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Diony Hallyday

Loïs Diony va quitter le DFCO à l’issue de la saison. Avant d’entendre sonner la cloche, il lui reste un dernier round à livrer à Toulouse, pour valider le maintien du club bourguignon. Quoi qu’il arrive, Dijon pourra saluer copieusement son guerrier d’attaquant.

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La gueule ouverte, les pectoraux saillants et le caleçon Pull-IN qui dépasse du short. Dans un élan rageur, Loïs Diony vient de retirer son maillot. On joue la 76e minute du match à couteaux tirés de la 37e journée entre Dijon et Nancy – le 18e face au 19e au coup d’envoi –, quand l’attaquant arme son pied gauche, frappe entre les jambes de Guy Roland Ndy Assembe et délivre les 13 000 pyromanes qui ont enflammé le stade Gaston-Gérard, comme rarement depuis la fondation du club à la chouette en 1998. 2-0, score final, le DFCO réalise un grand pas vers le maintien avant d’aborder la dernière journée : au classement, le club bourguignon compte deux longueurs d’avance sur Bastia (19e), un point sur Lorient (18e) et une meilleure différence de buts que Caen (17e), mais surtout un calendrier favorable (Toulouse-Dijon, PSG-Caen, Lorient-Bordeaux, Marseille-Bastia). Au bord du terrain, Diony, lui, n’a pas encore sorti la calculette, il a juste une confession à faire au public : « C’est un but très important pour moi, pour l’équipe... Avec tout ce qui se dit autour de moi, je pense pouvoir dire que c’était mon dernier match et mon dernier but dans mon jardin. »

La course au maintien en Ligue 1

Révélation de la saison


Vrai que Diony est chez lui dans l’enceinte dijonnaise. Tahiti Bob cultive le terreau de Gaston-Gérard avec amour depuis désormais trois saisons. Quand il pose ses bottes de maraîcher en Bourgogne en 2014, l'attaque aux dreadlocks débarque de Mont-de-Marsan (CFA), le club de sa ville natale, où il a chaussé ses premiers crampons. Entre-temps, le joueur s’est formé à Bordeaux avant de se prendre un râteau par les Girondins, puis bientôt un deuxième au FC Nantes. Qu’à cela ne tienne, il se fraye un chemin dans l’élite avec le DFCO l’année dernière. En 2015-2016, le gars du Sud-Ouest a planté neuf buts. Pas mal, mais de là à prétendre devenir la révélation du championnat pour sa découverte de la Ligue 1... Et pourtant, Diony est bien le taulier du promu bourguignon. Le buteur sûr d’Olivier Dall’Oglio – « comme un deuxième père » selon Diony –, auteur de onze buts et sept passes décisives en L1, fort de son physique de buffle (1,83 m, 82 kg) pour jouer des coudes dans la défense adverse et gratter des ballons. Un leader de caractère, aussi, parfois emporté par la fougue, comme après cette défaite amère à Bordeaux au mois de novembre : « J’ai vraiment la haine. Je ne vais pas crier, mais il faut dire les choses en face. Devant, on se casse le cul à défendre, à marquer et à aider les coéquipiers. Et la défense après... » Des excuses devant le groupe avaient fait office de coup d'éponge sur la table.

« Si je dois finir en DH, et bah je finirai en DH... »


Diony, c’est le symbole du DFCO. Une équipe rafraîchissante, aussi sympathique dans le jeu que limitée en talent. Une équipe qui était promise à un aller-retour L1/L2, à l’instar du Gazélec la saison dernière, mais qui s'accroche dans une lutte à cinq pour le maintien particulièrement serrée. Cet été, Diony va quitter la ville aux cent clochers. À vingt-quatre ans, il a l'avenir devant lui. Et une chique vision des choses : « Si je dois aller à Chelsea un jour, j’irai, mais si je dois finir en DH, et bah je finirai en DH » , nous confiait-il en janvier dernier. Aujourd'hui, Bournemouth serait très intéressé par son profil. Cela lui permettrait de mettre au moins les pieds à Stamford Bridge l'espace d'un match. En attendant, il reste quelques coups de pioche à donner au Stadium de Toulouse, dans son Sud-Ouest natal, pour terminer le travail comme il se doit. Et ainsi rendre les clés du jardin dijonnais au soleil de la Ligue 1.



Par Florian Lefèvre
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