Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 0 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Chelsea-Watford

Doucouré, l’envol du frelon

Arrivé à Watford lors de l’hiver 2016 avant d’être prêté six mois à Grenade, branche espagnole de l’empire Pozzo, pour terminer sa construction, Abdoulaye Doucouré, 24 ans, est aujourd’hui la gueule de la transformation opérée par les Hornets depuis la prise de fonctions de Marco Silva. Histoire d'un projet.

Modififié

Une carrière professionnelle comme un puzzle où la moindre pièce finit toujours par trouver sa place. Gueule du siècle et pilier de son sport, Kobe Bryant quantifiait, au début de son aventure, le sien à « cinq millions de pièces. Et encore, il y a plein de pièces que je ne possédais pas. Mais je m’étais lancé dans sa construction. J’avais bien une idée du résultat final, j’imaginais à quoi cela pouvait ressembler, mais je n’en étais pas certain. C’était tellement excitant. » La vie d’un sportif de haut niveau tient au casse-tête et à la construction de repères à chaque nouvelle étape qui doit l’amener à assouvir sa condition forcée de céphaloclastophile. Chaque gosse a alors ses habitudes : envoyer le ballon sur l’interrupteur au bout du couloir, jouer un Barça-Real avec une paire de chaussettes, mimer des lucarnes avec une briquette de Jafaden. Pour Abdoulaye Doucouré, tout a plutôt commencé avec une étiquette : celle de conseiller municipal des enfants aux Mureaux, dans les Yvelines. La faute à une route séparant l’appartement familial et le stade Léo-Lagrange de la ville qui faisait flipper ses parents.


« On était pas mal d’élèves à se présenter et se faire élire comme conseillers municipaux des enfants, racontait-il il y a quelques années à So Foot.
« On avait des réunions avec le maire et on proposait des idées pour le quartier. J'avais réussi à faire construire un terrain de foot. » Abdoulaye Doucouré
On avait des réunions avec le maire et on proposait des idées pour le quartier. J’avais réussi à faire construire un terrain de foot dans le mien alors qu’on n’en avait pas. À la base, je suis quelqu’un qui aime parler avec les gens. Dans mon école, j’étais un petit leader, alors ce rôle me permettait d’aller au front. Je n’avais pas peur d’aller voir les grandes personnes pour leur exposer des problèmes et vu que j’adorais le foot, ma première idée a été de faire construire un terrain. (...) Un petit terrain de five en synthétique, nickel. Avant, on jouait dans l’herbe, avec des T-shirts pour faire les buts. Ce n’était pas top. » Son quartier à lui, c’est celui de la Vigne-Blanche, et son cadre est celui d’une famille très pauvre où la maturité rapide est indispensable pour sortir la tête de la galère.

« Ce gamin pue le foot »


La galère, c’est aussi l’apprentissage face à un monde dont il est difficile de cerner les codes et les éléments qui feront ensuite la courbe d’une carrière : la capacité à encaisser la douleur, l’entourage, la gestion des critiques, des efforts. C’est le début des années 2000, celui où un gosse de banlieue parisienne rêve déjà pour le PSG et est biberonné au Real des Galactiques. À l’âge de dix ans, Abdoulaye Doucouré peut traverser la rue sans personne et s’exprimer avec une licence, les parents s’inclinant progressivement face aux demandes répétées des grands du quartier. Sur ce tableau, il y a aussi un repère qui prend ici le visage d’un homme couteau suisse : professeur d’EPS du collège, responsable de la section foot où cavale déjà un certain M’Baye Niang, recruteur dans la région Île-de-France pour le Stade rennais. Son nom ? Mickaël Pellen, aujourd’hui adjoint chez les U19 nationaux du Stade brestois.


« Aux Mureaux, j’avais aussi un rôle de conseiller, car j’étais le seul qui connaissait un peu le système. Quand j’ai rencontré Abdoulaye, j’ai découvert une éponge niveau foot, un joueur avec un gros volume, qui apprenait rapidement et qui était en plus un super élève » , pose Pellen. Sur la route de Doucouré, les mêmes mots s’empilent : respect, maturité, rapidité. En UNSS ou en club, le gamin explose, il percute, on commence à cogner à la porte de sa chambre d’ado. Mickaël Pellen parle d’un joueur qui n’était « pas très courtisé, mais qu’il fallait faire progresser ailleurs. Il a fait un essai à Lille le jour de la finale régionale UNSS par exemple. Un autre jour, sa sœur m’a appelé un soir, à 21h30,
« Un jour, le recruteur du Havre était chez eux. Abdoulaye ne voulait pas y aller. Il a fait un essai à Rennes et tout s'est bouclé en trois jours après qu'il a fait exploser le test VMA. » Mickaël Pellen, son ancien entraîneur
car le recruteur du Havre était chez eux, mais Abdoulaye ne voulait pas y aller. Il a finalement fait un essai à Rennes et tout s’est bouclé en trois jours après qu’il a fait exploser le test VMA. Patrick Rampillon, qui était directeur du centre de formation à l’époque, a été clair :
"Ce gamin pue le foot." »

