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Dominique Grégoire, la voix de Gerland

Il a été la voix de Gerland pendant plus de dix-sept ans. Il a tout connu des grandes heures de l’Olympique lyonnais. Mais le club du président Aulas a vraiment choisi de tout changer. Ciao, Dominique Grégoire.

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Tout s’est arrêté un soir de semaine. Une rencontre quasi anonyme. Un jour de Coupe de la Ligue contre Tours. À peine 15 000 personnes dans le vieux Gerland qui rugit pour la dernière fois. L’Olympique lyonnais est grippé. Et ce n’est pas une victoire à l’arrachée (2-1) qui laissera comme ultime souvenir celui d’un match de légende. Pour ce dernier coup d’envoi dans le 7e arrondissement, Dominique Grégoire annonce la présence d’Henri Berchet-Moguet, supporter lyonnais présent dans les travées en 1950 pour le premier match de l’OL à Gerland. « C’était le 27 août, contre le CA Paris devant 3 000 personnes. Aujourd’hui, Henri a 78 ans et il continue de venir au stade » , précise le speaker. Au même moment, un autre hommage. Quelques larmes, parce qu’il le dit lui-même : « Je suis assez sensible. » Le maillot de l’OL remis par Bernard Lacombe, les Bad Gones au chant, l’histoire s’arrête là. Après dix-sept saisons et demie, Dominique Grégoire a raccroché. Et quand il tourne les pages d’un livre qui retrace les histoires de Gerland, il se surprend lui-même à commenter : « On en a vu des Ballons d’or, entre Zidane, Cristiano Ronaldo, Messi. Et puis les Brésiliens, quelle période quand même ! » Depuis, l’Olympique lyonnais est entré dans une nouvelle ère.

Un nouveau stade, une nouvelle voix

Dès avril 2015, il est convenu que la saison suivante sera scindée. Sans contrat à l’année, mais prestataire au match, le speaker historique de l’OL s’interroge sur son avenir. « On savait que l’année à venir allait être mouvementée en raison du déménagement dans le nouveau stade. Si on m’a confirmé que je serai bien là pour la reprise 2015/16 et le match amical contre le Milan AC, la suite demeurait sans garantie. » Arrivé en 1998, juste après la Coupe du monde, pour succéder à Marc Jean, qui était resté douze ans, cet ancien basketteur de l’AL Gerland mouche (N2) navigue alors à vue jusqu’en novembre. Pendant ce temps-là, les costumes de l’OL voyagent dans les stades européens, mais aussi aux États-Unis, pour côtoyer ce qu’il se fait de mieux. Avant un verdict, brutal. « Ils ont évoqué un changement d’identité, un nouveau stade une nouvelle voix. Je ne suis pas amer, je peux comprendre le désir de changement. Mais c’est vrai que j’aurais aimé animer dans le nouveau stade. » À sa place, Joffrey Dassonville, animateur sur NRJ Lyon et originaire de Picardie. Depuis cette décision, aucune nouvelle du président Aulas, voire des dirigeants. Mais là encore Dominique tempère : « Ils sont occupés sur le sportif, avec d’autres problématiques. » Et c’est peu de dire que le chantier est bancal…

Une marque de vodka entre le prénom et le nom des joueuses russes

Les quatre projecteurs de Gerland se sont éteints. Dominique Grégoire a rangé le micro, et Max Gonalons l’a invité dans les vestiaires après le match contre Tours. « Il m’a offert son maillot, Gorgelin et Lopes aussi, Malbranque également, un type charmant. Lacazette, Umtiti, Grenier, ils m’ont tous témoigné de la sympathie. Bats, c’est un pote, enfin, ouais, c’était de belles années. » Surtout les premières. « Ah, le titre de 2002 et cette finale contre Lens : Govou, Violeau et Laigle, pour une victoire 3-1. Après, il se passe tellement de choses, les souvenirs laissant place aux suivants. Les coups francs de Juni, les premiers buts de Govou, Anderson symbole de l’explosion de l’OL, Vairelles et toute sa famille, etc. Avant de commencer à gagner tous ces titres, les joueurs se retrouvaient en zone d’hospitalité après les matchs. Maintenant, tout est organisé, c’est moins décontracté. » Au long de ses dix-sept saisons et demie, Dominique Grégoire n’a manqué à l’appel que trois fois, en février 2006, pour des raisons de santé. S’il ne travaillait pas particulièrement sa voix, il se souvient de moments cocasses, notamment avec les noms serbes. « À un moment, tu en joues, t’es plus à l’aise. Je me rappelle qu’avec les filles de l’OL - parce que j’animais aussi les matchs des filles -, lors d’un match contre une équipe russe, j’avais glissé entre le prénom et le nom de chaque fille un nom de vodka… Je m’amusais bien aussi avec les Brésiliens en ajoutant Do Brazil, ou je faisais durer Dhorasoo. En revanche, je n’ai jamais aimé les derbys, trop tendus. »

Artiste peintre

Dominique Grégoire a donc fermé définitivement la porte de sa cabine, juste au-dessus de la tribune de presse Jean-Jaurès. Là où les rires et la bonne humeur étaient de rigueur, une petite coupe à la main, « un geste commercial » , comme il dit. Avec une dernière anecdote : « Bernard Lacombe venait parfois dans la cabine avec moi pour regarder les matchs, et Bernard, il est du genre à vivre les matchs à fond. Pendant une rencontre, sa femme l’appelle pour lui dire que le public de Jean-Jaurès entend ses commentaires ; j’avais oublié d’éteindre le micro. » Si sa voix ne résonnera plus avec celle de l’OL, Dominique continuera d’animer, notamment les rencontres des filles de Lyon basket. Et puis, Dominique, c’est aussi Donomiq, un artiste peintre reconnu. Avec, parmi ses clients, des noms comme Cris et Caçapa.


Par Cédric Perrier, à Lyon
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