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Dis-moi oui, Andy

Buteur du Stade Malherbe de Caen, Andy Delort (24 ans) est déjà comparé à JPP grâce à ses buts spectaculaires. À l’instar de Yohan Mollo, il présente aussi, hors terrain, la panoplie intégrale du nouveau « kéké » . Mais qui se cache derrière ce swag douteux ?

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Sur la pommette, une larme pour se rappeler « les hauts et les bas de la vie » . À la ville, l’homme à la mèche - crâne rasé sur les côtés - porte grosse montre, boucle d’oreille, bague et chaîne en or. Il affiche son corps musclé sur les réseaux sociaux à coups de selfies devant la glace. Quand le community manager de RMC Sport se moque de son orthographe sur Facebook, il prend la peine de lâcher des commentaires piquants. Sans oublier de poser, le pouce en l’air, avec du film plastique autour de la taille pour vanter les mérites d’une crème amincissante : « J'ai testé le fameux Wrap proposé par [Margo Palcy] et ça marche vraiment ! » , lâchait-il sur Twitter au mois de septembre, fier de ses abdos. Effort de style remarqué, il a reçu les compliments de Marie Portolano sur le plateau du Canal Football Club pour sa cravate.

Patate de forain, VHS et presqu’île de Thau


« Je pense que je ne suis pas loin d’avoir la plus grosse. » Quand il s’agit de frappe de forain, les supporters de l’Olympique de Marseille peuvent en témoigner, Andy Delort dégaine très fort. Le 8 août dernier, l’avant-centre transperçait les filets de Steve Mandanda au Vélodrome pour offrir la victoire au Stade Malherbe de Caen, son nouveau port d’attache. Un coup d’éclat vite éclipsé par la démission surprise de Marcelo Bielsa. Mais à l’image de la réussite de son équipe, au tiers de la saison, le natif de Sète est bien une révélation du championnat. Son coach, Patrice Garande, n’hésite pas à le comparer à Jean-Pierre Papin à ses débuts. Un beau clin d’œil si l’on rembobine le destin d’Andy, jusqu’à mettre pause à l’époque où le jeune fan de l'OM saignait les cassettes VHS des buts de JPP enregistrées par papa.


Andy Delort respire football depuis tout jeune. « Il ne manquait jamais un entraînement, pas plus qu’il n’arrivait en retard » , certifie André Oliva, l’un de ses premiers entraîneurs au FC Sète. Quand il n’enfile pas les crampons sous les couleurs du FC Sète ou du club rival, le Pointe Courte Sète, le gamin tape la balle avec ses potes en bas des tours de la presqu’île de Thau, une modeste cité au nord de sa ville natale ou sur les plages héraultaises - ce qui lui vaudra d’intégrer l’équipe de France de beach soccer en 2009. « Un jour, il est venu au club tout penaud à la sortie de l’école : il n’avait pas les clefs de la maison et ne pouvait pas rentrer chez lui prendre son sac. Comme il était en jean, je lui ai dit que ce n’était pas possible pour cette fois-ci. Il s’est mis à pleurer à grosses larmes dans son coin ! Du coup, je suis allé le chercher pour le faire revenir sur le terrain. En jean » , se rappelle André Oliva, actuel coach adjoint de l’équipe première sètoise (remontée en CFA après un dépôt de bilan en 2009). Le technicien a toujours gardé un œil sur son protégé « qui mettait 90 buts par saison » même s'il avait « un caractère turbulent » , avant que la pépite ne mette les voiles vers Ajaccio en 2008, à l’âge de 16 ans.

