarbia, Arteta, Laurent Robert et aucun titre avec ça... J'arrête, parce que sinon je vais finir par parler de Luis Fernandez...


Luis, le géni qui à viré Laurent Robert ,Anelka et Benarbia pour faire venir Hugo Leal , Cristobal et tout un tas d'espagnoles quelconques dont je me souviens plus du nom mais dont les comptes du Psg se sont souvenus jusqu'en 2011 vu que pour s'aligner sur leurs salaires net espagnol il à fallu magouiller une combine de 'droit à l'image' , ce qui à finit au tribunal. Luis le tacticien hors paire, capable de mettre Ronaldino sur le banc, de ne pas faire jouer faire jouer Vampeta (échangé contre Reinaldo alors qu'on lui proposait Adriano) futur champion du monde et César international Brésilien, de ne plus faire jouer Cardeti meilleur butteur à mi saison pour lui apprendre à avoir le culot de se blesser . Luis le lanceur des jeunes qui n'ont pas l'outrecuidance d'être plus populaires dans les médias et qui lui sont totalement dévoués : par example ogbeche le goelador aux 8 buts en 4 ans et Benachour le futur Zidane de la Tunisie.
Luis le tactitien spectaculaire qui joue ultra défensif et en contre avec une équipe à 130 millions d'euro (à l'époque un bon joeur vallait 5 millions)
Mais le coup qui frise le géni pour Luis c'est de refuser de lever l'option de 9.5 millions de Arteta qui avait été le meilleur joueur de l'année pour pouvoir mettre 6.5 millions pour engager Andé Luiz et emmerder Marseille (Le seul but de luis dans la vie en fait)
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