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Dimitri Payet, l’oublié de la génération 87

Comme Hatem Ben Arfa avant lui, et Karim Benzema après lui, Dimitri Payet souffle ses trente bougies en ce 29 mars. À la différence des deux autres, Dimitri Payet ne compte pas, en revanche, dans son palmarès l'Euro U17 de 2004. Une absence due à un premier échec sportif et à des bonnes performances loin de la métropole.

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15 mai 2004, les supporters du stade Gaston Petit sont en liesse. L’équipe de France vient de remporter l’Euro U17 en venant à bout de l’Espagne de Gerard Piqué et Cesc Fàbregas (2-1). Sur la pelouse, la joie aussi s’empare des dix-huit gamins heureux de soulever leur premier trophée international. Parmi eux, Karim Benzema, Jérémy Ménez, Samir Nasri ou encore Hatem Ben Arfa. Symboles de cette génération 1987 dorée du football français, les quatre loustics ont le sourire et s’imaginent alors un avenir royal chez les Bleus. Raté. Treize ans après ce sacre, de cette génération 87 ne reste plus en équipe de France que le portier Benoît Costil, le réserviste Blaise Matuidi, ainsi que les absents Kevin Gameiro et Dimitri Payet.

Dimitri, qui ?


Véritable homme fort de l’équipe de France durant l’Euro 2016, Dimitri Payet n’a pourtant jamais fait partie des plans de l'entraîneur des U17, Philippe Bergeroo, pour cet Euro 2004. Pire, Gilles Eyquem, adjoint de Bergeroo durant la compétition, semble surpris d’apprendre que le Réunionnais appartient, comme Stéphane Marseille et Irélé Apo, à cette génération 87 : « Ah, vous me l’apprenez, je n’ai pas de souvenirs de lui à cette époque-là. » Après consultation de ses dossiers sur son ordinateur, Gilles Eyquem apporte quelques précisions : «  Il n’a fait aucun stage avec nous, il n’a eu aucune sélection dans les catégories inférieures. Il ne fait même pas partie des joueurs que nous suivions. Cela arrive parfois, des joueurs passent au travers et arrivent sur le tard comme cela. C’est le cas de Dimitri Payet qui en plus n’est pas un joueur athlétique, mais avec une qualité de jeu et une clairvoyance au-dessus de la moyenne. Malheureusement, on a du mal à s’arrêter sur ce genre de profil en jeune, où il faut être performant de suite. » Ce qui était loin d’être le cas de Dimitri Payet.


2003. Désespéré par un passage totalement manqué de quatre ans au centre de formation du Havre, Dimitri Payet retourne à sa Réunion natale. Loin des strass et paillettes du football métropolitain, le jeune homme de seize ans retrouve le sourire sur les terrains de l’AS Excelsior et semble tirer un trait sur le football professionnel. « Lors de son retour sur l’île, Dimitri ne pensait plus du tout au foot pro et encore moins à l’équipe de France. Son ambition était de réussir à la Réunion, pas de repartir » , avoue son coach de l’époque, Hosman Gangate. Dégoûté du monde pro, Dimitri Payet préfère se la couler douce sur son île tout en rappelant à ses adversaires son niveau technique lors des rencontres du week-end. Des lucarnes nettoyées et des petits ponts en pagaille qui font le bonheur d'Hosman, qui lui prévoyait déjà un grand futur : « J’ai suivi un peu l’Euro U17, car je connaissais bien Steven Thicot. J’étais déjà persuadé que Dimitri était aussi technique que Ben Arfa, Ménez et Nasri. Mais, à ce moment-là, l’équipe de France n’était pas dans l’actualité. Notre idée à nous était d’arriver à le relancer. »

La résurrection à la Réunion


Une mission qui sera une totale réussite. Après une saison encourageante dans les rangs de l’AS Excelsior, l’actuel numéro 11 de l’OM retourne en métropole dès l’été 2004 en intégrant le centre de formation du FC Nantes, partenaire du club réunionnais. Si le talent du jeune Dimitri a alors traversé les 9 500 kilomètres qui séparent les deux villes pour éclabousser les yeux des recruteurs nantais, il n’est visiblement pas passé par la case Clairefontaine où Philippe Bergeroo et ses adjoints ont préféré emmener à l’Euro des joueurs évoluant au sein de clubs de Ligue 1. « Dans ces catégories de jeunes, on fonctionne beaucoup par réseaux, et à la Réunion, ces réseaux fonctionnent moins bien. Ni moi ni Philippe n'avons eu de signalements au sujet de Dimitri Payet, que ce soit à travers des collègues ou des clubs. Pour la petite histoire, Karim Benzema a failli ne pas faire partie du groupe. C’est René Girard qui l’avait repéré tardivement au tournoi de Montaigu et qui nous l’avait signalé, » , confie Gilles Eyquem.


Difficile alors pour les jeunes joueurs évoluant dans les DOM-TOM de se faire connaître auprès d’une DTN qui n’utilise pas forcément ses moyens financiers pour tester ces jeunes en métropole. Conscient que ses gamins sont « super loin de tout » , et de l’équipe de France de surcroît, Hosman Gangate ne conseille pas pour autant à ses joueurs de quitter le cocon réunionnais trop tôt : « Les exemples de Payet ou de Hoarau prouvent bien qu’il vaut mieux finir sa formation ici avant de tenter sa chance en métropole. À quinze ans, c’est compliqué pour nos jeunes de débarquer en métropole où le contexte sportif et la vie sont complètement différents. Nous, Réunionnais, avons peut-être une maturité plus tardive que les autres. » À défaut de partager avec eux un titre, Dimitri Payet possède au moins un trait de caractère en commun avec les autres membres de la génération 87.



Par Steven Oliveira Propos de Gilles Eyquem et Hosman Gangate recueillis par SO.
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