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Disiz : « Le foot, c’était une drogue »

Après deux ans d’absence, Disiz revient le 9 juin avec Pacifique. L’artiste en profite pour nous confier son ancienne passion toxique pour le foot et présenter son onzième album, parsemé de quelques phases footballistiques. Entretien.

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Salut Disiz... ou Disiz La Peste ? On doit t’appeler comment finalement ?
C’est comme on veut. J’ai remis Disiz La Peste, car j’étais considéré comme deux artistes différents sur toutes les plateformes de streaming. En gros, ça veut dire qu’il y avait Disiz d’un côté et Disiz La Peste de l’autre, sans lien entre les deux. Du coup, en signant chez Polydor, j’ai décidé qu’on allait tout regrouper sous Disiz La Peste. Pour qu’on puisse écouter facilement tout mon catalogue.

Avant de devenir un passionné de boxe, il paraît que t’étais vraiment à fond dans le foot, c’est vrai ?
Oui, c’est ça. Je me souviens, une fois, j’étais sur le tournage d’une série et il y avait la finale de la Ligue des champions 2008. J’avais carrément dit au régisseur général de ne pas me faire tourner ce jour-là pour pouvoir regarder le match. Et j’étais tellement un ouf de foot que je regardais même les matchs de Ligue 2. Non, laisse tomber, le foot c’était une drogue. Et je n’aime pas quand je perds le contrôle, alors j’ai dit j’arrête. Je suis quelqu’un d’assez radical, alors j’ai arrêté d’un coup.

C’est étonnant de t’entendre dire que t’étais aussi accro à la Ligue 2. Ça sent l’histoire de paris sportifs...
(Rires) Non, non, je n’ai jamais parié ! En fait, tu peux vite devenir accro, tu sais. Parce que, je pense que ce que les gens aiment dans le foot, au-delà des joueurs et tout, c’est l’incertitude. Tu ne sais jamais comment va se terminer un match. Regarde la dernière Coupe du monde de Zidane. Tous les parieurs auraient pu dire que l’Italie ou la France allait gagner, mais que Zidane allait mettre un coup de tête... C’est ça qu’on aime tous dans le foot, il peut se passer n’importe quoi à n’importe quel moment. Mais je regarde encore des matchs, hein. Seulement, je ne suis plus dans cette addiction. En revanche, quand il y a des matchs importants, là je regarde. Le dernier match que j’ai vu, c’est celui avec Paris et Barcelone, le match retour avec la remontada. Là, je me suis dit : « Mais comment c’est possible ? »

Et tu n’es pas tombé dans le même vice avec la boxe ?
Non. En fait, je regardais le foot, mais je ne le pratiquais pas, tandis que je regarde la boxe, mais je la pratique aussi. Du coup, quand t’as une addiction pour un sport et que tu le pratiques, ça te fait du bien au niveau du mental, du corps et tout. Mais quand t’as une addiction et que t’es juste devant ta télé et que tu ne fais que bouffer, ça ne va plus. Et en plus c’était ouf, je commençais à m’énerver, crier devant les matchs, puis même vis-à-vis des gosses... Alors j’ai dit non, stop.

D’ailleurs, L.U.T.T.E est très orienté boxe. C’est un peu ton Simple constat 5 façon boxe ?
Oui, c’est un peu le même principe. C’est-à-dire que je fais une espèce d’ego trip en utilisant toute la métaphore de la boxe et des arts martiaux en général. C’est pour ça que je cite Sun Tzu ou Lao Tseu. Après, ce sont des combats mentaux aussi, c’est pour ça que je cite également Schopenhauer. C’est l’art du combat par rapport à beaucoup de choses, la lutte, quoi.

« Je suis un peu comme Ribéry, je ne lâche pas le steak. Tu vois bien, j’ai quinze ans de carrière et je suis toujours en studio à refaire et re-refaire des morceaux. »

En 2014, tu signais le générique de Foot 2 Rue extrême. Tu nous racontes ?
Quand j’étais chez Def Jam, il y a le patron, qui s’appelle Benjamin Chulvanij, qui m’a demandé si j’avais envie de faire le générique de Foot 2 rue, car il avait reçu une demande. Mes gosses regardent Foot 2 rue et ça m’a rappelé moi quand je regardais Olive & Tom. Et j’ai dit : « Bah ouais, ça me ferait kiffer de faire ça.  » C’était un truc que je n’avais jamais fait et c’était bien payé en plus. Donc j’ai dit oui, allons-y, et voilà.


T’as quand même quelques phrases footballistiques dans Pacifique. Surtout dans Meulé Meulé/Aight et Watcha, les sons les plus « rap » de l’album. Parler de foot est obligatoire quand on veut kicker ?
Non, mais le foot, c’est la lecture populaire dans les quartiers. Le foot en fait vraiment partie, c’est l’ADN du quartier. Quand je rappe, je replonge dans mes premiers instincts, si on peut dire. Et donc, forcément, dans ma façon d’écrire, il y a des métaphores footballistiques qui arrivent. Et ce n’est tellement pas fait exprès, que je ne peux même pas te dire quels sont les sons où j’en parle. Dans Watcha, je dis quoi ?

