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Donald Trump veut-il vraiment la Coupe du monde ?

Donald Trump est donc le 45e président des États-Unis d'Amérique. Il reste à connaître les réelles intentions et surtout actions du nouveau « leader du monde libre » . Étant donné le caractère – souvent condensé en 140 signes par tweet – du personnage, toutes les supputations restent de mise. Surtout dans le domaine du sport et particulièrement du football, où les USA ont pris l'habitude ces dernières années de peser de plus en plus lourdement. Mais la plus belle mèche blonde de l'histoire de la West Wing en aura-t-il simplement quelque chose à faire ?

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Parmi les dossiers que Donald Trump va trouver sur son bureau, en espérant qu'il les cherche, il en demeure au moins deux qui sont déjà en cours : la candidature de Los Angeles pour les JO de 2024, la plus aboutie, et celle des States pour le Mondial de 2026, à l'étude. Dans chacun de ces cas, les principaux acteurs n'avaient pas caché leurs inquiétudes, avant même l'élection, de voir débarquer à la Maison-Blanche un homme aussi sulfureux et dont la perception à l'international ne se révélait pas franchement positive. Le président de la Fédération américaine de football, Sunil Gulati, avait ainsi déclaré, en juin dernier, avant un match USA-Costa Rica comptant pour la Copa América 2016 : « Nous serons candidats à l'organisation du Mondial 2026 si nous estimons que nous avons nos chances. Remporter un processus de candidature pour une Coupe du monde ou pour des Jeux olympiques, comme Los Angeles pour les JO 2024, dépend aussi de nos dirigeants, pas seulement des dirigeants de la Fédération de football. La perception qu'a le reste de la planète des États-Unis est affectée par la personne qui occupe la Maison-Blanche, cela a un impact. (...) Un président qui a une vision projetée vers l'extérieur, qui a une personnalité plus facile à accepter, est positif pour les États-Unis. »

L'idée d'une Coupe du monde 2026 co-organisée avec le Mexique au placard ?


Si tant est que ces propos aient été rapportés à Donald Trump, il a dû forcément prendre cela pour une petite pique à son encontre. Une « attaque » venant en outre d'un sport très marqué « démocrate » (les filles Obama rêvaient de rencontrer Messi, ndlr), féminin, concentré sur la Eastou West Coast, bref à l'opposé de ces deux vrais passions, le golf et le catch, qui symbolisent si parfaitement la recette de son populisme midwest de millionnaire bourrin. C'est donc peu dire que, d'une certaine façon, le soccer incarne l'Amérique qui n'a pas voté pour lui... La Fédération américaine avait – sans blague – imaginé de collaborer avec son homologue mexicaine dans le cadre d'une candidature commune pour 2026. « Un dossier américano-mexicain deviendrait un peu délicat si Clinton n'est pas à la Maison-Blanche » , concédait Sunil Gulati. Un mur vient bel et bien de se dresser devant une si belle idée, qui n'aurait pu que réjouir la FIFA.


En revanche, en ce qui concerne les JO, l'ancienne gloire de la télé-réalité a essayé de rattraper son « handicap » . Il a notamment multiplié les gages de son engagement futur en faveur de Los Angeles 2024, du moins auprès du CIO, appelant Thomas Bach, son président, avant le scrutin, et lui proposant de le recevoir immédiatement après son investiture dans le bureau ovale. « Il existe une grande incertitude sur le sujet, explique Marie-Cécile Naves, de l'IRIS et Sport et citoyenneté, auteur de Trump l'onde de choc populiste. « D'un côté, le CIO et la FIFA cherchent incontestablement des pays stables et suffisamment sûrs financièrement. Le problème tient dans le fait qu'on ignore totalement quelle place Donald Trump va justement accorder à ce front du soft power. Pour l'instant, il a davantage, voire exclusivement, évoqué l'usage du hard power, les relations internationales traditionnelles : militaires, économie, etc. Or, il ne faut pas oublier non plus qu'il s'est déjà rejoué une forme de guerre froide autour des JO d'hiver de Sotchi entre Obama et Poutine, les USA et la Russie. Quelles vont en être les suites désormais ? »

Bagarre Chine/USA ?


Avec la FIFA, les relations risquent en particulier d'être extrêmement conflictuelles. Il existe un lourd passif. De nombreuses voix, à commencer par Sepp Blatter très bavard en prince déchu, avait imputé l'enquête du FBI contre la multinationale du foot au manque de paroles des caciques de Zürich, qui avaient « oublié » d'accorder l'organisation du Mondial 2022 à la bannière étoilée, comme convenu, au profit – le mot est de circonstance – du Qatar. Le nouveau président attendra-t-il une réparation de cet affront, lui qui prétend rendre de nouveau l'Amérique « great » , après deux quinquennats de « faiblesses » progressistes ? Si le soutien des USA fut en effet non négligeable dans l'élection d'Infantino, celui-ci n'en a pas moins son propre agenda à respecter. Le Mondial à 48 a clairement démontré son souci premier de s'ouvrir vers l'Asie, l'Empire du milieu au premier chef, nouveau bulldozer de l'économie du ballon rond et vecteur essentiel de la finalisation de son universalisme.



Entre le désamour de Donald Trump et la logique interne de la FIFA, quelle chance reste-t-il dès lors pour USA 2026 ? « Avec Donald Trump, poursuit Marie-Cécile Naves, nous avons pour l'instant eu droit à des discours incantatoires. Impossible d'en déduire ce qu'il va réellement faire. Les cartes des relations internationales vont être rebattues entre la Chine, les USA et la Russie. Qu'est-ce que cela va donner sur ce plan du football ? Un seul exemple : la Chine, que Donald Trump a beaucoup visée pendant la campagne, se positionne fortement sur cette discipline en ce moment, est-ce que la nouvelle administration américaine va se sentir de réagir sur ce terrain et donc, par exemple, avec les Coupes du monde ? » Autre piste, le Mondial 2018 en Russie constituera-t-il un des signes tangibles du rapprochement avec la Russie, alors que la politique de Poutine laisse déjà planer des menaces de boycott du côté européen ?

Accords économiques avec la Russie en 2018 ?


Il existe enfin un dernier levier qui devrait parler à l'oreille de l'homme d'affaires : le business qu'engendre un tel événement. Parmi le flot des rumeurs et révélations sur ses rapports avec Moscou, une des notes rédigées en juin 2016 par un ancien agent du renseignement britannique signale que l'opération de séduction du Kremlin comportait entre autres « des offres lucratives de développement d'accords économiques en Russie, en particulier en lien avec la Coupe du monde de football 2018 » . À prendre au conditionnel évidemment. Une Trump Arena pour la finale en 2026 aurait de la gueule malgré tout, non ? Il faudrait en parler à McCourt pour le naming du Vélodrome...

Par Nicolas Kssis-Martov
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