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Durix : « Je suis venu au Vietnam avec 500 films, je n'ai pas eu le temps d'en regarder un seul »

On avait connu Franck Durix en jeune retraité du football qui aidait sa femme brocanteuse, il est désormais directeur de l'académie de Jean-Marc Guillou qui vient d'éclore à Hô Chi Mihn, la deuxième du pays. Une nouvelle vie d'expatrié pour cet ancien joueur qui a déjà connu une expérience en Asie. Ce fut au Japon avec Arsène Wenger. Le Bellevillois nous en dit plus sur sa vie en mode entraîneur/nounou, ses escapades culinaires et les particularismes locaux.

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Bonjour Franck. Comment vous êtes-vous retrouvé à entraîner au Vietnam dans l'académie de Jean-Marc Guillou ?
J'ai arrêté ma carrière sur un goût d'inachevé. Tout ce que le football m'a donné et appris, j'avais envie de le rendre. J'avais d'abord ouvert un restaurant. Cela marchait au début, puis à cause des charges et plein d'autres frais, j'ai dû arrêter. En 2010, j'ai repris contact avec le monde du football et j'ai rencontré Jean-Marc Guillou. Je suis parti faire un stage au Mali pendant un mois pour voir comment il fonctionnait. Ensuite, je suis allé voir les autres académies : en Algérie, en Belgique et en Égypte. Après, il y a eu des opportunités non concrétisées, notamment au Mali, mais cela ne s'est pas fait à cause de la guerre. On est restés en contact, et ils m'ont proposé le Vietnam. Comme ils lancent une académie à Hô Chi Min, ils ont pensé à moi pour diriger le centre. Je n'ai pas hésité longtemps avant d'accepter. J'aime bien les pays asiatiques depuis mon expérience au Japon.

Cela n'a pas été trop dur pour vous adapter avec ce changement soudain ?
J'ai rapidement été mis dans le bain. Trois jours après mon arrivée, j'ai entamé la session de recrutement pour constituer un groupe d'enfants de 11 à 13 ans. J'ai vu jouer 6 000 enfants pour en garder 77, puis 24, avant de constituer le dernier groupe de 10. D'ailleurs, le recrutement n'est pas terminé. Je vais faire passer des nouveaux tests à des jeunes qui avaient été recalés. Je dois également bouger pour faire la tournée des écoles. Là, nous sommes à la première promotion, mais d'autres devraient suivre. Dans l'autre académie vietnamienne, ils sont 45. Les joueurs sont formés pendant un cycle de 7 ans à partir de 11 ans.

Jean-Marc Guillou est réputé pour pratiquer une méthode d'apprentissage basé sur le travail au ballon pieds nus. Comment se déroule l'apprentissage sans chaussures ?
J'aurais aimé qu'on me mette pieds nus quand j'étais petit. Déjà, il n'y a pas l'inconvénient des paires de chaussures, des éventuelles ampoules et du poids des chaussures qui peut être un handicap pour se déplacer. Là, je joue avec eux et je suis également pieds nus. Après, ils auront des chaussures quand ils seront formés au niveau technique. C'est le football que j'aime, je suis dans mon élément. Ici, cela parle forcément de Messi et Neymar. En tout cas, l'équipe qui remporte les suffrages, c'est le Barça. Cela tombe bien, vu que c'est un peu le football que je préconise avec une touche de balle. Au niveau de l'endurance et de la technique, ils assimilent vite. En revanche, dans les duels, ils sont trop limités. Après, il faudra voir comment ils vont grandir, même si dans la génération que j'ai, certains ont déjà une taille au-dessus de la moyenne.

Comment se déroule la vie au Vietnam ?
Même si cela ne fait que 4 mois que je suis là, la première impression est bonne. La seule grosse difficulté étant que j'arrive dans un pays où je ne connais personne, contrairement au JaponArsène Wenger, Gérald Passi et Stoïkovic étaient là pour parler français. Ce qui manque davantage, c'est parler le français. On était 12 au niveau du staff pendant la détection, comme les gens parlaient ensemble, je me sentais un peu isolé. J'ai appris quelques mots de vietnamien et j'ai pris un traducteur qui a appris le français à l'école. Comme il manque encore un peu de pratique, parfois on se prend gentiment la tête pour faire comprendre aux enfants les consignes. Du coup, avec les enfants, on parle avec les pieds : le langage du football. D'ailleurs, ils comprennent vite. Ils ont la notion de respect, contrairement à l'Europe où les gamins ont tendance à s'enflammer trop tôt et trop vite.