Tu parles du Bayern et de Ribéry.
Ah oui, je dis que j’ai les crocs comme le logo du Bayern. Tu regardes le logo du Bayern, moi ça me fait penser à un monstre qui attrape des trucs. Et la référence à Ribéry, c’est parce que c’est un tueur que j’adore. Je me demande même s’il n’est pas un de mes joueurs préférés de tous les temps. Tu sais pourquoi ? Parce que, déjà, le type vient de Boulogne-sur-Mer et c’est surtout un mec qui, quand il est sur le terrain, joue comme un chien de la casse qui ne lâche pas l’affaire. Et moi je suis un peu comme ça, je ne lâche pas le steak. Tu vois bien, j’ai quinze ans de carrière et je suis toujours en studio à refaire et re-refaire des morceaux. Et puis, il est beau quand il joue, c’est un truc de ouf. Pour moi, il aurait mérité d’être Ballon d’or plein de fois.

T’as demandé à rester une matinée à l’Olympia pour écouter chaque son et les sélectionner. Pour le prochain album, tu demanderas le Stade de France ?
(Rires) Non, parce que le Stade de France, c’est nul, il n’y a pas d’ambiance. Après, faudrait le faire à l’Arena (AccorHotels Arena, ex POPB, ndlr). Mais pour ça, il faudra que mon disque cartonne.

Tu dis toujours que tu ne fais pas du rap, tu fais du Disiz. En fait, Pacifique représente très bien cette phrase. L’album va du rap à des sons chantés, en passant par du zouk, aussi un peu d’électro, parfois on ne sait pas trop...
Oui, c’est ça. C’est mon album le plus « disizien » possible. Et je peux te garantir que ça a été dur. Il m’a pris deux ans durant lesquels j’ai travaillé chaque jour sur le disque. Je réécoutais à la maison, je prenais des notes, je prenais des cours de chant... Et je ne dis pas ça pour dire que c’est bien ! Ce sont juste des faits. J’ai une quarantaine de versions du titre Ça va aller, 33 versions du titre Menteur Menteuse. Je n’ai jamais autant travaillé sur un disque, mais ça ne veut pas pour autant dire qu’il est bien. Ça a été vraiment dur, je me suis même embrouillé avec des gens. C’était dur aussi de faire comprendre que ça n’allait pas être un disque que t’allais pouvoir classer. C’est un univers particulier et j’espère que les gens vont rentrer dedans. J’ai déjà de très bons retours avec Autre espèce et Splash, maintenant on verra.

« Si Zlatan était un MC, il serait le meilleur en ego trip de l’histoire du rap. »

Il y a une forme que tu adores et qu’on retrouve de nouveau sur cet album sur La fille de la piscine, c’est le story telling. Si tu devais rapper en story telling la carrière d’un acteur du foot, ce serait qui ?
Si c’était en ego trip, je prendrais Zlatan. Parce que, si c’était un MC, il serait le meilleur en ego trip de l’histoire du rap. Rien que ce qu’il a dit avant de venir à Paris : « Je ne connais pas la Ligue 1, mais la Ligue 1 me connaît » , c’est une punchline de ouf. Et en story telling... (il réfléchit). Je prendrais Ben Arfa. En fait, ce joueur est tellement une énigme, que je pense que ça ferait une belle histoire à raconter. Et elle n’est pas finie encore. Parce que, quand il est arrivé au PSG, on a dit qu’il allait éclater pour de bon, mais ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Mais on ne sait pas, c’est peut-être sur le dernier tiers de sa carrière qu’il va se passer un truc de ouf. En tout cas, c’est tout ce que je lui souhaite.

Il y a un son particulièrement étonnant, et qui compte apparemment beaucoup pour toi, c’est Quand je serai chaos.
Il compte beaucoup pour moi, parce que c’est une reprise d’Alain Souchon. Et Alain Souchon, c’est un artiste que j’aime beaucoup. En fait, je voulais quelque chose de particulier dans ce disque. Le spectre anglo-saxon, et particulièrement américain, pour moi, complexe beaucoup les Français. Il y a un chanteur qui s’appelle M, qui a fait une chanson qui s’appelle Le complexe du Corn Flakes et dans laquelle il dit, en gros : « Toute mélodie que je trouve sonne moins bien que celles des Américains. » Et dans le rap, on a exactement ça. Même dans la musique française. Après, il y a des individualités qui n’en ont rien à foutre, mais, dans la globalité, on a ça. Et en rap, on attend que les Américains fassent quelque chose pour s’autoriser à le faire, comme s’ils donnaient le curseur. Et moi, dans ce disque, j’avais à cœur de ne plus être sous ce curseur-là. Et donc je me suis autorisé à parler de mes propres influences qui ne sont pas américaines, notamment Alain Souchon. Du coup, comme je suis chez Polydor, j’ai demandé pour reprendre Quand j’serai K.O.

D’ailleurs tu dis dans ce son « D.I.S.I.Z. longue carrière comme Maldini » . Mais rassure-nous, tu ne comptes pas te fâcher avec tes fans quand tu arrêteras ta carrière ?
(Rires) Non, non. Mais je ne savais même pas qu’il s’était fâché avec les fans du Milan. Non, ne t’en fais pas, je n’ai pas ce rapport-là avec mon public. Je suis hyper proche.



Propos recueillis par Giuliano Depasquale Pacifique, le onzième album de Disiz. Sortie le 9 juin.
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