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Du neuf avec du vieux

En Liga, rien de nouveau. Le Barça écrase tout le monde et le Real noie sa douleur dans des psychodrames de recrutement. Mourinho réclame un neuf pour remplacer Higuain. La direction fait semblant de l'écouter et va chercher un vieux. Et dire que la Liga est déjà finie.

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« Je ne peux pas gagner tous les matchs, même si telle est mon intention » . Dimanche soir, le Mou fait face aux journalistes, planté sur sa chaise, les bras ballants. Le Real vient de presque perdre à Alméria, dernier du classement. Les Merengues ont livré leur pire première mi-temps sous le règne Mourinho. Sans attaquant de pointe de métier et avec un Kaka partout et nulle part à la fois (et à la place de Benz), les Madrilènes ont dû revenir au score pour la quatrième fois en cinq matchs. Dimanche soir, les Meringues ont même bien failli cramer. Finalement, Benz remplace Kaka à la 59ème et redonne sens aux attaques madridistes. Granero égalise sur une passe du Benz (76ème). Mais en zone mixte, les langues dérapent et c'est « défaite » qui sort des bouches au lieu de « match nul » . Le Barça est à quatre points. Cinq même. Car en Liga, c'est le goal average particulier qui fait la loi et le 5-0 du Camp Nou pèse comme une croix sur les épaules galactiques.Pourtant ce Real-là a déjà fait mieux que l'an passé. C'est bien là le problème. A Madrid, pas moyen de se réjouir des 48 points obtenus sur 57 possibles soit 4 de plus que sous Pellegrini. Mourinho termine les matchs aller avec 15 victoires (une de plus que le Chilien), 3 nuls (un de plus) et une seule défaite (contre 2 en 2009). Mais Mou sait où il est et à Madrid, même si « les chiffres sont très bons » , ce qui compte c'est de ne jamais être derrière l'ennemi héréditaire. Du coup, pour ne pas regarder le classement, on sort les violons, on se lance des défis impossibles et juste après on pleure car on n'arrive pas à les réaliser. Exemple : Valdano, directeur général, qui fait mine de satisfaire aux souhaits du Mou en reconnaissant que le club «  cherche un numéro 9 pour nous aider pendant six mois » . Sauf que se mettre à chercher un attaquant opérationnel tout de suite, gratuit, pour seulement une demi-saison et qui puisse jouer la Champion's est une autre manière de ne rien faire du tout. La direction du Real lance donc la semaine dernière une piste Van Nistelrooy (34 ans). Mourinho est heureux : « J'adorerais que le renfort soit Ruud » . Mais le brave Batave n'est que l'instrument d'un destin beaucoup plus grand que lui : « C'est Van Nistelrooy ou rien » glisse-t-on dans les couloirs de Bernabeu. Évidemment, Hambourg ne veut pas lâcher son héros. Même Marca jette l'éponge. Tant pis pour Mou. Après tout, c'est lui le “meilleur entraineur du monde”, non ?Pendant ce temps-là à BarceloneLe Barça est champion d'hiver et n'en finit pas de se surpasser lui-même. Dimanche, la Pep team a battu quatre records d'un coup : record de victoires en championnat (17), de points (52), de buts (61) et d'invincibilité (28 matchs contre 27 pour le Barça de Cruyiff et Michels en 1973-1974). Pep n'est peut-être pas le “meilleur entraineur du monde” mais il est au moins le meilleur de Catalogne. Ce qui, en ce moment, est sans doute beaucoup plus difficile. Son 9 à lui, c'est soit un vrai 7 mi-ailier, mi-deuxième pointe (David Villa, 1m75) soit un faux 10 mi-meneur de jeu mi-buteur (Lionel Messi, 1m69). Pep dément, il n'a pas inventé ce poste de faux 9 : « C'est le Real de Di Stefano qui l'a inventé. On l'a ensuite repris avec Laudrup dans la Dream Team. Moi ce que j'aime, c'est que dans cette zone il puisse arriver n'importe qui et que personne ne vive installé là » . Le contraire de Mou, quoi.Alors forcément, le seul adversaire à la hauteur d'un Barça aussi supérieur, ce n'est pas le Real mais le Barça lui-même. Pep le sait : rien de plus pernicieux que la victoire écrasante, rien de plus redoutable que les ego flattés. Le plus dur commence et « l'objectif ce n'est pas de continuer à gagner mais plutôt de continuer à être compétitif. Si l'on y parvient, c'est à la fin que nous gagnerons » . Et quand le vieux Carles Puyol s'approche à son tour des micros, on frôle la perfection : « Nous sommes encore meilleurs cette saison que lors du triplé. Nous nous connaissons mieux. Ceci ne veut pas dire que nous ferons encore le triplé. Mais tous les jours nous progressons et interprétons un peu mieux les consignes du mister » . Pauvres madridistes. Thibaud Leplat, à Madrid


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