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Dortmund y va all-in

La réception de l’Olympiakos Le Pirée constitue clairement la dernière chance de qualification pour le Borussia Dortmund. Pour cela, les Schwarzgelben auront le soutien de près de 80 000 âmes au Signal Iduna Park où ils devront aussi compter sur leurs qualités. Les montrer chaque semaine, ou presque, en Allemagne, c’est bien, les montrer à l’Europe, c'est mieux.

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Cette saison, le Borussia Dortmund s’est pointé à la table de la Ligue des Champions avec des cartes correctes en main. Pas un truc de malade non plus, mais de quoi accrocher une double paire voire un brelan, juste ce qu’il faut pour remporter quelques mains et pourquoi pas accéder au tour suivant. La première carte du flop était pas mal: lors du premier match face à Arsenal, le Borussia Dortmund a certes égalisé à la dernière minute sur un coup d’éclat d’Ivan Perisic, mais dans le jeu, ce sont les « moyennes sections » de Klopp qui ont donné du fil à retordre aux « grandes sections » de Wenger: une possession du cuir plus importante (57-43), plus de passes (340-265) et plus de tirs aussi (27-10). En somme, un match nul en Allemagne de bon augure pour la suite. Et puis sont venues les deux autres cartes du flop, dangereuses pour le jeu de Dortmund : deux matchs à l’extérieur à la suite, à Marseille puis au Pirée. Des cartes qui s’avèrent hautes, trop hautes pour le jeu de Dortmund. Les scores sont sans appel: un 3-0 sec au Vélodrome, un 3-1 qui pique au Georgios Karaïskakis.

Invaincu en championnat depuis septembre

Du coup, au moment où arrive la carte dite de la « turn » , Dortmund est dans la mouise, avec son petit point. Pour espérer survivre, il va falloir y aller au bluff. Ou peut-être pas, d’ailleurs. Car le Borussia n’est pas une victime. C’est une équipe généreuse, qui joue un football attrayant. En témoignent les récentes performances en Bundesliga. Dortmund n’a plus perdu depuis la 6ème journée, a enchaîné quatre victoires de rang et un match nul (quatorze buts pour, deux contre). Un match nul à Stuttgart qui aurait pu ne pas en être un, si seulement l’arbitre Manuel Gräfe avait sifflé un pénalty en faveur de Götze suite à une faute évidente de Molinaro. Quoi qu’il en soit, c’est un bon point pris chez les Souabes, et une fois de plus, Dortmund a montré de belles choses.

Klopp fataliste

Pourquoi est-ce donc autant le foutoir en Europe, alors? Pourquoi la paire Hummels-Subotic par exemple, si irréprochable d’habitude, prend-elle cher à chaque sortie en milieu de semaine ? Pourquoi Mario Götze n’enchante-t-il pas comme il le fait le weekend ? Warum, warum, warum ? A force de ne pas comprendre ce qui peut bien se passer, Jürgen Klopp lui-même est devenu fataliste: « Je n’arrive toujours pas à expliquer pourquoi nous n’arrivons pas à atteindre en C1 le niveau qui est le nôtre en Bundesliga. […] Nous savons que nous sommes hors course, mais nous voulons montrer à tous que nous sommes capables de faire de belles choses en Europe » .

Un agenda charreté

La « turn » face au Pirée arrive donc à point. C’est pile le bon moment pour aller à tapis. Il faudra tout donner pour ce match "qui est le plus important de la saison bis dato", dixit Subotic car, vu le calendrier qui se profile à partir de la mi-novembre, ça va être chaud de gérer deux compétitions à la fois, même quand on est le champion d’Allemagne en titre. En effet, le BVB va au Bayern (19/11), puis va à Arsenal en C1 (23/11), reçoit Schalke dans le match que toute l’Allemagne attend (26/11), va jouer l’autre Borussia à Gladbach (03/12), et recevra Marseille pour le dernier match de poule (06/12). Mais clairement, si Dortmund se foire déjà contre les Grecs, ce n’est pas même pas la peine de penser à la « river » contre Arsenal. Et vu que ce genre de tournoi, c’est sans recave…


Par Ali Farhat
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Bon article encore une fois d'Ali Farhat, toujours tres sobre et propre, avec l'analogie au poker.
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