1. //
  2. // 8e de de finale aller
  3. // Porto/Malaga

Diego Lugano, libre dans sa tête

Absent de la liste initiale du Paris-SG en Ligue des Champions en août dernier, le capitaine de l'Uruguay s'apprête finalement à disputer un huitième de finale de C1 sous le maillot de Malaga qui rencontre le FC Porto. Six mois passés au placard sans jamais ouvrir sa gueule. Une espèce en voie de disparition.

Modififié
20 28
Diego Lugano est arrivé au Paris SG dans le costume d'un patron. Le genre de mec que l'on laisse partir d'Istanbul sous les ovations de tout un peuple et les yeux humides. Avec sa gueule de playboy, ses cheveux quasi parfaits et son corps d'éphèbe, le capitaine de l'Uruguay devait être la poutre défensive du système d'Antoine Kombouaré. Le premier vrai grand nom du football attiré dans les filets parisiens. Pas forcément une star mais un mec qui a su emmener son pays dans le dernier carré du Mondial 2010 le brassard autour du bras. Avec lui, on se disait que le nouveau PSG allait avoir, à défaut de talent, des couilles. Très vite, la Ligue 1 s'est rendue compte de la lourdeur du mec. L'histoire d'amour s'est arrêtée aux frottis. Bien avant les préliminaires et le coït.

Alors, après six mois de tribunes et de photos Instagram de toutes les soirées franciliennes, le beau gosse a rejoint l'Espagne et Malaga fin janvier. Depuis, il revit. Il vient d'enchaîner trois matchs – tous comme titulaire – et devrait encore débuter ce soir contre Porto, en huitième de finale de Ligue des Champions. Lugano revient de loin. De très loin. En août dernier, le PSG ne prend même pas le temps de l'inscrire sur la liste des 25 joueurs amenés à disputer l'Europe. Avec Siaka Tiéné, ils occupent la place des cons. Celle des pestiférés. Et là, l'homme-sourire tombe de haut. « Je n’aurais jamais pensé connaître une telle situation, expliquait-il dans les colonnes de L'Equipe à son arrivée à Malaga il y a quelques semaines. Je n’ai pas compris comment j’avais pu en arriver à ne pas jouer une seule minute… J’ai toujours beaucoup respecté les décisions de l’entraîneur car c’était aussi une façon de respecter mes coéquipiers qui étaient titulaires. Ce qui est dommage, c’est que le club ne m’ait pas dit l’été dernier qu’il ne comptait pas sur moi. Je l’ai compris fin août, au moment de mon absence sur la liste des joueurs inscrits en Ligue des Champions. Si j’avais su plus tôt, j’aurais demandé à partir. Là, il était trop tard. Mais je tiens à dire que je n’ai aucun problème, ni avec l’entraîneur, ni avec Leonardo. »

Professionnel jusqu'au bout

Même dans les pires moments, le mec a su rester digne. Pas une jérémiade. Pas un scandale. Professionnel jusqu'au bout. Premier arrivé au Camp des Loges. Dernier parti. Un modèle du genre. Même Carlo Ancelotti s'en est félicité. « Lugano est parti à Malaga, il a décidé de partir pour jouer plus. Il n’a jamais joué, mais il a été très professionnel, très sérieux. C’est une très bonne leçon pour toute l’équipe, il est toujours venu ici au Camp des Loges pour travailler. Je le remercie pour ça, car c’est facile d’être professionnel quand tu joues, beaucoup plus difficile quand tu ne joues pas » a-t-il expliqué. On est loin des revendications d'un Mamadou Sakho, Jérémy Ménez ou de l'agent d'un Clément Chantôme. Tout s'est passé dans le respect de la personne humaine. Pourtant, Malaga est un pari. Rien ne dit que le mec jouera beaucoup plus que dans la capitale. A près de 32 piges, Lugano reste irrémédiablement le même joueur : un peu lourd, un jeu uniquement basé sur le physique et tout en grinta. Un putain de guerrier. Il peut être utile. Surtout qu'à Malaga, la concurrence en défense centrale n'est pas exceptionnelle : Demichelis, Wellington et Onyewu. Même s'il n'a reçu aucune garantie de son nouvel entraîneur Manuel Pellegrini, Lugano sait qu'il a un coup à jouer au sein de la meilleure défense de Liga (21 buts encaissés en 24 matches).

Pas du genre lèche-cul, le capitaine de la Céleste n'a d'ailleurs aucune certitude sur son futur temps de jeu. « Des garanties ? Non, ce n’est pas quelque chose que l’entraîneur peut promettre. Mais la logique, quand vous recrutez un joueur au milieu de la saison, est plutôt de vous appuyer sur lui. Alors oui, je pense disputer un certain nombre de matchs tout en sachant que j’arrive dans une équipe forte, où la paire de défenseurs centraux (Demichelis-Weligton) a été très sollicitée. » Encore un signe de respect. Décidément, pour un pays qui n'a jamais été trop regardant sur l’origine de ses touristes longue durée, l'Uruguay a parfaitement éduqué les siens. On pourrait se dire qu'une fois au soleil, le joueur en profiterait pour cracher sa diatribe sur le Paris SG. Même pas. « Avec le coach, on a passé pratiquement huit mois sans se parler. Elle est là notre erreur, à lui comme à moi. Il n’a peut-être pas mesuré ma situation et moi, ce n’est pas mon genre d’aller demander des explications. Sportivement, c’est un échec parce que j’ai peu joué. Mais j’en pars aussi avec le sentiment de ne pas avoir pu montrer ce que je valais, non pas sur un match de temps en temps mais sur la durée (…) Malgré tout, ça restera un très beau souvenir. » Finalement, il y a une certaine logique à retrouver dans ses mots la classe qu'il n'a jamais eue sur le pré.

