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  3. // Dortmund/Bayern (1-0)

Dortmund prend une sérieuse option

Au cours d’un match serré mais plaisant, le Borussia Dortmund s’impose sur le plus petit des scores face au Bayern grâce au 20e but en championnat de Robert Lewandowski. Le Borussia met son adversaire du jour à six points, et prend une sérieuse option sur le titre, à quatre journées de la fin.

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Borussia Dortmund - Bayern Munich : 1-0

But : Lewandowski pour le Borussia

Arjen Robben est mal. C’est lui qui laisse Lewandowski dans le jeu sur le but du 1-0, c'est lui qui rate son pénalty, c'est lui qui se laisse dire des mots doux par Neven Subotic, en tête contre tête. Tel Icare, les ailes du Hollandais Volant ont cramé. Sans quoi, il n’aurait jamais raté cette reprise dans les six mètres à la dernière minute. Jamais il ne l’aurait mise au-dessus. Si elle rentrait, ce match nul 1-1 aurait pimenté la Bundesliga jusqu’au bout. Seulement, six points séparent les deux équipes désormais. Bien sûr, il reste des matchs chauds d'un côté comme de l'autre (Stuttgart et Werder pour le Bayern; Schalke et Gladbach pour Dortmund, surtout), mais ce soir, beaucoup connaissent l’importance de cette victoire. C’est un fait, le BVB se dirige tout droit vers son deuxième saladier consécutif. C’est un fait, Dortmund veut jouer dans la même cour que le Bayern, dans les prochaines années, du moins.

Un Borussia Dortmund dominateur

Toute l’Allemagne était donc tournée vers Dortmund, pour mater ce choc entre le leader et son dauphin. Un choc où il ne manquait que deux joueurs au début de la rencontre: Mario Götze côté Borussia (blessé), Bastian Schweinsteiger côté Bayern (remplaçant). D’entrée, le fameux public du Signal Iduna Park (ah, le naming… Westfalenstadion, ça sonne mieux, quand même) tient à marquer son territoire. « Deutscher Meister steh auf » (Champion d’Allemagne, lève-toi), ordonne la célèbre Südtribüne. Ici, c’est le Ruhrpott. Ça vaut pour les Bavarois, bien sûr, en particulier pour Manuel Neuer, l’enfant de l’ennemi, Schalke 04. Dès qu’il touche une balle, le portier se fait huer comme jamais; dès qu’il tire un six mètres, il a le droit au traditionnel « Arschloch, Wichser, Hurensohn, deine Mutter hatte ich schon » (Trou du cul, branleur, fils de p…, ta mère, je l’ai déjà baisée). La finesse à l’allemande. Du coup, Neuer répond de manière insolente sur le terrain : il se tient debout devant coup jusqu’à la dernière fraction de seconde, empêchant le Polonais de cadrer sa frappe croisée (2e), avant de réaliser une jolie parade devant Kevin Großkreutz (6e).

Clairement, Dortmund domine la rencontre. Dès qu’elles perdent le ballon, les ouailles de Jürgen Klopp se ruent au pressing, récupèrent, essayent de jouer en une touche de balle. Ça passe des fois, mais la défense bavaroise veille. L’attaque, elle, semble un peu endormie. Franck Ribéry essaye des choses, mais n’y arrive pas, Arjen Robben n’existe pas, Gomez non plus. Celui qui crée le danger, c’est David Alaba, arrière gauche de son état. Kroos aussi, un peu, en témoigne sa frappe violente qui passe de peu à côté des bois de Roman Weidenfeller (30e). Dans le dernier quart d’heure de cette première mi-temps, le match s’anime. Ribéry frappe mollement, Kuba en fait de même une minute plus tard (35e); le Bayern obtient un corner, le Borussia en obtient un même pas soixante secondes après. Et les Schwarzgelben sont tout près d’ouvrir la marque. Gündogan foire son coup de pied de coin, la balle revient dans les pieds de Kuba, centre pour Lewandowski, qui trouve le poteau (37e). Neuer était battu. Le Borussia domine, mais ne concrétise pas. Le Bayern plie, mais ne rompt pas.


Lewandowski la fouine, Robben le malheureux

Après les citrons, Neuer se retrouve avec la Südtribüne dans le dos. Un accueil chaleureux lui est réservé, puisque des bananes l’attendent dans sa surface. Comme Oliver Kahn en son temps. C’est à ça qu’on reconnaît un grand gardien. Neuer est sollicité cinq minutes après la reprise, mais la tête de Kagawa n’est pas dangereuse (50e), pas plus que la frappe de Kroos côté bavarois (58e). Les deux équipes se livrent, mais avec un peu plus de retenue. On ne prend pas autant de risques qu’en première mi-temps. On sait que la moindre erreur pourrait être fatale, que le titre pourrait aller à l’une ou l’autre équipe ce soir. Une erreur, ou un coup de génie, d’ailleurs. Comme cette passe lumineuse de Kroos au-dessus de la défense, Ribéry récupère, mais ne peut vraiment se redresser (63e). Le Bayern hausse le niveau de jeu, tandis que le Borussia est de plus en plus approximatif. Des passes ratées, des difficultés à relancer… Jupp Heynckes l’a bien compris, il fait entrer Schweinsteiger pour mettre encore plus de pression. Ribéry multiplie les accélérations, sans succès. Dortmund réplique avec Kagawa, qui frappe à côté (73e). La Südtribüne pousse, elle veut voir un but. Elle finit par être récompensée : corner de Perisic pour Schmelzer, centre, l’arrière-garde bavaroise repousse, Großkreutz frappe des seize mètres, la défense du Bayern ne remonte pas assez vite, ce qui laisse le temps à Lewandowski d’ajuster une talonnade qui trompe Neuer (77è). Dortmund: Eins. Bayern: Null.

La fin de match est une folie. La tension qui règne au Westfalenstadion est indescriptible. Même mené, le grand Bayern n’abdique pas pour autant. Capitaine Lahm et ses troupes repartent à l’attaque. Ils se heurtent à la défense du BVB, et le public joue parfaitement son rôle de douzième homme. Mais le Bayern a des ressources. Pas pour rien qu’il est le Rekordmeister. Ribéry sert Robben dans la surface, qui met la balle hors de portée de Weidenfeller et qui se fait faucher par ce dernier. Pénalty. Les joueurs de Dortmund sont médusés, ils pensent que le Néerlandais a fait exprès de se prendre les pieds dans le gardien. Robben veut se faire justice, Weidenfeller stoppe son tir (86e). Le Néerlandais est loin. D’où sa reprise au-dessus sur la toute dernière grosse occasion du match, après une tête en arrière de… Subotic sur la barre de son gardien (90e+1). Fin du match, Dortmund exulte, le Bayern a un genou à terre. Bien sûr, derrière, il reste un derby à Schalke ce samedi et la réception du Borussia Mönchengladbach la semaine prochaine. Mais en attendant, il faut savourer le moment présent. Avec le public. Six points d’avance sur le Rekordmeister, c’est pas donné tous les soirs.

Par Ali Farhat
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