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  4. // Dortmund/Madrid (2-1)

Dortmund se fait le Real Madrid

Au terme d’une partie très intense, le Borussia Dortmund l’emporte face à un Real Madrid qui n’a jamais vraiment réussi à faire jeu égal avec son adversaire du soir. Une victoire de prestige pour les ouailles de Jürgen Klopp, qui, s’ils continuent comme ça, peuvent espérer s’extirper du groupe de la mort.

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Borussia Dortmund - Real Madrid : 2-1
Buts : Lewandowski (36e) et Schmelzer (64e) pour le BVB. Ronaldo (38e) pour le Real.

Le Real Madrid n’aime pas l’Allemagne. Elle n’y gagne jamais. Ah si, une fois, contre Leverkusen, il y a longtemps. Sinon, c’est presque toujours des défaites. 16, sur 23 matchs joués en terres teutonnes. La dernière en date, c’était la saison précédente, face au Bayern. Une défaite 2-1 en demi-finale. 2-1, c’est aussi le score sur lequel le XI de José Mourinho s’est incliné ce soir, au Signal Iduna Park. Face à un Dortmund aussi joueur que volontaire, Ronaldo et compagnie ont eu la possibilité de rivaliser, avant de se laisser emporter par une vague noire et jaune. Une fois de plus, Dortmund a joué à douze. Avec son public chaud bouillant qui, à aucun moment, n’a cessé de chanter. Rien à voir avec le match de samedi contre Schalke

Ronaldo répond à Lewandowski

Depuis le derby justement, Jürgen Klopp a récupéré deux-trois types, et pas des moindres : Mario Götze, et surtout Marcel Schmelzer. Son absence de samedi a contraint l’entraîneur à la barbe de trois jours à un vrai suicide tactique, le premier du genre depuis son arrivée en 2008. Là, Schmelzer bénéficie du soutien de Großkreutz en défense. De l’autre côté, Reus a pour tâche de soutenir l’offensif Piszczek, sur le côté où joue Cristiano Ronaldo. Côté madrilène, ça bricole un peu, avec Essien en arrière gauche et Varane dans l’axe. Dès l’entame de match, les joueurs de Dortmund pressent, conscients d’avoir une chance à domicile. Apparemment, ça va trop vite pour Khedira qui se blesse et qui laisse sa place à Modrić. Le Real devient un peu plus offensif. Mais ça n’inquiète pas plus que ça les Schwarzgelben, qui se créent deux-trois occasions par le biais de Lewandowski. Toutefois, les « jeunes » de Dortmund sont tellement enjoués qu’ils en oublient les fondamentaux, Hummels et Bender notamment se laissent aller et multiplient les passes à l’adversaire. Hormis Di María dans un premier temps (22e puis 25e), aucun joueur du Real n’arrive à inquiéter Weidenfeller. Les chants sont de plus en plus forts, et ça donne des ailes au BVB. Il faut une parade incroyable d’Iker Casillas pour détourner une frappe de Kehl qui allait en pleine lucarne, frappe qui suit une combinaison à une, deux touches de balle orchestrée par Götze (27e). Et puis ce qui devait arriver arriva : à force de presser, Dortmund obtient gain de cause. Pepe fait une sale relance, Kehl transmet à Lewandowski qui attend le dernier moment pour fusiller Casillas. Le stade, bien qu’amputé de 15 000 spectateurs (la faute à l’UEFA), explose. Toutefois, cette joie est de courte durée. Özil, l’enfant de Schalke, trouve un Cristiano Ronaldo libre qui s’en va lober tranquillement un Weidenfeller sorti peut-être un peu trop tôt. Classe (38e). Dortmund n’est pas sonné pour autant et continue de tenir tête à l’équipe qui lui en avait collé cinq, il y a trois ans, dans un match pour son centenaire. Un affront qu’il tient à faire oublier, quelque part.

Un but, puis une leçon de courage

Au retour des vestiaires, Dortmund se montre encore plus volontaire, étant donné qu’il attaque devant sa Südtribüne. Piszczek prend ses aises sur le couloir droit, sert Götze en retrait qui oblige un Casillas masqué à se détendre pour claquer la frappe du numéro 10 du BVB. Casillas, un adepte de l’ « horizontale » , puisqu’il en fera de même sur un coup franc coquin de Reus une minute plus tard (51e). Le Real réagit, toujours par l’intermédiaire de Di María qui, lancé par Benzema, croise trop sa frappe (55e). Au milieu du terrain, Xabi Alonso n’arrive pas à régner comme il le fait d’habitude. Sans son Khedira, la tâche est plus compliquée. Le tandem Kehl-Bender travaille dur, et le second nommé place même une frappe consécutive à un nouveau débordement de Piszczek côté droit, hors cadre (58e). Les Noir et Jaune commencent à étouffer les Merengues et leur transmettent dans le même temps leur virus de la mauvaise passe. Et de la mauvaise relance. Suite à un dégagement timide de la défense madrilène, Schmelzer surgit et tente une frappe croisée. Lewandowski a beau se trouver sur la route (et gêner Casillas ?), la balle trouve le petit filet. Schmelzer hésite un court instant, l’arbitre valide le but, laissant le natif de Magdebourg fêter son but (64e). Le Real a un gros caillou dans la chaussure et n’arrive pas à l’enlever. De son côté, Dortmund semble tenir le match par le bon bout. La défense se traîne, il y a presque toujours deux hommes sur le porteur du ballon. En attaque, Kevin Großkreutz décide de s’illustrer tout seul, comme un grand. Il court vers le but, acclamé par « sa » Süd, et frappe complètement à côté. Pour le côté folklo (77e). Le Real se remet au travail, mais sèche légèrement. Seul Modrić semble devenir de plus en plus fort. Mais ça ne suffit pas. Les tacles de Hummels, la volonté de Großkreutz, tout ça permet au Borussia Dortmund de résister. Et de ne pas avoir de mauvaise surprise comme face à City. « Aus, das Spiel ist aus! » (c’est fini), le Borussia Dortmund bat le Real à domicile. La porte pour les huitièmes de finale reste ouverte.

Par Ali Farhat
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