Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
  1. // Euro 2016
  2. // 8es
  3. // France-Irlande (2-1)

Don't take them home

Les Irlandais, désormais éliminés, vont rentrer avec leur supporters qui avaient jusque-là ambiancé toutes les villes par lesquelles ils étaient passés. Comme l’a rappelé Martin O’Neill après le match, ils n’étaient pas seulement drôles, joyeux, gentiment dragueurs ou attentionnés, ils sont aussi à l’origine de la relation forte qui a uni l’équipe et ses fans pendant cette compétition. Ils n’étaient que 5000 dans les tribunes du Stade des Lumières, mais ont, encore une fois, donné une petite leçon de ferveur et de respect de l’adversaire.

Et les joueurs irlandais sont restés sur la pelouse pour écouter une dernière fois leur merveilleux public, même si à force de le dire et l’écrire, il va falloir trouver un autre adjectif. Les joueurs de l’équipe de France étaient rentrés dans les vestiaires depuis longtemps et la sono du stade crachait sa liste de morceaux choisis estampillés « stade » . Une play-list de chansons devenue caricaturale et obsolète qui devient vite inutile voire vulgaire quand elle couvre les vrais chants de supporters irlandais et sert de cache-misère quand les supporters des Bleus sont renvoyés à leur manque de classe et de justesse. Il n’était pas franchement utile de se servir du stade de Lyon pour se demander « mais ils sont où les Irlandais » et de lancer des « olé » alors que sur la pelouse, les Français faisaient tourner les aiguilles dans les dernières minutes en jouant à la baballe, devant une opposition réduite à dix dans la majeure partie de la seconde mi-temps.

Martin O'Neill : « Un comportement impeccable »


À ce moment de la rencontre, cela sonnait comme une petite vengeance mesquine. L’équipe de France avait montré du cœur pour remettre à l’endroit un match mal embarqué depuis la première minute, mais cela ne signifiait pas que les Irlandais en étaient soudain dépourvus et qu’ils ne méritaient pas un brin de respect de la part du pays de Thierry Henry. Parce que, dans le sillage d'un soutien sans faille à 5000 au Parc OL, d'un squat en règle des réseaux sociaux tendance feel good depuis le début de l'Euro, ils sont peut-être aussi un peu responsables du bon parcours de leur sélection. Après le match, Martin O’Neill a d’ailleurs tenu à leur rendre hommage. « Ce que je remarque, c'est que peu importe ce que pensent les fans de l'équipe, la relation est forte et réciproque entre eux et les joueurs. Cela a été un tournoi splendide, ils ont été merveilleux pendant les quatre matchs. S'il est possible de donner de l'énergie supplémentaire aux joueurs, eux l'ont fait à chaque fois. J'en ai déjà parlé, mais je me souviens encore du moment où les joueurs sont sortis pour l'échauffement avant le match contre la Suède, de l'accueil des fans qu'ils ont eu. Et ça n'était que l'échauffement. Ils ont continué jusqu'à la fin. Je ne pourrais pas être plus fier de nos fans. Ils se sont aussi comportés de manière impeccable. Ils ont donné une très belle image du pays. »


Rappel du sens du mot « supporter »


À partir de ce lundi matin, il va falloir faire sans, dans un Euro qui a pour l’instant surtout valu par la ferveur des supporters plus que le spectacle observé sur la pelouse. Le meilleur public de la compétition rentre donc à la maison. Pour la majorité. Pas sûr que certains ne restent pas en France. Pas seulement parce que, comme leurs cousins anglais et gallois, ils chantent « Please dont take me home » , mais aussi par simple amour du football, comme ces supporters écossais croisés à Saint-Étienne, venus participer à la fête sans autre ambition que de profiter de l’ambiance et du jeu, alors que leur sélection rate toutes les phases finales avec une belle constance. Par effet de miroir, les supporters irlandais ont rappelé le sens du mot « supporter » dans et autour des stades, quand il s’agit de chanter autre chose que des « oh oh oh » , ne pas siffler les changements adverses et dédommager de quelques billets le propriétaire d’un voiture qu’ils viennent de défoncer accidentellement. Dommage que les supporters français n’aient pas profité de l’occasion pour apprendre un peu de l’Irlande et se mettre à la hauteur en chantant, au hasard, un « stand up for the irish fans » qui aurait constitué une belle haie d’honneur à leur retour au pays et une façon un peu plus glorieuse de simplement les remercier d’exister. Parce qu’on risque de s’ennuyer sans eux, même si leur réputation de supporters rêvés relève peut-être aussi de leur don à faire de l’image sans le savoir. À ce jour, aucune vidéo partagée ne les a montrés en train de soigner leur gueule de bois dans un Airbnb jonché de bouteilles de rosé à 5 euros et de canettes de 8.6 qu’ils appellent entre eux the « Homeless beer » .


Les improbables Marseillaise en phonétique des Irlandais


La veille du match et les jours précédents, ils avaient mis le feu au Vieux Lyon, comme partout où ils étaient passés depuis le 10 juin. Ils ne sont pas les seuls à boire sans se battre et chanter sans insulter, mais ils possèdent aussi le talent d’entraîner dans leur grand et touchant n’importe quoi la France des grèves et de la morosité ambiante. Devant les faux pubs irlandais et devant l’église réformée de Saint-Jean, ils ont bu et chanté toute la nuit avec des supporters français venus les rejoindre pour l’occasion. Comme s’il fallait désormais se mesurer à la référence mondiale de l’international du supporter pacifique. Cela s’est terminé par d’improbables Marseillaise reprises en phonétique pour les Irlandais. Ils n’ont pas compris ou laissés de côté les chants des Lyonnais qui renvoient les voisins stéphanois à leurs misérables conditions d’ex-mineurs. Aujourd’hui, à la sortie du parc OL, les Français avaient l’air de ne pas savoir quoi faire de cette victoire et de la manière de la célébrer. Un I Will survive vintage est sorti d’une voiture klaxonnante. En 1998, il paraît que la France n'a basculé dans la ferveur qu’à partir des quarts de finale. Ils arrivent.

Par Joachim Barbier, à Lyon
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.



Dans cet article


Hier à 10:02 350€ offerts EN CASH pour parier sans risque sur la Coupe du monde
Hier à 16:59 Froger vers l’USM Alger
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Podcast Football Recall
Hier à 12:15 Un supporter mexicain fait sa demande en mariage après la victoire 9 Podcast Football Recall Épisode 27 : Neymar boit la tasse, l'Allemagne KO et Thauvin à terre dimanche 17 juin Zuber égalise d'un coup de crâne pour la Suisse 3 dimanche 17 juin Le sublime but de Coutinho face à la Suisse 2 dimanche 17 juin Lozano climatise l'Allemagne 5 dimanche 17 juin Maradona, le cigare et les yeux tirés 62 dimanche 17 juin La liesse des supporters mexicains à Moscou 2 dimanche 17 juin Un fan égyptien en fauteuil porté dans une fan zone 4 dimanche 17 juin Sept personnes blessées par un taxi à Moscou 15 dimanche 17 juin Le clapping solide des Islandais avant le match face à l'Argentine 10 dimanche 17 juin Bonus Coupe du monde : 1900€ offerts pour parier sur le Mondial 3 Podcast Football Recall Épisode 26 : Les Bleus au ralenti, l'Allemagne démarre et un gardien au festival de Cannes