À quoi ressemble votre « Clairefontaine » ?
En attendant que l'académie soit terminée d'être construite, on dort tous dans une grande villa et on doit prendre un bus pour aller s'entraîner sur un terrain qui se situe à 10 minutes. Il nous manque également des baby-sitters et un surveillant, car celui qui est en place n'avait jamais travaillé avec les enfants. Il y a une école qui se déplace pour donner des cours ici. On a trouvé une piscine pour les emmener deux fois par semaine. Il faut les sortir ,car on n'a rien sur place, contrairement aux autres académies où il y a tout sur place. Quand l'académie sera construite, j'aurai mon logement, pour l'instant je vis avec les enfants du matin au soir.

Du coup, vous avez un peu un rôle de nounou ?
Oui, dans la mesure où certains sont encore assez petits. Il y a notamment un petit de 11 ans qui pleurait le soir, car ses parents lui manquent. Du coup, je suis là pour le réconforter et lui dire que ce n'est pas grave. Après, ils ne penseront qu'à s'amuser ensemble. C'est un peu une ambiance de colonie de vacances. Il faut les éduquer, mais ils écoutent ce que je leur dis facilement.

Votre femme brocanteuse vous a-t-elle suivi avec votre famille ?

Non, eux sont restés à Grasse. Du coup, je communique avec eux sur Skype. Comme il y a 5 heures de plus qu'en France, je ne peux pas les appeler le soir en France, sinon je devrais le faire à 3h du matin ici. Même si cela me manque forcément de parler français et que je sais qu'il y a pas mal d'expatriés français dans le coin, je n'ai pas le temps de trop cogiter avec tout cela. J'étais venu avec 500 films dans mon ordinateur, je n'ai même pas eu le temps d'en regarder un seul.

Du coup, vous avez une vie à la Jean Fernandez qui est réputé pour consommer football du matin au soir ?
Oui, c'est un peu cela (rires). Je me souviens à Cannes, lorsqu'on avait match le samedi soir, il partait en Italie pour aller observer des matchs de Serie A. Il ne ratait pas un match. Moi, c'est différent, je n'ai pas le temps et je n'ai pas les chaînes. Je n'ai même pas encore le matériel pour enregistrer les matchs, d'ailleurs cela me fait penser que je dois rapidement installer tout cela. Cela va être indispensable d'enregistrer les matchs. Avec le décalage horaire, ici ils sont diffusés à 3h du matin. Vu que je commence la journée à 6h30 du matin, cela me ferait des petites nuits.

Cela ne vous manque pas, la nourriture française ?
Pas du tout. J'adore la cuisine asiatique. Quand j'étais en France, j'en mangeais beaucoup. Je mange de tout. Quand je suis arrivé, on a fait pas mal de villes. On faisait des déplacement tous les deux jours, donc j'ai goûté les plats en fonction des régions. La nourriture ici est très variée et ne se limite pas aux soupes Phở et aux Bo Bun. J'affectionne particulièrement les plats avec du riz avec de la viande en sauce très relevés et ceux avec du poisson. Je me régale.

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris au quotidien ?
Les gens sont chez eux avec le commerce au rez-de-chaussée. Ils n'ont pas de garage et doivent rentrer le scooter dans la cuisine. Ils ne veulent pas le laisser à l'extérieur pour ne pas se faire voler. J'ai un chauffeur, car pour conduire au quotidien, c'est de la folie. Il y a des scooters partout et ils ont la priorité pour tourner à droite même si le feu est rouge. Les scooters roulent à droite, mais les voitures à gauche. Donc quand on veut tourner à droite, il faut laisser passer je ne sais pas combien de milliers de scooters, parce que tout le monde veut passer en force. Après, je prendrais un scooter, car c'est plus simple. Quand il y des ronds-points c'est la folie, ils viennent de partout, donc il ne faut pas trop attendre.


Propos recueillis par David Sfez
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