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  3. // Argentine/Allemagne (0-4)

Du travail de pros

En marquant dès la troisième minute de jeu, Müller a permis a l'Allemagne de faire le dos rond avant de crucifier l'Argentine.

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Au Cap, ça a commencé très vite. Trop vite. Par des fautes d'abord, de Klose sur Mascherano pour couper la relance argentine, d'Otamendi sur Podolski pour l'empêcher de déborder ; puis par un but allemand. Coup-franc tiré par Schweinsteiger. Tête de Müller plein axe et libre de tout marquage : ouverture du score de l'Allemagne dès la troisième minute. Stupeur. Ce match, le plus attendu depuis le début de la compétition, n'a pas pris son temps. L'Argentine n'est pas encore entrée dans son match qu'elle est déjà menée et aux portes de l'élimination. Comme si elle se devait partir avec un handicap. En tout cas, elle doit maintenant revenir au score mais aussi (surtout) éviter un second but allemand ; la situation est légèrement compliquée. D'autant que l'Allemagne fait tout pour enfoncer le clou au plus vite. Les Teutons sont plus forts, plus rapides, plus costauds. Ils parviennent à prendre le contrôle de la partie. L'Argentine est contrainte de procéder par contres, et de serrer les fesses sur les assauts adverses.

Organisée en 4-3-1-2 ou en 4-3-2-1, selon le fait que l'on considère Tevez dans un rôle plus proche de celui de Messi ou Higuain, l'Albiceleste cherche à ne pas se laisser couper en deux blocs distincts (le trident et le reste) et tente de reformer son bloc afin d'impliquer des joueurs supplémentaires sur ses flancs (Di Maria à gauche, Otamendi à droite). Logiquement, elle laisse derrière elle quelques espaces, dont la Mannschaft ne profite pas, pour le moment... Sur une combinaison côté droit, Müller pénètre dans le surface argentine, sert Klose, seul au point de pénalty, qui rate le but du K.O. L'Argentine est dans les cordes. Higuain rate ses contrôles, Di Maria ses dribbles, Otamendi prend l'eau sur son côté gauche et Messi est toujours repris par Khedira ou la patrouille. Leo descend de plus en plus bas pour remonter les ballons et donner de la vitesse au jeu, mais l'Argentine ne parvient pas à percer le bloc allemand. La bataille est au milieu de terrain où l'Allemagne compte cinq joueurs. Alors, en bon comptable qu'il est, Diego en veut six, les latéraux sont donc priés de monter d'un cran, voire sept, Tevez est lui aussi chargé de descendre chercher les ballons. Et comme Diego est aussi un esthète, il fait des retouches : Maxi passe milieu gauche, Di Maria à droite (pour soulager Otamendi) et l'Argentine est mieux dans cette rencontre. Nouveau coup-franc. Le ballon est repoussé par le mur, sur la relance Tevez sert Higuain, but, mais Carlitos était hors-jeu.

Il n'empêche, ça va mieux pour les Argentins. Plus techniques, ils parviennent à mettre un peu le pied sur le ballon, à le conserver dans le camp adverse, à multiplier coup-francs et corners. Plus physiques, les Allemands sont un peu émoussés par la répétition des efforts. Leurs contres sont mal exploités. Leur jeu, basé sur les appels, les courses, les mouvements, a perdu en justesse et lucidité. Ils vont pouvoir souffler un peu, c'est la mi-temps. L'Argentine repart au combat avec la ferme intention de recoller au score. La ligne de flottaison Demichelis - Burdisso s'installe au niveau du rond central, Mascherano balaie juste devant eux, et tous les Argentins sont dans le camp allemand. Heinze et Tevez combinent à gauche ; à droite, Di Maria place une merveille de frappe flottante (vous savez, quand le ballon ne tourne pas sur lui-même) de peu à côté. Au forceps, l'Allemagne réussit ensuite à contenir les Gauchos. L'Argentine ne parvient pas à submerger son adversaire autant qu'elle le voudrait. Alors elle procède par à-coups (Tevez, Messi ou Di Maria) et c'est insuffisant. Même si aucun de ses enfants ne se troue totalement, Maradona va bien être obligé de faire des changements, car le temps joue en faveur de l'Allemagne.

Les deux équipes s'étalent maintenant sur quarante bons mètres, mais l'Argentine parvient à conserver ce qu'il faut de cohésion pour prévenir des contres allemands tout en continuant de procéder par petits enchaînements à grande vitesse, mais elle n'en finit plus de rater le dernier geste, de buter sur un membre allemand ou de frapper sur le gardien. L'Allemagne tient le coup. Pire, elle va tuer le match. Sur une de ses rares offensives, Müller s'arrache au sol, et peut trouver Podolski, seul dans la surface argentine. Lucas peut alors tranquillement glisser à Klose, face à la ligne de but. 67è minute de jeu, l'Allemagne mène deux à zéro. Maradona, meurtri, tente maintenant le tout pour le tout en faisant entrer Pastore, le meneur de Palerme, pour Otamendi. Mais au fond de lui, il le sait, il est déjà trop tard. L'Allemagne avait marqué trop tôt. L'Argentine a tout fait pour revenir au score, mais il faut croire que ce n'était pas assez. Elle n'a pu trouver la faille avant de se faire cueillir par l'Allemagne, qui en rajoutera même une couche à la 74è : Schweini attaque la défense argentine avant de servir Friedriech pour le 3-0, puis à la 89e : Ozil centre pour Klose, pour le doublé. 4-0, un score sans pitié. Humilier Diego Maradona et Messi de la sorte... Définitivement, les Allemands n'ont pas de cœur.

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