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Digard, la star qui s’était cachée

Ne cherchez pas Patrick Bruel, Christian Estrosi ou Claude Puel. Ce dimanche après-midi, au moment solennel d’inaugurer l’Allianz Riviera, le patron de l’OGC Nice s’appelait Didier Digard. Devenu le taulier du GYM, l’ancien Parisien prend enfin la place qu’il mérite dans un effectif de l’élite. Retour sur une décennie de football, de blessures et de tatouages.

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Il se murmure que si l'Allianz Riviera l'avait laissé chanter, Patrick Bruel, sur un air de variété française un peu connu, lui aurait donné rendez-vous il y a dix ans. Il y a une décennie, il aurait été difficile d'imaginer Didier Digard autant à son aise sous le maillot de l'OGC Nice. Né dans l’Eure, jeune pousse et papa au Havre, amoureux du PSG, devenu homme en Premier League, le milieu de terrain du GYM fait désormais partie des meubles en Ligue 1. À tout juste 27 ans, DD est l’un de ces joueurs dont on a l’impression qu’ils ont toujours été là. Mais si tout n’a pas été toujours aussi simple pour le tatoué, force est de constater qu’après des années passées à la chercher, Didier Digard a trouvé sa place au sein du milieu de terrain azuréen : celle des grands hommes.

Ici, c'est Paris

De Didier Digard, beaucoup préfèrent retenir le regard parfois vide, le phrasé lent digne du Doc Gyneco et quelques semelles bien senties à la Pedretti. C’est bien mal connaître le gaillard. Au vrai, l’histoire veut qu’avant son passage à Middlesbrough, le milieu de terrain français n’était pas vraiment un castagneur. De son propre aveu, c’est là-bas qu’il est devenu un homme sur le terrain. En dehors, le double D a tout anticipé. Papa pour la première fois à seize ans, âge où il écumait encore le centre de formation du Havre, il dégaine son premier tatouage. « Marvin » , inscrit l’aiguille du tatoueur sur le bas ventre du lascar. Le premier d’une longue collection. La première ligne d’une histoire qui pourrait couvrir le corps de Djibril Cissé. C’est quelques années avant la naissance de son fiston, en moins de 13 ans, que Didier Digard débute au HAC. Là-bas, l’adaptation n’est pas facile. Désireux de se faire sa place, Didier se bagarre parfois, jusqu’à semer le doute chez quelques-uns de ses éducateurs, mais jamais chez Mohamed Sall, son entraîneur chez les U13. « Il a cru en moi et surtout, il m’a compris. Pour ça, je le remercie » , confiait l’intéressé à Nice Matin. Loin de sa famille et de ses potes, le milieu de terrain passe six ans en Seine-Maritime. Six années de courses folles, de belles relances et de sélections nationales. Oui, Didier fait partie de ces drôles d’oiseaux qui ont connu l’intégralité des sélections de jeunes, des U15 aux espoirs, sans avoir la moindre cape chez les grands. Un crève-cœur ? Peut-être. Mais si celle qui a brisé le cœur de Didier s’habille en bleu, elle ne s’appelle pas France, mais Paris. Fou du club de la capitale, Didier atterrit au Paris Saint-Germain en 2007 pour 2,5 millions d’euros. Après trois bons mois, tantôt au poste de latéral droit, tantôt chez lui, au milieu, Didier se blesse, tergiverse et ne joue que 19 matchs sous la liquette du club de son cœur. Touché mais pas coulé, il largue les amarres une saison plus tard vers Middlesbrough avec, en bouche, l'âpre goût du travail pas accompli. Un crève-cœur.

Taille patron à Nice


Au nord de l’Angleterre, Didier découvre les histoires de gros coups et de gros sous. Au bord de la mer de Nord, l’ancien Havrais s’endurcit, gagne bien sa vie, découvre un championnat qu’il apprécie encore aujourd’hui, mais également la relégation. C’est sous forme de prêt, au mercato d’hiver 2010, que Digard quitte le Nord de l’Angleterre pour le Sud de la France. Didier et l’OGC Nice ne le savent pas encore, mais ils sont faits l'un pour l'autre. L’homme a une revanche à prendre avec la Ligue 1 et a envie de se battre. De la bravoure et de l’envie, des qualités appréciées du côté du Ray. Et si les blessures tentent bien de s’immiscer entre le GYM et son nouveau héros, Didier va finir par devenir ce qu’il aurait dû être : un patron. 24 matchs de L1 en 2010-2011, 30 en 2011-2012 et enfin 36 la saison dernière, où Didier est le deuxième joueur de champ a avoir le plus joué après le Marseillais Nicolas Nkoulou. Aujourd’hui, dans sa demeure de Mougins, à quelques kilomètres à l’ouest de Nice en descendant vers Antibes, Didier Digard savoure. Oui, il aurait pu partir cet été. Mais ce goût d’inachevé resté dans sa bouche à Paris, il ne voulait plus y revenir. Ici, comme son frère, restaurateur à Cagnes-sur-Mer, Didier est un patron. Le capitaine d’une équipe à son image : très joueuse derrière ses airs de battante. Associé au petit Mendy, excellent gratteur de ballon, Digard prouve à qui veut bien regarder un match de Nice qu’il est un vrai joueur de ballon, un amoureux de la beauté du geste emprisonné dans un corps de brute de récupérateur. Son caviar adressé à Alexy Bosetti face à VA ce week-end en témoigne. Et si cela ne suffit pas, Didier Digard sait philosopher sur le football comme il joue, simplement : « Mon geste technique préféré ? Une belle passe. Plat du pied ou coup du pied. C’est très agréable. » Plus qu’un concert de Patrick Bruel, c’est certain.

Par Swann Borsellino
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