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  3. // Chelsea-AS Roma (3-3)

Džeko, Mister Miracle

Injustement menée au score par un Chelsea impressionnant de cynisme et de réalisme dans le dernier geste, la Roma s'en est remise à Edin Džeko. Pour son centième match sous le maillot giallorosso, le Bosnien a notamment égalisé d'une reprise en suspension belle à en faire tomber les mâchoires. Un petit miracle de plus à mettre à l'actif de l'attaquant, qui s'affirme comme l'homme des grands rendez-vous du côté de Rome depuis le début de la saison.

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Même ses coéquipiers ont mis quelques secondes à réaliser. Federico Fazio vient d'envoyer une passe longue interminable dans le ciel de Stamford Bridge, et Edin Džeko défie avec majesté la pesanteur pour envoyer une galette du gauche dans le but de Thibaut Courtois. De quoi faire entrer en transe le peuple giallorosso. Džeko, rageur, s'en va hurler devant le parcage romain, qui gueule en retour sans s'arrêter pour célébrer le chef-d’œuvre de son buteur. Alisson s'agenouille dans sa surface pour remercier le ciel, et Diego Perotti s'en va sauter sur la grande carcasse du Bosnien en agitant la main, soulignant le moment de folie douce que l'attaquant vient d'offrir aux Romanisti.

Icône en devenir


Un instant de grâce qui restera sans doute dans la mémoire collective des supporters romains, alors que la banderille de Džeko, qui jouait son centième match sous les couleurs romaines ce mercredi, n'est pas sans évoquer le glorieux passé de la Louve. Et notamment un but magistral que Francesco Totti avait planté face à l'Udinese lors de l'année du dernier Scudetto du club, en 2000-2001. Une reprise du gauche dans la lulu, déjà. Personne n'aurait l'idée incongrue de comparer Džeko à l'ex-empereur de Rome, mais reste que depuis qu'il Capitano a pris sa retraite, le Bosnien semble avoir plutôt bien compris qu'il devait définitivement sortir de sa coquille pour transcender une Roma qui se cherche de nouvelles icônes, après le départ de Spalletti et la retraite de Totti.


Face à Chelsea, l'ex de Manchester City ne s'est donc pas contenté de marquer un but hors norme. Impeccable dos au but, irréprochable techniquement, inspiré dans ses décrochages, le Bosnien a galvanisé ses coéquipiers, qui ont fait reculer le Chelsea d'Antonio Conte, qui a semblé comme apeuré par l'assurance soudainement dégagée par le collectif romain. Comme une évidence, Džeko y allait même de son doublé d'une tête imparable dans la surface, bien servi par un coup franc impeccable de Kolarov. Un pion létal, à la suite duquel le Bosnien s'offrait avec le Serbe une célébration de Golgoth, torse contre torse.

L'homme des grands rendez-vous


Finalement, la Roma ramène un nul un peu dingue d'Angleterre (3-3), au terme d'un match où Džeko a à la fois lié virtuosité et efficacité : trois tirs, deux buts, dont un que personne n'oubliera de sitôt. Et des moments de communion savoureux avec les tifosi romains, que Džeko a définitivement apprivoisés, après des débuts longtemps difficiles. Car Edin Džeko n'est pas à proprement parler un type expressif. Malgré ses wagons de buts inscrits avec la Louve la saison dernière, sa gestuelle tranquille, parfois à la limite de la nonchalance, et ses effusions de joie modérées ont parfois agacé dans la capitale. Son absence de poids dans les rencontres à enjeux aussi. Une tare que Džeko semble avoir complètement gommée, comme en atteste son doublé décisif à Stamford Bridge. Mais également son pion qui permettait aux siens d'ouvrir le score face à l'AC Milan début octobre en Serie A (2-0). Ou encore son merveilleux enchaînement contrôle poitrine-frappe du pointu qui avait mystifié la défense de l'Inter fin août, même si la Louve avait cette fois-ci dû s'incliner.


Ce début de saison souligne que le Bosnien a fini par assimiler les sages paroles de son ancien Mister, Luciano Spalletti, qui expliquait en février dernier croire dur comme fer en la capacité de son attaquant à s'imposer comme une référence mondiale à son poste : «  Il doit être convaincu de son potentiel, qu’il ne se contente pas de marquer un but de temps en temps, il doit être ambitieux et ne pas avoir de limites. » Neuf mois plus tard, Džeko est non seulement devenu le fer de lance de l’attaque romaine, mais il a également intégré la liste des 30 nommés pour le Ballon d’or. Mais le natif de Sarajevo, insatiable, en veut toujours plus : « Je suis dans la meilleure phase de ma carrière et je ne compte pas m'arrêter. » Que les tifosi de la Roma se rassurent : leur buteur n'est donc sans doute pas près d’être à court de miracles.

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    Par Adrien Candau
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