1. // CAN 2012
  2. // Guinée équatoriale/Zambie (0-1)

Docteur Chipolopolo, Mister Renard

Brillante un jour, indigne le lendemain : la Zambie n’a pas encore délivré sa vérité. Son succès sans gloire contre une excellente Guinée-Equatoriale lui permet d’éviter a priori la Côte d’Ivoire en quarts. Le Sénégal, défait par la Libye (1-2), hurle son désespoir.

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Guinée équatoriale - Zambie : 0-1

But : C.Katongo (67eme) pour la Zambie

Les Zambiens n’en finissent plus de décevoir. Etincelants en première mi-temps contre le Sénégal, ils ont baissé de pied après le repos. Ternes et maladroits contre la Libye (2-2), ils ont remis le couvert contre la Guinée-Equatoriale (1-0). Brillante un jour, insigne le lendemain, telle est la Zambie schizophrénique : docteur Chipolopolo, Mister Renard. Grâce à ce succès, les hommes d’Hervé Renard auront un adversaire à leur portée au tour prochain (l’Angola probable ou le Soudan) tandis que l’escadrille locale de Gilson Paulo écopera du favori ivoirien.

Le modeste stade Malabo pour accueillir le clash entre les deux leaders du groupe A. La Zambie doit encore patienter pour savoir si elle va poinçonner son ticket pour les quarts de finale. La faute à un nul décevant contre les Chevaliers de la Méditerranée libyens (2-2). Les Chipolopolo vont donc écouter ce qui se passe à Bata entre le Sénégal et la Libye tout en faisant tout pour venir à bout de la Guinée-Equatoriale pour éviter la Côte d’Ivoire au tour suivant. Mister Renard a revêtu sa panoplie de play-boy du Club Med (chemise blanche bien coupée, pantalon noir, crinière seyante et oreilles au vent). Sa Zambie est en vert et le Nzalang National, en rouge, qui joue pour la première fois à Malabo. Bata a un stade plus grand. Les Libyens partent pied au plancher : sur un pressing très agressif façon Benghazi, Saad sert Boussifi qui trompe N’Diaye (4è). Tout le Sénégal, qui a d’autres choses à foutre (les présidentielles, foutre le si délicat président Wade dehors, tout ça) maudit alors toute la Téranga et sa banlieue. Pas longtemps. Les Chipolopolo n’ont même pas le temps de jeter une oreille au transistor que Deme Ndiaye égalise d’un coup de chaudron sur corner (11è). De toute façon, à Lusaka, la capitale du pays, on rêve haut et fort d’un long parcours, histoire de rendre hommage à la sélection disparue lors d’un crash aérien près des côtes du…Gabon, il y a dix-neuf ans. A Malabo comme à Bata, on multiplie les petites erreurs, les approximations ; le jeu est brouillon et la rencontre sans rythme. On s’excite en fin de mi-temps : Souleymane Camara (l’un des deux rescapés de 2002 avec Daf) inquiète Aboud (35è) pour le Sénégal. A Malabo, les locaux dominent sans se créer de véritables opportunités. Ce sont donc les Chipolopolo, et leur sens aigu de la contre-attaque, qui manquent d’ouvrir le score sur un échange Kalaba-Katongo et un tir croisé de ce dernier, repoussé par Danilo (36è). Même si les deux équipes se neutralisent, le Nzalang National a la baraka depuis le début du tournoi. Sur un exploit d’Ivan Bolado (41è), bien servi par le toujours judicieux Juvenal, on croit que la série d’extravagances du cent-cinquante-et-unième mondial va se poursuivre mais Mweene sauve son camp.

La seconde mi-temps commence sur un gag. L’arbitre commet deux erreurs sur la même action (passe involontaire au gardien et faute préalable sur le défenseur qui donne la balle) et accorde un coup-franc aux zambiens. A moins de dix mètres du but et les défenseurs sont bien trois mètres devant la ligne. Himoonde (le bien nommé) envoie une grosse mine dans le mur rouge. On devrait pourtant militer pour le retour du coup-franc indirect dans la surface. Le Nzalang combine bien, il déploie un jeu simple et bien huilé qui tient compte des limites de ses joueurs. Structuré et intelligent: Henri Michel qui a démissionné en décembre du poste de sélectionneur doit commencer à avoir quelques regrets. Comme toujours, au moment les Equato-Guinéens maîtrisent le plus le match, Christopher Katongo récupère une touche sur le flanc gauche, élimine Evuy, repique au centre et trompe Danilo, le portier qui joue à l’America FC au Brésil. (1-0 ; 67è). Dans la minute qui suit, Juvenal expédie une merveille de coup-franc –plein fer, de l’arc de la surface- au ras de la lucarne droite de Mweene. A Bata, les Lions de la Téranga bouffent les pissenlits par la racine : Boussifi rajoute un clou (84è) sur le cercueil sénégalais. A Malabo, les Zambiens continuent de décevoir. Quatre minutes d’arrêt de jeu. Business as usual…

Par Rico Rizzitelli
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