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Drucker meets Drogba

Zéro enjeu, ce soir. Les Blues sont déjà qualifiés et finiront premiers et les Olympiens aussi et finiront deuxièmes. Match de gala avec le retour du fils prodige au Vélodrome, Didier Drogba. Que Michel Drucker a bien connu. (Attention, ceci est une fiction).

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Oui, je n'ai pas parlé de Didier Drogba dans mon bouquin, « Rappelle moi » . Pas la place... Mais dans le prochain tome, je parlerai de lui. Didier, un type formidable. J'ai rencontré Didier... Oui, je dis « Didier » . Entre nous, il m'appelle Michel et je l'appelle Didier, en toute simplicité... Oui, je devais rencontrer Didier quand il était à Guingamp, avec Florent. Je parle de Florent Malouda : entre nous, il m'appelle Michel et je l'appelle Florent, en toute simplicité... Je suis le parrain d'un de ses fils. Une cérémonie en Guyane... Très émouvante, avec la maman de Florent, si surprise de m'avoir vu faire 10 000 kilomètres pour communier avec eux... Donc, il était question de rencontrer Didier à Guingamp en 2002 ou en 2003.... Non, été 2002 ! En 2002, je suivais le Tour de France pour France 2 et lors d'une étape en Bretagne, je devais assister à un entraînement de l'En Avant, pas loin du Roudourou... C'était mon vieux copain Noël qui m'avait convié. Je parle de Noël Le Graët, que mon ami Mickaël Darmon m'avait présenté pendant la Grande Tournée d'été d'Europe 1 en 1975... ou bien 1976... Non, attendez ! C'était en 1976, vu que Jean Ferrat était de la tournée. A ce propos, Jean vivait mal le fait de devoir chanter avant Gérard Lenormand : « Tu comprends, Michel... Un chanteur de variétés ! Il se fait un fric fou sur le dos des pauvres gens et il emballe les minettes après son show, alors que sa bonne femme l'attend dans la Mercedes ! » Voilà. Jean avait des valeurs.

Heureusement, j'ai réconcilié Gérard et Jean aux obsèques de Louis Aragon : Gérard et Jean s'étaient découvert une passion commune, l'œuvre du grand poète et écrivain... Didier Drogba ! Il faut que je vous raconte... A vrai dire, c'est grâce à ma fidèle assistante, Odette, que j'ai d'abord entendu parler de lui. Odette habitait et habite toujours Levallois, la commune de mon ami Patrick Balkany. Jérôme, le fils d'Odette était l'ami du coach des juniors de Levallois-Perret, saison 1994-1995 et Didier commençait à faire un peu parler de lui. Lors du Challenge Charles Pasqua, je m'étais rendu à Issy pour aller le voir jouer, mais avant d'aller au Stade Jacques Toubon, un coup de fil terrible... C'était Johnny. A l'époque, Johnny déprimait : il était déjà en conflit avec Universal, sa maison de disques, et il était aussi terriblement affecté de voir son fils David se lancer dans la chanson. «  Z'ont pas eu ma peau, mais y z'auront la sienne ! Vont lui faire payer d'être le fils de Johnny, tu comprends Michel ? » . J'ai rejoint Johnny à Miami le soir même, avec Line Renaud et Patrick Bruel. Patrick est un mordu de football. Pour l'avoir vu jouer, je peux vous garantir que c'est un attaquant redoutable. C'était au Stade de Colombes, pour un match en faveur de SOS Racisme, vers la fin des années 80... Bruel, Bertignac, Julien Clerc : Patrick était le plus doué, il avait marqué un max de buts... Cinq si je me souviens bien. Mon ami Yves Bigot avait été complètement bluffé...

A Miami, Line a vite compris que Johnny souffrait avant tout de ses crises de solitude. Line a toujours su trouver les mots pour regonfler Johnny... Patrick a été formidable : «  Tu sais, Johnny, ils construisent un grand stade à Saint-Denis pour la Coupe du Monde de football en France. C'est pour 1998 ! Moi, dans ce stade, j'y jouerai, j'en suis sûr... Mais c'est toi qui jouera le premier grand concert dans ce stade : c'est toi le boss ! T'es le taulier, Johnny ! » . Johnny était requinqué. C'était finement bien joué de la part de Patrick... Johnny s'est retourné vers moi. Panique ! Le stress absolu comme avant une émission en direct ! Je savais que Johnny allait me mettre mal. « Qu'est-ce qu'on fait Michel ? Je dois préparer un super album pour montrer que je suis toujours là. T'as pas une idée ? » . Alors, là, je me lance : « Obispo ! » . Johnny se met à tiquer. Là, faut enchaîner sinon Johnny lâche l'affaire. « Pascal Obispo ! Tu le connais, Johnny. Ce type a du talent. Il pourrait t'aider à réaliser ton prochain album » . Quelque temps plus tard, Johnny a enregistré un de ses plus grands succès : « Allumer le feu » , composé par Pascal. Pascal est aussi un grand mordu de football. J'avais rencontré son père dans les années 60, ex-footballeur aux Girondins de Bordeaux. C'était à Marmande, pour Intervilles, les vachettes, et tout ça. Je crois que ce jour-là Guy Lux avait remplacé Léon Zitrone, qui avait eu un malaise à Arcachon...

Pour en revenir à Didier Drogba, les gens oublient à quel point le métier de footballeur est difficile. Qui se souvient que Didier avait échoué au Mans ? Moi, je n'ai pas oublié. C'était en 2000, j'étais allé le voir jouer au Stade Léon-Bollée, car à la même période je devais enregistrer à Caen une interview avec Gérard Depardieu. Gérard !... Un autre mordu de football... Mais le match avait été annulé pour cause d'intempéries. Un signe du destin quand tout va mal. Il faut être très fort dans ces moments-là... J'ai connu Claude François au tout début des années 60 : un cœur comme ça ! Une énergie, une volonté ! Il voulait faire carrière dans la chanson, moi j'étais stagiaire à l'ORTF. Claude était batteur. Une passion énorme pour la musique noire américaine. Clo-Clo a percé et a connu le succès mais au milieu des années 60 il a connu un creux terrible. Pas un coup de fil, la presse qui vous oublie et qui passe à d'autres chanteurs, Adamo, Hervé Villard, Christophe... Terrible. Mais Clo-Clo s'est repris. Comme Didier. J'ai bien sûr suivi Didier quand il jouait à Marseille. Mon ami Jean-Pierre Foucault, un autre mordu du ballon rond, m'invitait souvent au Vélodrome et j'essayais toujours de me libérer pour aller voir Didier. Lors de son unique saison à l'OM, en 2003-2004, je m'étais rendu à Marseille mais Didier était forfait. Du coup, j'ai poussé en Corse visiter mon ami Christian Clavier. Là-bas, j'ai retrouvé Nicolas Sarkozy. Il était encore avec Cécilia. Nicolas Sarkozy m'avait un peu chambré : « Alors, Michel ! Tu supportes Marseille, maintenant ? Moi, j'reste fidèle au PSG ! Et si y'en a que ça les dérange et ben, pour moi, c'est pareil ! » . Carré. On sentait que Nicolas préparait 2007...



A lire : La (vraie) présentation du match OM-Chelsea de ce soir.

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