Djamal : « Sarkozy, un dictateur moderne »

Quelques jours après la claque prise en Coupe de la Ligue (3-0), Beira-Mar retrouve le FC Porto. Rencontre avec Djamal, le milieu de terrain franco-lybio-tchadien d'Aveiro. Un bon tacleur.

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Avant tout chose, Djamal, éclaire-nous sur tous tes passeports...


(rires) Je suis né à Tripoli, en Libye, et j'y ai grandi jusqu'à l'âge de 6,7 ans. Ensuite, avec mes parents nous sommes partis à Paris, avant de partir à Mont-de-Marsan. Mon père est tchadien d'origine nigériane et ma mère est tchadienne.

Et c'est d'ailleurs à Mont-de-Marsan que tu as commencé ta carrière...


J'ai commencé là-bas en débutants jusqu'à atteindre l'équipe séniors en CFA 2. A 19 ans, je suis parti à Bayonne et ensuite je suis parti à Sannois Saint-Gratien. Puis le Portugal s'est ouvert à moi avec Estoril d'abord et Beira-Mar avec qui je suis monté de D2 en Liga.

Envisages-tu un retour en France ?


C'est un objectif, par rapport à mon jeu. Les championnats anglais, allemand et français me tenteraient bien. La France, je sais ce que c'est. Ce n'est pas facile. Il faut que les clubs connaissent et on y mise beaucoup sur les jeunes issus des centres de formation. Je pense que si je parvenais à mettre un pied en Angleterre j'y serais très bien. Le plus dur c'est d'y entrer. Je ne doute pas de mes capacités mais il faut aussi connaitre les gens qu'il faut.

Récemment, la presse portugaise a évoqué un intérêt d'un club libyen à ton égard. Qu'en est-il ?


Quand je m'y suis rendu en sélection, l'un des fils du président Khadafi a aimé mon profil et il voulait que j'y aille dès cet hiver pour jouer au Al-Ahly. Il kiffe le club ! Mais franchement, à mon âge, ce n'est pas ma priorité d'aller jouer là-bas.

Quels sont tes liens avec la Libye ?


C'est mon pays. C'est là-bas que j'ai grandi et j'y ai encore de ma famille. Je connais plus la Libye que le Tchad.

Quel est on point de vue sur le régime de Khadafi, à l'heure où la région du Maghreb traverse un souffle de révolte ?


Il n'y a rien de grave en Libye. On est libres, tranquilles. On parle de dictature mais un gars comme Sarkozy pour moi, c'est un dictateur moderne. Parfois, on t'impose des choses sans prendre en compte l'avis du peuple. L'histoire de la réforme des retraites. Les gens ont manifesté mais rien n'a changé. Chez chaque président, il y a une part de dictateur. Après Khadafi, lui, il applique des principes religieux. C'est la télé qui trompe les gens. C'est comme l'Iran. J'y suis allé passer trois semaines, il y a peu, personne ne m'a fait chier. Les gens parlent sans connaitre et croient ce qu'ils voient à la télé. En Libye, il n'y a pas de bombes, ni de terroristes. Il faut vivre les choses avant d'en parler.

Parle-nous de Leonardo Jardim, le coach. Comment est-il ?


Il sait ce qu'il fait. Il est super intelligent, très malin. Défensivement, il est très fort. Il s'appuie sur une base solide derrière pour ensuite aller de l'avant. Il mise sur le jeu en contre-attaque.

Récemment, Pinto da Costa a été très élogieux à ton égard. Penses-tu qu'il pourra un jour entraîner un grand ?


Il est encore jeune et il peut aller très loin. Je ne serais pas surpris s'il venait à prendre les commandes d'un grand. Ici, on l'appelle le "Mourinho du Portugal." Il sait comment parler aux joueurs et comment gérer ceux qui sont un peu foufous.
Beira-Mar a bu la tasse contre le FC Porto mercredi en Coupe de la Ligue (3-0).

Penses-tu que vous avez les armes pour rivaliser ?


Cette Coupe n'est pas un objectif pour nous. On n'a pas l'effectif pour jouer ça. Le coach a beaucoup fait tourner mais pour moi, le fait qu'on joue à domicile et qu'on traverse une phase stable en championnat me laisse penser qu'on peut faire quelque chose. Il faut qu'on reste bien en place. Après, Porto, c'est Porto... Ils anticipent tout. Il faudra surveiller Falcao. Si on lui laisse le moindre espace, c'est but, direct. Mais ça va être un match intéressant. Et surtout, ça va être un autre match. On a une chance, si on défend bien.

Propos recueillis par Nicolas Vilas

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On se passera de commentaires sur le passage de la Libye libre (cf infirmières Bulgares et docteur Palestinien) et aussi de Sarkozy qui je le rappel a été élu dans une élection ayant eu un taux de participation exceptionnel.

Le qualificatif de "nouveau Mourinho" a cramé tellement d'entraineurs au Portugal.
José Couceiro, José Peseiro, Vitor Pontes, Carlos Carvalhal, Joao Carlos Pereira...

Le 1er a été le plus ridicule en voulant ressembler à tout prix à Mourinho (surtout dans la communication) quand il est arrivé à Porto avec en prime l'un des match les plus catastrophique auquel les supporters du club ont dû assister : Nacional-Porto 4-2

On pourrait parler d'André Villas Boas mais lui a été très malin il a refusé la comparaison avec Mou lui préférant Bobby Robson, encore plus malin il a été jusqu'à avoir quelques conflits avec Mourinho pour définitivement casser la comparaison. Ça montre l'intelligence du mec.

Au Portugal en ce moment il y a Leonardo Jardim, Dauto Faquira, Manuel Machado (plus confirmé que les autres), Domingos comme coach ayant un certain futur si une opportunité leur aient donné.
Non mais c'est surtout qu'affirmer que Khadafi, dictateur mégalo en puissance, est un type bien qui laisse pantois.

En même si toute la population pense comme lui, en effet, on est loin d'une révolution en Lybie.
Ce qu'il veut dire, et c'est ce qui est important, c'est que finalement de notre pays on pense que la vie la bas sans démocratie est impossible, alors que finalement pour beaucoup leurs quotidiens est beaucoup moins chiant que le notre.
Oui enfin ils vivent normalement, parle pour lui il est footballeur et vit au portugal. C'est sur que s'il revient pour 1 mois par an pendant les vacances, c'est pas y habiter et partager la vie du libyen "commun". Faut pas déconner en comparant Sarko à Khadafi bien qu'aucun des deux me soit sympathique.
Non, sérieusement tu te trompes Kuduro, il y a vécu 6-7ans en Lybie, et je ne penses pas que ce soit des souvenirs vague qu'il retranscrit quand il parles de la Libye.
Ensuite, c'est un simple avis qu'il donne sur Sarkozy, il a point de vue extérieur sur ce qu'il se passe ici.
Il a vécu dans les deux pays, alors ne pensais pas qu'il dit des conneries.
Sinon, son nom de famille, c'est Mahamat-Bindi, ça aurait été bien de le mettre au moins une fois dans l'article.
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