Par Mathieu Faure
Modifié

Stan Key Lubric Niveau : CFA
Perso, je placerais les frottis ENTRE les préliminaires et le coït
Stan Key Lubric Niveau : CFA
Note : 1
Sinon, Lugano: Grand bonhomme. Si ce c... de Menes n'avait pas décidé d'en faire un running gag pas drôle dès ses premières minutes sur le pré, il aurait peut-être connu une expérience plus heureuse en France.
Et c'est clair qu'à Paris, un mental comme le sien n'aurait pas fait de mal.
Note : 5
' pour un pays qui n'a jamais été trop regardant sur l’origine de ses touristes longue durée' .. ca m'a rappelé une chanson de Gainsbourg: 'SS in Uruguay' :) bon article!
c'est vrai qu'un des dirigeants aurait au moins pu lui dire au début de l'été qu'il n'entrait plus dans les plans.
c'eut été le minimum.
enfin...bon vent à lui.
nononoway Niveau : CFA
Note : 1
Allez Barrichello, enlève cette vilaine perruque, t'es grillé.
Journalducalembour.com Niveau : DHR
Note : 7
Paris enchaîne les comportements pas classe du tout avec ses joueurs. Heureusement pour eux, tu as des mecs comme Menez, qui justifie ce comportement, et font déglutir la pilule concernant par exemple Lugano.

Après le mec a été mauvais sur ses matchs, mais il aurait mérité au moins de prouver aux "journalistes" qu'il en avait plus sous la semelle que l'ont veut bien le croire.

Le capitaine de l'Uruguay se met sur le banc et ferme sa gueule, l'ancien capitaine de l'angleterre sur le banc et ferme sa gueule, le capitaine des Punks à chien qui savent ce qu'est un punk ? Fait chier la moitié de la planète.

Mais non y a pas de problème de mental dans la formation à la française
La dernière phrase est d'un poétisme qui me plait beaucoup!
Note : 1
Voila c'est bien de noter aussi quand des joueurs ont des comportements exemplaires. Je pense aussi à Pauleta qui pendant un moment était sur le banc. Il a pas ouvert sa bouche alors qu'il en avait surement la légitimité...
Note : 4
J'ai un peu du mal avec l'idée qu'être pro c'est fermer sa gueule. Selon moi le PSG n'a pas respecté Lugano, donnant à celui-ci toute la légitimité nécessaire pour au moins s'en plaindre à sa direction. De manière plus général j'ai le sentiment que les joueurs sont traités comme du bétail, alors certes ils sont bien payés mais aucunement respectés à mes yeux.
benbecker
Note : 2
Putain* , il a pris un coup de vieux Richard Gasquet
Note : 2
'Pas une jérémiade.'

C'est pas beau de se moquer de Jérémy Menez.
Guardinho Niveau : CFA2
Note : 3
" L'histoire d'amour s'est arrêtée aux frottis. Bien avant les préliminaires et le coït."

=> Pinaise, fallait s'arrêter après "frottis". Le style était direct, osé, d'aucuns diront rabelaisien, dans tous les cas imagé et suffisamment décalé pour qu'on ne s'y attende pas et qu'on s'étouffe en avalant son café (goulûment).
Là, ça pouvait fonctionner. La phrase d'après ne fait qu'en mettre partout, en mode éjaculateur précoce de l'humour. Dommage.
#brigadedugoût
Appelle-moi Jack !!! Niveau : CFA
Note : 1
Putain* mais le mec est vraiment classe, rien à dire !
Le mec est capitaine de l'Uruguay, est un demi-Dieu à Fenerbahçe, il aurait clairement pu prendre les gens de haut et dire "Je suis Diego Lugano, et c'est un énième Camara qui joue ? C'est quoi ces conneries*" ! Mais non, le mec garde tout ça pour lui !

Monsieur Lugano, respect à vous !
Note : 1
Si j'ai bien compris, un joueur qui est transféré en cours de saison ne peut pas participer à la C1 dans son nouveau club si l'a déjà jouée en première partie de saison avec le club précédent.

De ce point de vue, et en faisant l'hypothèse que le PSG prévoyait de toute manière un départ pour Lugano, le fait de ne pas l'avoir inscrit sur la liste pour la C1 est plutôt bien pensé, puisqu'il peut la jouer maintenant avec Malaga.
là où lugano est honnête (et assez classe) c'est qu'il admet que lui-même a été un peu lâche en n'allant pas vers ancelotti ou leo.
le gars avait en effet bien dit qu'il était content de son contrat et au surplus, vu qu'il est avec femme et enfants, il avait aussi expliqué qu'il ne se barrerait pas en loucedé à la première contrariété.
bref, il a voulu "voir", est resté sans trop rien dire car sa place n'était pas dégueu et qu'il pensait qu'il aurait encore sa chance.
mais c'était sans compter sur la boulimie du dieu tamim qui doit etre nourri régulièrement en joueurs sous peine de péter un cable.
bref, on a attendu le dernier moment et ça a été une surprise que de le voir éjecté comme cela.
je pense qu'un gars comme VDW doit bien prendre en note ce qui vient d'arriver car la direction ne fait absolument pas dans le sentiment.

Le Kiosque SO PRESS

Partenaires
Logo FOOT.fr
20 28