1. //
  2. // Tottenham/Chelsea (1-1)

Drogba loupe le coche

Voilà ce qu'on appelle une belle rencontre de Premier League entre deux équipes de cadors aux dynamiques bien différentes (quatre matches sans victoire pour Chelsea et cinq matches sans défaite pour les Spurs). De l'intensité, des duels, une ambiance bien chaude au White Hart Lane et des joueurs de classe sur le pré.

Modififié
0 8
Tottenham aligne un 4-4-2 avec une nouvelle charnière centrale Bassong-Dawson, un milieu axial Modric-Palacios (et non Huddlestone) et une doublette Pavlyuchenko-Defoe aux avants-postes (Crouch sur le banc). Carlo Ancelotti a de son côté tenté un coup en laissant Drogba sur le banc et en plaçant Anelka en pointe, appuyé par Malouda à gauche et le surcoté Kalou à droite.

L'option Ancelotti est dans un premier temps payante. Chelsea prend le pas sur les Spurs qui n'arrivent pas à attraper le cuir. Pourtant l'élan des Blues va être brisé à la 15ème minute. Assou-Ekotto lance Defoe, le roi de l'essuie-glace sur le front de l'attaque de Tottenham. Le nain londonien, certes hors-jeu, temporise, sert Pavlyuchenko dans l'axe, qui, d'un contrôle orienté, met à l'amende et Terry et Obi Mikel. Sa frappe du gauche, au premier poteau, trompe Cech et Tottenham ouvre le score sur sa première occasion. Voici enfin le Russe au niveau de son Euro 2008, en bon renard efficace. Chelsea est de nouveau à genoux, sans comprendre franchement pourquoi tant l'entame de match était satisfaisante. Là, Tottenham opte pour une tactique étrange mais pas des plus bêtes : laisser l'équipe en manque de confiance faire le jeu. A l'Auxerroise, les Spurs se contentent de récupérer les ballons qui traînent pour lancer la flèche Defoe, ou Lennon et Bale sur les côtés. Chelsea, malgré le contrôle du cuir, n'arrive pas à inquiéter l'équipe de Redknapp, solidaire et très concentrée, et multiplie les imprécisions techniques. Les Blues s'obstinent à chercher Anelka comme un Drogba, en lançant des ogives dans l'entonnoir alors que Malouda et Cole ne demandent qu'à aller titiller le point faible défensif des Spurs, Alan Hutton. Défensivement, le Chelsea hésitant s'en remet à un John Terry impérial, couvrant les placements plus qu'hasardeux d'Ivanovic dans l'axe et du martyr Paulo Ferreira, baladé par Gareth Bale.



En deuxième période, Ancelotti change son fusil d'épaule et pose Drogba sur la pelouse en lieu et place d'Obi Mikel, pas franchement à son avantage face à l'abattage de Modric et Palacios. Chelsea passe en 4-4-2 avec l'Ivoirien et Nico devant. Comme en première période, les Blues prennent le contrôle de la balle et font circuler. C'est pourtant Defoe qui manque de peu de creuser l'écart (49è). Mais l'entrée de Drogba permet au moins aux Blues d'être plus efficaces sur les balles longues. Gomes sauve dans un premier temps les meubles sur une frappe de trente mètres de Didier (55è) et claque bien une tête dans le mauvais sens de Palacios, juste sous la barre (56è).

Chelsea se montre enfin plus dangereux, n'a plus une possession de balle stérile et Gomes est enfin mis à contribution. Finalement, ce qui n'avait pas fonctionné en première mi-temps va s'avérer plus efficace en seconde. Dans la profondeur et au duel, Anelka n'est pas Drogba. L'Ivoirien, sur une longue balle, déménage Dawson, et envoie une demi-volée puissante, savonnée par le jusque-là irréprochable Gomes (70è). Chelsea égalise et Drogba bombe le torse, comme un message à Carlo Ancelotti. Les Blues vont finir le match en trombe, mettant une pression de dingue dans les vingt-cinq derniers mètres des Spurs. Gomes, fragilisé par sa faute de main sur l'égalisation de Chelsea, cartonne Ramires dans les arrêts de jeu et l'arbitre Mike Dean est obligé de pointer le point de péno. Drogba se présente mais trouve Gomes, qui ne pouvait mieux se rattraper (92è). White Hart Lane est à bloc et pousse les siens mais la rencontre se termine sur ce match nul. Tottenham est toujours invaincu. Chelsea n'a toujours pas gagné mais a enfin répondu présent face à un adversaire de qualité. Cette rencontre pourrait bien être celle de la relance pour la bande d'Ancelotti.



Ronan Boscher

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Alan Hutton point faible? vous avez regardé quel match? A coté de lui Paulo Fereira ou Bakary Sagna paraissent etre des tetraplégiques!
bande de racistes tout ca parce qu'il est skin et blanc !!
C'est vrai que Hutton est un très bon joueur...
Franchement encore une fois les deux attaquants rentrés en cour de jeu chez les Spurs ont, eux été les points faible (Crouch et Keane)
loool même les blancs jouent la victimisation raciale maintenant. C'est ça l'égalité en fait. Bravo.
En même temps P.Ferreira est en fin de carrière.

Donc faut comparer au même moment et P.Ferreira a été l'un des meilleurs arrières droits d'Europe.
kuduro = d'europe revient a dire du monde etant donné que ce titre ne peut revenir qu'a un mec jouant ds un championnat "superieur"! ms la tu vas loin , fereira a été un tres bon soldat ms de la à lui donner ce titre c'est du favoritisme, c'est comme si je disais que Robinson a été le meilleur lateral gauche d'europe.... enfin presque pareil!
"Tottenham est toujours invaincu"

je comprends pas là? Ils ont perdu 4 matchs cette saison...
matt CUDI : écoute il a été dans l'équipe type de l'UEFA 2002-2003 quand Porto a gagné la Coupe UEFA, ensuite il gagne la Champions' l'année d'après, toujours en étant impérial à son poste.

Après transfert à Chelsea, titulaire 2 saisons puis après Mourinho l'a mis en concurrence avec Essien et là plouf.

Mais 4 saisons au plus haut niveau c'est déjà pas mal et Hutton est très loin d'en afficher autant.
@Ragingbull : Voila pk ils ont mis cela : "(quatre matches sans victoire pour Chelsea et cinq matches sans défaite pour les Spurs)."
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Evra, et vroum
0 8