Pantaloni, transfert au plus offrant et duo avec Götze


Andy Delort marche à l’affectif, en témoigne sa relation avec Olivier Pantaloni, le coach qui l’a lancé à l’ACA, avant de l’emmener dans ses bagages au Tours FC. Attaquant puissant et trapu (1m82, 82 kg), le chasseur de buts explose lors de la saison 2013-14 où il plante 24 pions et délivre cinq passes décisives en 36 matchs de Ligue 2. « Ce n’est pas un fainéant, il est persévérant. Sa force, c’est son enchaînement contrôle - frappe, ses mouvements devant le but » , explique André Oliva, qui a le débit mitraillette quand il s'agit d'évoquer le Sétois. Pourtant, la saison suivante, Andy Delort heurte un sacré palier à Wigan : en 11 apparitions chez les Latics, les filets n’ont jamais tremblé. Le joueur a beau présenter les qualités adéquates pour s’épanouir dans le foot anglais, la barrière de la langue et ce nouveau contexte freinent sa progression. Sur Instagram, Delort ne pose pas avec ses coéquipiers, ces derniers sont plus du genre à le charrier à ce sujet. Au bout de six mois, retour à Tours, en prêt. « Quand il est revenu, je ne le reconnaissais pas » , témoigne Bryan Bergougnoux, son coéquipier à Tours.


Si Delort est parti en Championship (D2 anglaise), c’est parce que son président, Jean-Marc Ettori, l’a vendu au plus offrant afin de renflouer les caisses tourangelles. « J’ai perdu une saison. (…) S’ils ne me vendaient pas 4 millions d’euros, ils repartaient en National ou en DH » , explique l’intéressé. En vrai, Delort n’a jamais voulu quitter l’Hexagone. Quelques années plus tôt, déjà, le jeune espoir préfère le Nîmes Olympique… au Borussia Dortmund ! Alors qu’il vient de claquer 31 buts en 18 ans nationaux avec l’ACA, un agent le rencarde auprès du club allemand, Delort part faire un essai. « Götze jouait juste derrière moi, il était déjà extraordinaire. Je m’entendais bien avec lui, je sentais qu’il y avait quelque chose à faire. D’ailleurs, j’ai joué deux matchs amicaux avec la réserve et j’inscris deux doublés. Le Borussia me propose un contrat stagiaire-pro. À 17 ans, c’était énorme. Mais finalement, je refuse. (…) Ils voulaient me faire dormir dans une famille d’accueil, comme c’est le cas pour tous les jeunes qui arrivent. Ça, ça m'a stoppé direct. » Pas encore de permis, ni de copine, Delort décline la proposition.

Une âme de leader, du rab à l'entraînement et Porsche Cayenne


Barré par Richard Socrier et Jean-François Rivière à Ajaccio, il tente sa chance au FC Metz sans plus de succès. C’est donc son transfert en Indre-et-Loire qui fera office de détonateur. Dans le vestiaire du Tours FC, Bryan Bergougnoux se rappelle d’un coéquipier « avec beaucoup de détermination et d’ambition. Il a une âme de leader. Presque tous les jours, il faisait du rab de frappes devant le but à la fin de l’entraînement » . Et Delort de préciser : « À l’entraînement, la plupart des attaquants font des séances de volées ou de reprises devant le but, tranquille, sans opposition. Moi, je ne fais pas ça, parce que ce n’est pas la réalité du match. J’essaie toujours de me mettre en situation, par exemple qu’on me la mette forte et pas forcément bien dans la course ou avec des joueurs devant moi. Pour se rapprocher de la réalité. »

Tours, c’est encore la période où Delort, alias « le Carlos Tévez de la Ligue 2 » , « troque la Citroën AX pour un Porsche Cayenne » . Mais au besoin, son père, qui le suit depuis de près depuis ses débuts, ne manque pas de le recadrer. « Mon père, c’est la clé de ma réussite, affirme Delort, devenu père de famille à son tour. Maintenant que cela marche pour moi, il est un peu plus dans l'ombre. Mais sans lui, je n'aurais jamais réussi. » Et nul doute que le fiston finira sur les DVD de la maison.

Par Florian Lefèvre - propos recueillis sauf ceux de AD, tirés de la Nouvelle République, 20 minutes, FC Sète, Canal + et Sharkfoot
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