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Dybala, pourquoi t'es pas là ?

Si les grands joueurs doivent être présents dans les grands rendez-vous, alors Paulo Dybala peut se poser des questions. Parce que pour le derby d'Italia, Allegri ne lui a offert qu'un petit quart d'heure de jeu. Ce qui n'est pas beaucoup.

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Comment vaincre la défense la plus hermétique d'Italie du haut de ses dix petits buts encaissés en quinze matchs joués (au coup d'envoi), défense d'une équipe par ailleurs invaincue ? À cette question, Massimiliano Allegri a décidé de répondre par l'étrange : en laissant son meilleur joueur et buteur, douze pions au compteur, sur le banc pendant 75 minutes. Un choix de l'entraîneur turinois qui interpelle à l'heure de recevoir l'Inter. Car même s'il affiche une forme toute relative depuis quelques semaines, Paulo Dybala est plus qu'un simple joueur à la Juventus. C'est un joyau qu'il faut faire briller pour le rendre heureux et le conserver le plus longtemps possible. Par exemple en lui faisant confiance dans les plus grands matchs, comme ce derby d'Italia finalement décevant. Parce que Dybala n'était pas là ? Autre question. Mais celle-là n'aura jamais de réponse définitive.

Mister Paulo et Docteur Dybala


Il y a deux façons de regarder dans le verre de l'Argentin depuis le début de saison. On peut voir ses douze buts en autant de titularisations en Serie A, accompagnés de trois passes décisives et d'un pourcentage de passes réussies monté à 85 %. Mais on peut aussi pointer son tableau vierge en Ligue des champions, ses deux petites réalisations sur les quatorze dernières sorties de la Juve et un impact global sur le jeu juventino moins prégnant, moins incisif ces dernières semaines. Allegri, lui, a vu le côté obscur au moment de coucher son onze titulaire pour recevoir l'Inter. Pour l'équilibre de son équipe, il s'est passé de sa Joya (et de Douglas Costa) pour privilégier les infatigables Mandžukić et Cuadrado sur les côtés, faire monter Pjanić d'un cran et renforcer son axe défensif avec une paire Khedira – Matuidi grosse comme ça. Avec, au bout, une réussite toute relative, puisque si les bases arrière sont restées vierges, les hommes de devant ne sont pas parvenus à faire jouir l'Allianz Stadium. À demi dur, à demi mou.

Bouderies, drague et tirs à trois points


Au-delà du terrain, si le cas Dybala risque de faire jaser dans le Piémont, c'est parce que ses relations avec Massimiliano Allegri ne ressemblent pas toujours à de l'amour fou. L'entraîneur italien semble toujours hésiter entre la carotte et le bâton avec son caractériel numéro 10. Une fois protecteur, une fois fouettard, la méthode interroge : ne devrait-il pas laisser les clés du camion à l'Argentin, lui faire sentir son importance, quitte à supporter ses baisses de tension passagères ? La saison passée, Paulo avait attendu sept journées avant d'ouvrir son compteur, pour une suite que l'on connaît. Et si Dybala rime parfois avec diva, n'hésitant pas à montrer son mécontentement lors d'un remplacement (ainsi face à l'Udinese ou au Sporting Portugal cette saison), les tifosi bianconeri savent aussi que cette diva est draguée par toute l'Europe, du moins celle qui a les moyens de ses services. Et que le meilleur sniper européen à longue distance pourrait bien avoir une envie de régler sa mire ailleurs en fin de saison. Alors autant en profiter au maximum tant qu'il est toujours là.




Par Eric Carpentier
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