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  4. // Dortmund/Naples (3-1)

Dortmund est toujours vivant

En passant trois buts à Naples malgré un très bon Pepe Reina, le BVB reste maître de son destin et jouera sa qualification contre Marseille lors de la dernière journée. Les Italiens réalisent quant à eux une très mauvaise opération, qui pourrait les condamner à l'Europa League.

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B. Dortmund - Naples
(3-1)
M. Reus (10'), Błaszczykowski (59'), P. Aubameyang (77') pour Borussia Dortmund , L. Insigne (70') pour Naples.


Tous les éléments étaient réunis pour un cocktail explosif : deux équipes engluées dans des défaites difficiles à avaler mais revanchardes, du talent un peu partout sur le terrain, des grands buteurs, un gros enjeu, et un stade plein à craquer et toujours aussi impressionnant. Pourtant, le match n'a pas été d'une intensité folle, comme si le Napoli avait très vite accepté sa défaite. Même après la réduction du score d'Insigne, on ne les a jamais sentis capables de revenir. Le BVB, dans l'obligation de gagner sous peine d'être éliminé, se présentait pourtant avec un onze largement remanié, la faute à de nombreuses blessures. Notamment en défense : Schmelzer, Subotić et Hummels out, Piszczek, de retour après une longue indisponibilité, sur le banc. Friedrich, recruté la semaine dernière, ne pouvant évoluer en LdC, Bender descendait d'un cran pour épauler Sokratis. Le jumeau de l'autre Bender était remplacé au milieu par Sebastian Kehl, l'emblématique capitaine. Naples se présentait au Westfalenstadion également privé d'éléments importants : Zúñiga et surtout Hamšík, le maître à jouer à crête. Benítez avait misé sur Pandev pour animer l'attaque, avec la doublette suisse Behrami-Dzemaili derrière lui. Pari perdu, tant le Macédonien a été transparent et les coucous complètement dupés par Mkhitaryan. Il faudra inventer autre chose contre Arsenal pour espérer passer la phase de poules. Dortmund fait un pas décisif vers la qualification, et il ne faudra plus qu'une victoire contre l'OM pour accéder au prochain tour.

Les grosses de l'arbitre

La partie commence doucement, tout doucement, comme si les deux équipes étaient tétanisées par l'enjeu. Le Napoli met le pied sur le ballon, sans se montrer particulièrement dangereux. Et sur le premier corner de la partie pour le BVB, Fernandez ceinture Lewandowski dans la surface. L'arbitre sort alors ses grosses baloches et siffle pénalty, que se fait un plaisir de transformer Marco Reus. On joue la dixième minute, et les Allemands ont déjà ce qu'ils voulaient. Ils ne sont pas loin d'en avoir un peu plus deux minutes plus tard quand Lewi, trouvé d'un amour de cloche par Mkhitaryan, s'effondre, visiblement accroché par Maggio. Cette fois, l'homme en noir ne bronche pas, même s'il y avait probablement plus de raisons de siffler ce coup-ci. Le Polonais continue de faire suer la défense napolitaine sur l'action suivante. De nouveau servi par l'Arménien, il rate son face-à-face avec Reina. Le gardien espagnol se montre encore décisif quelques instants plus tard, en détournant un bon coup franc de Reus. Callejón tente de sonner la révolte, mais il ne trouve que le poteau, et c'est encore Lewandowski qui est tout près de doubler la mise. La tension est clairement palpable, les deux camps sachant qu'une défaite pourrait bien les éliminer. Chaque tacle est digne d'une boucherie et les cartons pleuvent, souvent pour contestation. La technique et la rapidité d'exécution des Schwarzgelben font clairement souffrir les Italiens, qui tentent de répliquer en profitant du manque d'automatisme de l'expérimentale défense allemande. Personne ne trouve la faille, surtout pas un Lewandowski en clair manque de confiance, et l'arbitre siffle la mi-temps, juste après une belle envolée de Weidenfeller sur une frappe lointaine d'Armero, le Napolitain le plus remuant de la première période.

Trop rapide pour toi

La pause ne bouleverse pas la physionomie du match. Dortmund essaye, mais bute toujours sur un défenseur ou Reina lui-même. Ou tire à côté, comme Reus, idéalement décalé par Mkhitaryan. L'homme le mieux coiffé de ce match met de nouveau à contribution le gardien espagnol sur un autre coup franc. Naples souffre, souffre, et perd très vite le ballon. Mkhitaryan, très en forme, est un véritable poison, même si on l'a connu plus gâchette. Alors qu'on ne s'y attendait plus, Higuaín perd un duel avec Weidenfeller et, sur la contre-attaque, trois passes plus tard, Kuba glisse le ballon entre les jambes de Reina. La légendaire loi « un but raté, un but encaissé » se vérifie encore une fois. Ce deuxième pion a le mérite de réveiller un peu les Napolitains, qui recommencent à se faire des passes, sans plus. Benítez, pas vraiment content, sort Callejón, transparent à l'exception de son poteau, et lance Insigne. Klopp réplique du tac au tac en changeant Kuba pour Aubameyang. Mais c'est le premier entrant qui se distingue, en réduisant le score d'une frappe croisée du gauche. Sur le coup, Weidenfeller, complètement sorti aux fraises, est loin d'être exempt de tout reproche. En face, Reina est dans un très grand jour, gagnant un nouveau face-à-face, cette fois-ci contre PEA. Le Gabonais se rattrape quelques minutes plus tard, en piquant le ballon par-dessus Reina dans un angle très compliqué. Toute la contraction de l'ancien Stéphanois en deux actions : capable de rater le facile comme de réussir le dur. Ça fait 3-1, et ça permet aux Allemands de prendre l'avantage au goal average particulier. Un véritable coup de massue pour les Napolitains, qui n'ont même pas la force de se révolter. Les dernières occasions sont allemandes, malgré une belle frappe d'Insigne, histoire de. Jürgen Klopp peut faire le beau dans son joli blouson à capuche en fourrure : son équipe n'est pas morte.

Par Charles Lafon
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