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Drogba, fin de l'histoire ?

Encore remplaçant mardi dans le choc face à Manchester, l'attaquant de Chelsea vit une disgrâce terrible qui devrait le conduire à partir. Sauf que c'est Didier Drogba et qu'enterrer un Éléphant, c'est jamais simple.

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Quand un cadre vient à votre secours devant les micros, ça sent vraiment le roussi. Interrogé sur un éventuel problème Didier Drogba à Chelsea, Frank Lampard a récité sa partition sans fausse note juste après la victoire de Chelsea sur Manchester United (2-1). « C'est tout à fait absurde de dire qu'il a boudé. Il a réagi avec classe à son nouveau statut dans l'équipe et c'est une énorme absurdité que de dire qu'il a le cafard ou que sa présence est néfaste pour le groupe. Il est bien loin de tout ça. Drogba est toujours derrière nous, à nous motiver, à nous dire de tout donner. Il continue de s'entraîner avec son professionnalisme habituel et de jouer à fond, même quand il est remplaçant au coup d'envoi. Je le répète, Drogba ne boude pas. Avoir des joueurs comme lui, Anelka et Torres est avant tout un énorme avantage pour le club. Ce sont trois des meilleurs attaquants du monde. C'est du non-sens quand les gens disent qu'il a le melon dans le vestiaire . Il a été loin de ça. Il a été un porte-parole dans le vestiaire en disant : “Allez les gars !”. Il est sorti et a joué avec l'engagement qu'on lui connaît » . Touchant... Mais on aurait aimé entendre le même Franky sur DD si les Blues avaient paumé. Comme ça, juste pour voir.

Quelque chose de cassé

Car Lampard, certainement aiguillé par le sens commun et peut-être même le service com' du club, ne fera croire à personne que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Drogba. Relégué sur le banc, lui, l'inamovible leader d'attaque des Londoniens depuis sept ans, encore meilleur scoreur de Premier League la saison passée ? Le désaveu est terrible et il dit mieux que toute autre chose le signe du temps qui passe et surtout du changement d'époque qui se dessine du côté des pensionnaires de Stamford Bridge. Drogba prend en pleine face l'investissement pharaonique contracté sur Fernando Torres, dans un système où pour Ancelotti, c'est l'un ou l'autre mais pas les deux alignés au coup d'envoi. Un coup de déveine auquel a échappé le vieillissant John Terry derrière qui, lui, pourrait plutôt tirer avantage de la venue à ses côtés de l'épatant David Luiz. Mais gare à ne pas travestir la vérité : Drogba était moins bien cette année. Bien avant la venue d'El Nino. Bien avant même sa crise de paludisme à l'automne dernier. Non, dès le coup d'envoi de la saison, le capitaine de la Côte d'Ivoire est apparu en retrait (9 buts et 8 passes décisives tout de même jusque-là). La faute sans doute à un Mondial décevant, largement expliqué par sa blessure (il a joué avec un coude fissuré), mais difficile à digérer compte tenu de cette première en Afrique. La faute surtout à un après-Coupe du monde difficile avec, semble-t-il, une fronde de quelques autres cadres (au hasard Kolo Touré ?) à son endroit. Oui, bien au-delà de Chelsea, il y avait quelque chose de cassé dans les ressorts habituels de Drogba.

La dernière mission de DD


Il n'en faut pas plus pour que certains observateurs songent à enterrer définitivement le natif d'Abidjan. Ils ne devraient pas. Car si Didier Drogba fonctionne beaucoup à l'affectif, il marche tout autant à un autre carburant, l'orgueil. Et son entrée en jeu tonitruante face aux Red Devils en est une preuve. Mieux : elle est peut-être le signal d'un renversement de tendance. Il ne faut pas se tromper, sa présence n'a pas seulement été un détonateur pour Chelsea, elle a aussi et surtout entraîné un retour aux fondamentaux de la maison bleue : de l'engagement, du physique, de l'intimidation. Bien accompagné par Essien (autre poète local) et David Luiz (qui décidément apprend très vite), la recette s'est révélée trop épicée pour un Manchester United qui a fini façon puzzle. Et Carlo Ancelotti, qui est tout sauf un imbécile, a bien vu que le salut de son escouade passait par ce modus operandi et celui-ci avait beaucoup plus de chances d'être porté avec efficacité par les larges épaules de Drogba plutôt que par les esquives mouchetées de Fernando Torres. DD vers la rédemption alors ? Non, vers un final en beauté. En Premier League en grattant une des places qualificatives pour la prochaine Champions' voire mieux si affinité (vous marrez pas : les Blues ont un match de moins et encore une confrontation directe avec MU qui pourrait les ramener à six points, en sachant les Fergies Boys ont encore deux déplacements tendus à Liverpool et chez Arsenal...). Et surtout, en Ligue des Champions (les Londoniens sont déjà en quarts, cessons le suspense), le dernier objectif des Blues. L'ultime mission de Drogba. Après, il sera sans doute temps d'aller voir ailleurs, peut-être du côté du Real Madrid chez son mentor, José Mourinho. Avec Drogba, le futur se conjugue toujours avec le passé.

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