Domenico Criscito s'explique

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Paria pour certains, personne honnête pour d'autres, Domenico Criscito risque, en tout cas, de vivre un drôle d'été à cause du Calcioscommese, ce scandale de matchs truqués qui gangrène chaque jour un peu plus l'Italie.

Le défenseur italien recalé par Cesare Prandelli est revenu sur sa non-sélection et l'affaire en cours dans les colonnes du quotidien La Reppublicca. Et Domenico ne lâche pas le morceau et tient à son innocence : «  Je suis hors-course pour l'Euro sans avoir rien fait. (...) La fédération aurait dû vérifier ma participation dans ces faits présumés avant de me mettre dehors. »

Pour justifier son propos, l'ancien joueur du Genoa a, par ailleurs, évoqué la fameuse photo, pièce à conviction qui n'a pas joué en sa faveur dans la décision finale du sélectionneur transalpin : «  Après le derby contre la Sampdoria (défaite 0-1), on m'a dit que quelques ultras voulaient nous réunir pour qu'on s'explique sur notre supposé manque d'implication. J'y suis allé, j'ai retrouvé Sculli et une personne que je ne connaissais pas sur place, nous leur avons garanti notre engagement et je suis parti. Cette image prouve un délit ?  »

Un mec qui défend debout.

AC
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Sa me ferait chier qu'il soit impliqué réellement là dedans car c'est vraiment un mec dont j'adore le jeu et qui me manquerait. Mais bon j'ai peu d'espoir, généralement il n'y a pas de fumée sans feu ...
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
malheureusement en Italie il y a souvent de la fumée sans feu... Moi ça ne m'étonnerait pas du tout qu'il soit complètement innocent, d'ailleurs j'en suis sûr...
Il se pourrait bien que Max ait raison. Parce que contrairement à ce qui avait été annoncé par les journaux habituels (Gazzetta...), il n'y a pas sur la photo censée incriminer Criscito de membre du clan des "zingari" qui truquait les paris. Mieux la photo a été prise dans le cadre d'une enquête pour trafic de drogue, liée à Altic par ailleurs ultrà du Genoa. Et contrairement à ce qu'avait encore écrit la Gazzetta, Criscito n'était pas présent au diner du 16 mai à Milan où l'argent du match Lazio Genoa du 14 mai est censé avoir été échangé. Pour finir, le nom de Criscito n'apparait dans aucun échange téléphonique intercepté par la police contrairement à ceux de Sculli, de Milanetto et de Kaladze. Il semble que la fédé ait imposé son départ, craignant un interrogatoire en plein euro.
Note : 1
La presse italienne dans son ensemble est dans un triste état, mais la Gazzetta représente sans doute plus que les autres quotidiens sa déchéance.
Il faut dire qu'en presque 20 ans de berlusconisation de l'Italie tout a été fait dans le sens de l'info-spectacle et absolument rien en faveur de la responsabilisation des "journalistes". Comment un quotidien peut-il publier sans condamnation des transcriptions d'écoutes téléphoniques provenant d'un dossier en cours de constitution ? C'est pourtant ce qui a été fait hier encore (Sculli parlant au téléphone de photos compromettantes lui permettant de faire chanter Luca Toni).
J'ai lu ce canard pendant longtemps et je peux témoigner qu'il n'a pas toujours navigué à ce niveau de bassesse, mais là il a touché le fond qu'il avait déjà frôlé à l'époque de Calciopoli (des tonnes de débilités déversées et jamais démenties) dans laquelle il a d'ailleurs joué un rôle actif puisqu'il a contribué à forger une opinion publique et a servi de référence à la presse étrangère qui le prend pour ce qu'il n'est pas. D'ailleurs, ne cherchez pas par exemple dans les archives de la Gazzetta des infos sur les développements plus récents de l'affaire, vous les trouverez pas. La Gazzetta s'est contentée de relayer avec jubilation les réclamations d'Agnelli sans expliquer sur quoi et pourquoi elles étaient fondées.
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