DON qui chute

L'été dernier, Didier Ollé-Nicolle était la « meilleure recrue » de l'ancien président Maurice Cohen. Aujourd'hui, DON n'est plus rien. Une défaite de trop l'a remis à sa place : dehors. Un triumvirat interne va le remplacer. Pour quoi faire et pour combien de temps ?

Modififié
0 1
Nice connaît l'une de ses pires saisons. En gros, tout fout le camp. Samedi soir, après la défaite dans les arrêts de jeu contre Nancy (3-2), le président Gilbert Stellardo essuyait les insultes de la vox populi. Le genre de soirée que le boss azuréen a du mal à assumer. On l'aurait entendu balancé a qui veut l'entendre : « Vous vous rendez compte, ils (les supporters) ont dit qu'ils voulaient me faire la peau » . Dur. Au-delà des divagations du président, c'est le statut de l'entraîneur qui a volé en éclats. 27 matches, 26 points, Didier Ollé-Nicolle n'est plus. Le bilan est catastrophique. Une seule victoire glanée depuis fin novembre, l'ancien coach de Clermont n'était pas fait pour ce boulot. Point. Inexpérimenté, trop gentil, le fusible idéal pour une direction qui navigue au radar. Rédhibitoire pour aller au combat.

Bon OK, mais maintenant ? Le DON viré, on fait quoi ? Patrick Governatori, le directeur général, remue ciel et terre pour attirer un entraineur extérieur. Un expérimenté au CV long comme le bras. Baup, Fernandez, Rohr... pas intéressés ou trop onéreux. Courbis ? Il ne peut pas sortir de la zone géographique montpelliéraine, bracelet carcéral oblige. Dernièrement, Laszlo Bölöni, démissionnaire du Standard, a été sondé. Faute de mieux. Comment remplacer un entraineur qui palpait 40 sacs par mois par un meilleur et plus expérimenté tout en restant dans les mêmes tarifs ? Impossible. D'autant que le pouvoir d'attraction du Gym frise le zéro en ce moment.

[page]
Un trio interne, pour le moment...

Le Plan A (un coach extérieur) ayant foiré, on passe au plan B : la solution maison. Depuis dimanche, on s'agite au sein du club. Outre un conseil d'administration bien senti, où la participation de Gilles Veissière n'est pas passée inaperçue, trois blases se sont dégagés : Eric Roy (actuel directeur sportif), Fred Gioria et René Marsiglia (entraineur de la réserve). Autant dire personne. On ne pouvait pas faire plus inside comme solution. Roy et Gioria ont été formés au club. Le dernier était même capitaine lors de la finale de la Coupe de France 1997. Une figure, une caution morale. Marsiglia, quant à lui, a bouclé sa carrière au Gym. Des bons gars du coin.


Des trois, seul Marsiglia a une expérience des bancs de touche (Amiens, Cannes, Arles...) mais René n'affiche pas une santé de premier de la classe. Il sert surtout de caution technique, les deux autres n'ayant aucune expérience. Ça promet. En coulisses, il se murmure qu'Eric Roy n'est pas très chaud à l'idée de monter en première ligne. S'il se foire et qu'il envoie Nice en Ligue 2, il sait que ses jours seront comptés. Aujourd'hui, ce sont Marsiglia et Gioria qui ont dirigé l'entraînement. Le premier sans Ollé-Nicolle. Eric Roy resterait en réserve de la République. Pour ne pas se griller...

Éviter la L2

La mission est casse-gueule : échapper à la relégation. Pour le moment, le Gym est dix-septième et possède cinq points d'avance sur la zone rouge (avec un match en plus). Rien de bien rassurant. Les trois lascars doivent tout remettre à plat. Redéfinir un schéma tactique, bâtir une défense type, trouver une animation... Du pain sur la planche alors qu'un déplacement périlleux au Mans s'annonce en fin de semaine. Les Niçois ont passé leur saison à se tirer des balles dans les jambes. Pendant ce temps, le DON prépare ses petits cartons et quitte la Cote d'Azur. Didier qui ?

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Bof. Qd vous voyez l'effectif surtout en défense et au milieu... ben c'est triste. Devant on met toute la pression sur un mec de 21 piges. Dans les coulisses c'est le bordel le plus complet. Antonetti, Cohen partis... quel est le projet du club ? son identité ? Ils font n'importe quoi. On dirait Nantes (Effectif RAS + Klasnic + Kita = L2)Personellement, je ne suis pas convaincu que Ollé-Nicolle soit le premier responsable. Quand on voit le trio rocambolesque dégagé par la direction, on se dit que Le Mans a encore une chance d'inaugurer son stade en L1. C'est juste n'importe quoi. Quand à Ollé Nicolle, il retrouvera une place en L2 et il est bien capable de rebondir plus haut que l'OGC Nice.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 1