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Diop/Jullien, les Twin Towers toulousaines

Ils sont grands, prennent presque tous les ballons de la tête et surveillent l’entrée de la défense du TFC. Entre Issa Diop le pur produit maison et Christopher Jullien la recrue de l'été, Pascal Dupraz dispose d'une charnière à très fort potentiel. Présentation des deux tours qui s'élèvent dans le ciel toulousain.

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Avec ses 67m et 21 étages, la tour du Parc à Bagatelle est l’édifice le plus haut de Toulouse, pas vraiment connue pour être une ville de gratte-ciel. Mais le TFC a décidé de prendre de la hauteur cette saison avec, en charnière centrale, un duo que les supporters n’ont pas tardé à surnommer « les Twin Towers » . Issa Diop culmine à 1m94, son compère Christopher Julien le dépasse de deux centimètres. Et si ce n’est pas que la taille qui compte, les tours jumelles permettent à la défense toulousaine de retrouver une assise défensive après deux saisons à prendre l’eau (64 buts concédés en 2014/2015 et 55 buts concédés en 2015/2016) ; la faute à l’achat de portes de saloon en Europe de l’Est avec Grigore, Spajić et Veškovac, sans oublier Steeve Yago, plus rassurant sur son côté droit que dans l’axe. Avec cinq buts concédés, Toulouse dispose de la 3e meilleure défense du championnat.

Il y a les chiffres et l’impression. Quand, ces deux dernières années, la digue défensive menaçait de craquer au premier coup de vent adverse, elle dégage désormais une assurance pas vue depuis le duo Congré-Abdennour. Et le duo Diop-Jullien est le moteur de ce changement, avec, bien sûr, l’élève de terminale STMG, Alban Lafont dans les cages. À dix-neuf ans, Diop est celui des deux qui a découvert la Ligue 1 en premier. Lancé en novembre 2015 par Dominique Arribagé, qui essayait alors tous les week-ends une défense différente, le Toulousain de naissance a très vite gagné une place de titulaire. Fort dans le duel, il sait aussi anticiper et dispose d’une relance plutôt intéressante pour son âge. De quoi remiser sur le banc Uroš Spajić, pourtant chouchou du président Olivier Sadran et lui faire pardonner ses deux cartons rouges en l’espace de dix matchs. Conscient de détenir l’avenir à ce poste en France, le club n’a pas tardé à sécuriser son contrat, qui court désormais jusqu’en 2020. En interne, on parle même de lui comme du joueur au plus gros potentiel passé par le centre de formation depuis quinze ans. Une période qui inclut des anciens pensionnaires comme Moussa Sissoko ou Étienne Capoue.

Jullien, la priorité du mercato


Il restait donc à trouver le compère de Diop après le départ de Marcel Tisserand, auteur d’une fin de saison étonnante avec Pascal Dupraz. À l’époque, la cellule de recrutement suit depuis un moment Christopher Jullien du côté de Dijon. Prêté par Fribourg, l’ancien champion du monde des moins de vingt ans avec la génération Pobga relance alors une carrière à l’arrêt. Après deux saisons à parcourir l’Allemagne avec la réserve du SCF, Julien explose en Ligue 2 et impose son jeu de tête avec neuf buts inscrits. Toulouse doit aller vite et obtient sa signature dès le 11 juin. Pascal Dupraz est alors un entraîneur satisfait. « On l'a vraiment souhaité. C’était notre priorité et la cellule de recrutement a fait du bon travail en allant le voir une vingtaine de fois la saison dernière. »

Formé dès le début de la préparation, le nouveau couple a eu le temps de se connaître et de régler les automatismes. « Issa, c’est quelqu’un qui est à l’écoute, souligne Jullien, l’aîné du duo avec ses vingt-trois ans. On essaie de beaucoup communiquer et de rester très proches sur le terrain, pour se couvrir l’un et l’autre. » Dès le premier match à Marseille, les compères ont envoyé un message à la Ligue 1 : il est déconseillé d’envoyer de grands ballons devant face au TFC. Intraitable dans les airs, le binôme patrouille aussi dans les défenses adverses. Contre Bordeaux lors de la deuxième journée, Diop va montrer la voie dès la 3e minute, suivi par Jullien six minutes plus tard. L’international espoir étend même son registre offensif. Contre Lille, il s’est mué en passeur décisive pour Ola Toivonen après une interception en milieu de terrain et une montée rageuse. Jullien, lui, s’autorise moins ce genre d’initiatives. Contre le PSG, on l’a vu à plusieurs reprises dégager en touche pour éviter la moindre prise de risques. Peu importe, le Toulouse version Dupraz donne surtout dans la générosité et l’efficacité, comme porté par sa bonne étoile. Et il paraît qu’on la voit encore mieux depuis le haut de ses tours jumelles.



Par Alexandre Pedro
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Dans cet article

Espérons que ça finisse mieux, quand même.
Dani de Melo Niveau : CFA
Message posté par SpartaFC
Espérons que ça finisse mieux, quand même.


:)
Ils sont plutôt funky et puissants ces towers of power.
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