Domenech : « Henry, une blessure d'amour-propre »

Première conférence de presse à la fraîche, à 2100 mètres, sous 4°C dans une station de Tignes quasiment déserte. Raymond Domenech n'a pas changé les habitudes : réponses calibrées, jamais la bonne balle dans le bon fusil. Au moins, ça le fait marrer...

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William Gallas, il en est où dans sa remise en forme ?


Apparemment, il va bien. Il a mangé des asperges, du maïs, de la viande. Il va bien. Il est heureux d'être là pour le moment, et pour le moment il est là. À l'entraînement ici, il peut aller aussi haut que possible. Sur les exercices qu'il fait, sur ce qu'il a à faire, s'il tient là, il tiendra après. Il a un entraînement cet après-midi. Chaque entraînement est une épreuve, un test. Il est dans une situation où c'est clair : ou ça tient ou ça casse...

Vous vous êtes fixé une date limite quant à son intégration dans le groupe des 23 ?


(Lapidaire) Dès qu'il casse...

Toulalan, c'est de plus en plus une option que vous considérez en défense centrale ?


Dans nos discussions, cela a été une option, absolument. Il a montré qu'il avait certaines capacités dans un secteur où il faut vite vite définir une mise en place. Quand on est néophyte à ce niveau, jouer sur le pied opposé pour défendre c'est mieux, et jouer de l'autre côté sur son bon pied, c'est mieux pour relancer. Il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés. Si l'option se présente, il faudra essayer.

Qu'attendez-vous particulièrement de ce stage en altitude ?


C'est déjà bien de retrouver tous les joueurs et que ça commence. C'est l'attente, discuter avec les joueurs, les voir et les préparer dans de bonnes conditions pour attaquer ce qui nous attend après, c'est cette semaine où on rassemble tout le monde et où on définit les objectifs, on se prépare physiquement pour ce qui nous attend ensuite.

L'équipe-type tricolore se dessinera-t-elle à Tignes ?


Le plus important ici, c'est l'individuel, remettre tout le monde au niveau. Le collectif, ce sera pour un peu plus tard, je dirais pratiquement même après le match du Costa Rica. En ce moment, et cette semaine, il s'agit de mettre tout le monde en situation pour être prêts et pouvoir travailler sur le collectif ensuite.

Il y a des joueurs usés ou en manque de temps de jeu en club. Ça ne vous inquiète pas ?


C'est la même situation tous les deux ans. Pour toutes les sélections. Pour l'Allemagne, ce qui est arrivé à Ballack, c'est un problème qui peut arriver à tout le monde. Il y a des joueurs fatigués, des joueurs qui ne jouent pas beaucoup. L'objectif, c'est la préparation, d'essayer de mettre tout le monde au même niveau. Le résultat nous dira si on a réussi ou pas.

Même pas inquiet pour Henry ?


C'est une blessure d'amour-propre, ce qui n'est pas mal non plus. A nous de le rétablir le plus vite possible.

Vous avez changé votre camp de base. Pourquoi ?


Pour changer les habitudes, tout simplement.

Votre succession quasi-attribuée à Laurent Blanc peut-elle polluer la vie du groupe ?


L'idée, c'est de leur expliquer que c'est une Coupe du Monde, que ce n'est que tous les quatre ans et ce qui arrivera au mois d'août, ils ne le savent pas. Ils sont sûrs d'une chose : c'est qu'ils ont une Coupe du Monde à faire alors que la prochaine, ils ne sont même pas sûrs d'y être, quel que soit le nom du nouveau sélectionneur.

Vous allez vous lâcher pour votre dernière compétition avec les Bleus ?


J'adopterai l'attitude normale de quelqu'un qui gère un groupe de haut niveau et qui a des exigences envers chacun. Et je ne la vois pas comme la dernière. Je la vois plus comme la troisième et que je peux en profiter car c'est une expérience accumulée de compétitions complètement différentes : l'une s'était bien passée, l'autre moins bien. Ça me permet surtout de voir où en est l'équipe, d'insister sur un point ou un autre.

Ronan Boscher et Noémie Pennacino, à Tignes.

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