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Drogba les masques

Après deux saisons où il finit champion, mais où il est contesté, Drogba sort un exercice 2006-07 de taré où il gagne deux trophées, enterre Shevchenko et sauve les miches de Mourinho. Encore plus fort qu'à l'OM.

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« Aujourd'hui, je suis content. Pas parce qu'on a gagné, mais parce que j'ai marqué le seul but de la rencontre, le but décisif, comme lorsque j'étais à Marseille. » Nous sommes en septembre 2006 et Chelsea-Liverpool vient de prendre fin. Les Blues se sont imposés 1-0 et Drogba montre qu'il n'a rien à envier à Samuel Eto'o niveau boulard. Si l'on se penche sur la partie qui s'est déroulée juste avant, on peut aussi se dire qu'il n'a rien à envier au Camerounais sur le terrain. Ce n'est pas vraiment le même style, mais la même catégorie, celle de l'attaquant qui décide du sort d'une rencontre. Le sauveur. Cette saison-là, Drogba démarre 53 rencontres avec l'équipe londonienne. Il facture 33 bûchettes, une de plus que lors de sa saison phocéenne, dont un bon paquet sont décisives. Pas mal pour un joueur qui était considéré comme un sacré bourrin pour sa première saison en Angleterre, et comme un sacré plongeur pour la seconde.

Le numéro qui change tout


Dès le départ, Drogba sait que ça va être différent en 2006-07. Comme tout sportif qui se respecte, il est plutôt superstitieux. Le départ de Damian Duff à Newcastle va lui permettre de récupérer le 11, son numéro. Il bondit sur l'occase. Mais stupeur chez les fans des Blues et les observateurs anglais. Pour eux, le 15, c'est le numéro parfait pour Drogba et les basses tâches qui lui sont attribuées. Pendant deux saisons, l'Ivoirien a été missionné par Mourinho pour faire le ménage devant, tout en faisant la tour de contrôle. Permettre ainsi à son équipe d'être positionnée haut et à Lampard de faire parler sa science de la frappe à tout va. Ça marche plutôt pas mal, puisque Chelsea a gagné deux fois la Premier League, un trophée qui lui échappait depuis 1952. Mais Drogbadaboum, qui a vaincu sans mal la concurrence de Kežman puis de Crespo, veut montrer qu'il est plus qu'un physique. Surtout qu'à cette intersaison, le propriétaire russe du club, qui n'est pas encore son ami, a décidé de lui mettre un de ses chouchous dans les pattes, l'Ukrainien Shevchenko.

Seul contre tous


Une belle motivation pour Drogba qui raffole de ce côté « seul contre tous » . Contre sa direction, contre les fans, contre tout le Royaume, en fait, qui en a marre de la domination des nouveaux riches. Il n'est pas vraiment seul, puisqu'un autre homme est dans la même situation, son coach, le « Special One » . En désaccord avec Abramovitch qui s'impatiente de ne pas voir son jouet avec la Champions au bras, le Portugais le nargue en donnant une totale confiance à l'ancien attaquant de l'OM. En même temps, il ne peut pas faire autrement, Drogbiche fait un départ canon. Il marque lors de chaque partie qu'il dispute. Il y a donc ce match contre Liverpool, où il amortit, recule et nettoie la lucarne non sans avoir frappé en pivot, ce qui a le mérite de rendre Stamford Bridge accroc à « The Drog » . Il y a surtout la Ligue des champions où il retrouve Barcelone en poule. Le but de la victoire à l'aller, l'égalisation qui permet de finir en tête au retour. De quoi se venger de l'expulsion quelque peu imméritée au Nou Camp deux ans plus tôt. Un rythme de feu qui lui fait dire dès le mois de janvier que ça serait vraiment un vol si on ne lui octroyait pas le titre de meilleur joueur de l'année. Mais cette saison-là, il y a un Manchester United qui s'est refait, avec un Cristiano Ronaldo en opération séduction sur et en dehors du terrain. Si Chelsea enchaîne 9 victoires d'affilée en championnat, United et les buts que CR7 plante en partant à toute vitesse depuis le rond central restent au-dessus. En C1, les hommes de Mourinho se font sortir aux pénos à Anfield.

Deux finales de coupes, trois buts


Restent deux trophées. En Coupe de la Ligue, Chelsea ne fait pas de sentiment face à des baby-gunners que Wenger aligne jusqu'au bout (Hoyte, Armand Traoré, Walcott, Fàbregas, Diaby, Denilson, Aliadière sont tous titulaires). Drogba se charge d'inscrire un doublé en force. Et en Cup, c'est encore lui qui met le but de la victoire, aux forceps, en prolongation, contre les Red Devils. De quoi enfin être traité comme un héros. Cette saison-là, il a tellement masqué les incohérences de son équipe, des boulettes de Boulahrouz au spleen de Robben, qu'il n'a pas eu le temps de se demander si, à rester bêtement à faire le déménageur devant, il n'aurait pas permis à son équipe d'être encore championne. Pour mettre tout le monde d'accord, il prolongera à Chelsea jusqu'à ce qu'il gagne la Premier League et la Ligue des champions dans ce même rôle d'homme providentiel. Mais sans jamais être aussi fort.


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Par Romain Canuti
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