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Djibril Cissé, l'aigle noir

Après deux années passées au Panathinaikos, Djibril Cissé revient de ce côté-là de l'Europe. Pour 6 millions d'euros, il vient de s'engager avec la Lazio Rome, qui lui offre un duo d'attaque explosif avec Miroslav Klose. Une transaction complètement improbable, voire folle, du début à la fin, en passant par son nouveau surnom, le Lion Noir.

C'est peut-être le transfert le plus barré de ce début de mercato. Djibril Cissé épouse la Lazio Rome. Un incroyable choc des cultures. Moins mirobolante que l'affaire Coentrao au Real Madrid, moins attendue qu'Inler à Naples, moins logique que Villas-Boas à Chelsea, la saga Djibril à Rome a tout de même ce petit quelque chose de fantastique. Comme une rencontre qui aurait dû ne jamais avoir lieu. Lui, le tatoué, lui, le flambeur, lui, avec ses coupes de cheveux douteuses et pantalons-jupes, s'engage avec un club qui, après l'épisode du salut fasciste de Di Canio sous la Curva Nord (2005), a tout fait pour se faire le plus discret possible. Et c'est peut-être là un signe fort de la part du président Lotito. Celui qui a l'habitude de s'adresser aux joueurs en Latin veut faire rentrer son équipe dans une nouvelle ère et, surtout, veut tirer un trait sur un passé pas si lointain. Un passé où tout joueur noir évoluant dans une équipe adverse recevait des cris de singe de la part des Ultras. Un passé où son club était, du moins en France, trop souvent catalogué comme « raciste » . Les clichés, les étiquettes, il n'en veut plus. Et Djibril Cissé pourrait bien devenir, indirectement, son nouvel ambassadeur.

Athènes sentimentale

Les tifosi de la Lazio ne sont pas tombés amoureux de Cissé ce matin. Non. L'histoire d'amour remonte au mois de février 2010. A ce moment là, la Lazio est au plus mal, le coach Ballardini est sur le point de se faire virer à cause d'une désastreuse 18ème place, et la Roma, l'ennemi juré, flambe aussi bien en championnat qu'en Europa League. En seizièmes de finale de cette compétition, les giallorossi se retrouvent opposés au Panathinaikos. Convaincus de passer le tour, ils vont trouver face à eux un certain Djibril Cissé. Au match aller, à Athènes, la Djib plante à la 89ème minute et donne la victoire aux siens (3-2). Au match retour, à Rome, il fait pire. Alors que la Roma mène 1-0, l'ancien Marseillais claque deux buts en quatre minutes et élimine, quasiment à lui-seul, le club de la capitale. Les tifosi de la Lazio deviennent dingues de ce joueur dont la folie émerveille autant qu'elle surprend. Le président Lotito ne le dit à personne, mais il le sait déjà : Cissé sera à lui. Pas tout de suite, certes. Mais cela ne fait déjà aucun doute dans sa tête.

Piola et Piola

De fait, difficile de convaincre un joueur de l'envergure de Cissé de venir dans un club qui a terminé douzième après avoir longuement flirté avec la zone de relégation. Avec l'aide de l'expérimenté Edy Reja, Lotito construit une équipe plus cohérente, renforcée par les arrivées d'Hernanes, Floccari, Biava ou encore Andre Dias. La saison 2010-11 est un (quasi) succès : la Lazio termine 5ème, mais manque de peu la qualification à la Ligue des Champions. Peu importe. Lotito a désormais une véritable carte de visite pour aller séduire celui dont il rêve depuis plus d'un an. Surtout qu'au cours de l'année qui vient de s'écouler, Djibril, malgré des stats toujours aussi énormes (24 buts en 33 matches), a eu quelques soucis à Athènes. L'épisode du « J'appelle ça me faire enculer » , après une injuste élimination en Coupe, étant le plus notable.

Dès la fin de la saison, l'attaquant fait comprendre qu'il ne restera pas. Il annonce son départ lors d'une soirée d'adieu organisée en boîte de nuit (normal) et semble emballer par l'idée d'aller poser ses valises et ses platines à Rome. Surtout que son ancien pote, Lorik Cana, a déjà signé, et que Miroslav Klose pourrait être un partenaire d'attaque idéal. « Je ne peux rien dire pour le moment. Il y a une transaction effectivement, mais tout le monde pense que la Lazio est le seul club sur les rangs » nous annonçait il y a quelques jours, un brin bluffant, son agent, Philippe Piola. Pourtant, tout était déjà décidé. Aussi bien entre les deux clubs que dans la tête de Cissé. Après tout, un joueur dont l'agent s'appelle Piola (Silvio Piola est le meilleur buteur de l'histoire de la Lazio, ndlr) ne pouvait que finir à la Lazio.


Lion Noir et écharpe bleue

10h02, ce matin. Aéroport de Fiumicino. Près de 300 tifosi, écharpes biancoceleste au cou, attendent l'arrivée de leur nouveau héros. Lorsqu'il débarque, sobre, veste de costard, c'est la folie. Un accueil digne d'une rock star. « Faje male a 'sti romanisti, Leone Nero » lui lance, en dialecte romain, un tifoso. Une incitation à flamber lors du derby de Rome, déjà dans toutes les têtes alors que la saison n'a pas encore commencé. Et un nouveau surnom, aussi: le "Lion Noir". Un autre supporter lui enfile une écharpe bleue autour du cou. Djibril a le smile. Extirpé de la foule par les dirigeants du club, il doit aller effectuer les visites médicales dans la foulée, puis rejoindra ses nouveaux camarades dans l'après-midi, à Auronzo di Cadore. Une arrivée qui va faire chaud au cœur à Edy Reja, qui affirmait, il y a quelques jours, que Cissé était « son objectif principal depuis des mois » , que lui le surnommait « la Bête » parce qu'il est « vraiment très fort » . Seul lésé de l'histoire : Sergio Floccari, qui va devoir faire ses valises, direction Parme. Malheureusement pour lui, aujourd'hui, tout le monde s'en fout. Les yeux et les cœurs sont entièrement dévoués à la Djib. Une Djib finalement romaine. La rencontre avec l'Aigle risque d'être épique.

Eric Maggiori

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