Le joueur qui s'échappe


Assez fort pour être aujourd’hui présenté, à 24 ans, comme l’un des meilleurs milieux relayeurs du championnat d’Angleterre, où il a débarqué lors de l’hiver 2016 du côté de Watford. Quelques mois plus tôt, Doucouré avait pourtant refoulé les Hornets, décidant de rester au Stade rennais – où il a débuté chez les pros en avril 2013 avec Frédéric Antonetti – pour apprendre encore un peu plus. « C’était un choix stratégique de rester. Je pensais progresser plus en restant un an de plus ici. À 23 ans, le financier n’est vraiment pas ma priorité » , justifie-t-il alors à l’été 2015. Précision : dans le foot, un joueur de 23 ans, international espoir, qui avale les titularisations en Ligue 1 comme un étudiant avale les shots, représente souvent quelque chose qui lui échappe. Quand Watford agite une nouvelle enveloppe lors du mercato hivernal suivant, Abdoulaye Doucouré est vendu sans trop avoir à donner son avis, un peu moins de dix ans après avoir refusé de rejoindre Chelsea alors qu’il n’était qu’un prometteur U15 en Bretagne.

Vidéo

Ce départ signe alors la fin d’une histoire de neuf ans avec le Stade rennais, mais ouvre surtout les portes du silence. « Il y a quelques jours, L’Équipe a parlé des Français de l’étranger, Abdoulaye venait de gagner avec Watford contre Arsenal et il n’y a pas eu une ligne sur lui.
« J’en avais fait la pierre angulaire de mon système car il pouvait être partout, à la récupération, à la finition, comme un vrai milieu relayeur moderne. » Philippe Montanier
Il a longtemps été sous-coté et c’est encore le cas aujourd’hui
 » , glisse Mickaël Pellen. Son ancien entraîneur à Rennes, Philippe Montanier, confirme : « Il a toujours su où il voulait aller et on savait au club qu’il pourrait aller loin. Je me rappelle notamment d’un gros match de sa part lors d’une victoire au Vélodrome, où il avait marqué (0-1, en mars 2014, ndlr). J’en avais fait la pierre angulaire de mon système, car il pouvait être partout, à la récupération, à la finition, comme un vrai milieu relayeur moderne. Il fallait simplement qu’il règle son irrégularité technique. »

La révolution Marco Silva


Les réglages, justement : depuis le début de son aventure, Abdoulaye Doucouré vit dans une bulle où la religion est centrale. « C’est quelque chose qui peut être difficile à comprendre, mais selon lui, chaque épreuve est une décision du destin, cadre Pellen. Lorsqu’il s’est fait les croisés en 2013, deux ans après avoir connu la même blessure, au même genou, il positivait. » Mieux, il s’en servait pour s’évader, dans sa famille, à l’INF Clairefontaine – où il avait été recalé étant jeune – ou à Capbreton, pour couper du monde du foot. Des blessures et un faible temps de jeu comme des épreuves, voilà aussi ce qu’a découvert le milieu franco-malien en arrivant à Watford, ses six premiers mois se transformant en un prêt positif du côté de Grenade, filiale espagnole de la famille Pozzo, également propriétaire des Hornets.


C’est aussi ce qu’il a connu l’an passé avec Walter Mazzarri avant de devenir un pilier du Watford version Marco Silva, actuel sexy quatrième de Premier League, vainqueur d’Arsenal samedi dernier et qui s’apprête à boxer avec Chelsea à Stamford Bridge. En arrivant cet été, Silva avait alors fait la promesse d’accompagner Doucouré « vers la marche supérieure » . Ce qui donne dans les faits : 100% de titularisations cette saison aux côtés de Tom Cleverley et Nathaniel Chalobah (ou Capoue), trois buts dont un contre Liverpool en ouverture et des performances qui braquent de nouveau les projecteurs sur un frelon enfin envolé. Comme une nouvelle pièce posée sur un puzzle qui pourrait se compléter en juin prochain avec un billet pour la Russie. Douks affirme « ne pas y penser » , même en se rasant le matin. Pour le moment.



Par Maxime Brigand Tous propos recueillis par MB sauf ceux d'Abdoulaye Doucouré par NJ et ceux de Kobe Bryant issus de L'Équipe.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Hier à 18:11 Le maillot du Maroc pour le Mondial enfin dévoilé 48
Hier à 16:00 La finale de la C1 2020 à Istanbul 28 Hier à 13:39 Roy Contout en garde à vue 33 Hier à 13:38 Ronaldinho va se marier avec deux femmes 88
Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Podcast Football Recall
Hier à 11:57 Falcao condamné à 9 M€ d'amende par la justice espagnole 55 mercredi 23 mai Will Smith interprétera l'hymne officiel du Mondial 68 mercredi 23 mai Un but chelou en D2 irlandaise (via Facebook SO FOOT) mercredi 23 mai Pas de sanction pour Rabiot 79 Podcast Football Recall Épisode 20 : Vieira l'opportuniste, Real-Liverpool et la lutte contre la drogue mercredi 23 mai Six ans de prison requis contre Vincenzo Iaquinta 35 mercredi 23 mai Un but inscrit en seulement quatre secondes en Écosse 10 mercredi 23 mai L'équipe type des absents du Mondial 2018 (via Facebook SO FOOT)