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  3. // Marseille-Konyaspor (1-0)

Drôle de Vélodrome

Jeudi soir pour le match entre Konyaspor, le Stade Vélodrome était presque vide et les banderoles très vindicatives. Une manière de procéder qui pourrait s'avérer plus contre-productive qu'autre chose.

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« 118 M€ for what ? Who is the boss in this club ? McCourt, get your balls out ! » Au moins les supporters marseillais ont fait l’effort de prendre quelques cours chez Wall Street English pour s’adresser à Frank McCourt. Sans oublier de rester distingués bien sûr. Pour la petite victoire de Marseille contre Konyaspor ce jeudi soir (1-0), ils étaient un peu plus de 8 500 à se déplacer au Vélodrome. Sur 67 000 places disponibles. Et parmi ces courageux, 2 500 ont décidé de faire grève et de rentrer dans le stade au bout d’un quart d’heure de jeu. Laissant le soin aux autres de déployer de belles banderoles dans les tribunes vides, en anglais donc, mais également en français. « Vide comme les promesses de Jacques-Henri, la tactique de Rudi » , pouvait-on lire. Et quand tout ce joli petit monde a daigné se réunir dans le stade, c’était pour siffler et balancer des fumigènes partout, menaçant le match d’être interrompu alors même que les hommes de Rudi Garcia entamaient plutôt bien cette rencontre. Bref, ce jeudi soir, le Vélodrome avait une sale gueule.

Tétanisant


Oui, le mercato estival de l’Olympique de Marseille n’est pas forcément aussi clinquant qu’on pouvait l’attendre. Oui, Jacques-Henri Eyraud en a sûrement trop fait en matière de communication. Oui, le début de saison de l’OM est très compliqué et les deux derniers matchs contre Monaco (6-1) et Rennes (1-3) ont été indignes. Oui, Rudi Garcia a fait des choix discutables. En gros, oui, les supporters marseillais ont le droit d’être agacés, de perdre patience, et de le faire savoir. Mais pas de cette manière. Car là, ils n’aident absolument personne. Il n’y a qu’à voir le changement d’attitude des hommes de Rudi Garcia quand les 2 500 grévistes sont rentrés dans le stade pour l’enfumer. Tout à coup, la tétanie. Les bonnes intentions du début de match ont laissé place à de la fébrilité et à une timidité maladive jusqu’à la fin de la mi-temps. Trop de fois le Vélodrome se retourne contre son équipe et passe du statut de douzième homme à celui de boulet handicapant. Si l’antre marseillais a cette faculté de transcender ses joueurs lorsque tout va bien, il a aussi celle, plus dérangeante, de les enfoncer lorsqu'ils sont dans le dur.

Patience


Et ce n’est pas comme ça que le club va se mettre à avancer dans la bonne direction. Surtout qu’en ce moment, l’OM a terriblement besoin de confiance. L’OM a besoin de croire en lui-même, en sa capacité à s’élever. L’année dernière, quand l’OM s’est mis à progresser et à remonter tout doucement au classement, c’est lorsque tout le peuple marseillais s’est remis à croire en son avenir et à pousser derrière l’équipe. Et puis, ce n’est jamais que la cinquième journée de championnat, avec la moitié de l’effectif en méforme. Mandanda, Rami, Abdennour, Amavi, Payet et Mitroglou atteindront leur vrai potentiel de performance dans un peu plus d’un mois. Que les supporters marseillais grondent la semaine pour placer l’exigence envers leurs joueurs le plus haut possible. Mais qu’ils reviennent le week-end avec la ferme intention de les booster de manière positive. En plus, maintenant, ils maîtrisent l’anglais.

Par Kevin Charnay
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