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Diego López au milieu du néant

Le portier espagnol est de très très loin le meilleur joueur rossonero cette saison. Et même s'il va sur ses 34 ans, il est la base sur laquelle le Milan AC doit se reconstruire cet été.

Trois défaites consécutives, deux points pris sur 15 possibles et une solide 10e place à huit longueurs du dernier strapontin européen. Il reste encore quatre journées de championnat, mais la saison du Milan est bel et bien terminée en plus d'être totalement déficitaire. Les négociations pour la revente d'une partie du club à des investisseurs asiatiques renforcent les incertitudes. Toutefois, il faut déjà penser à 2015-2016. L'entraîneur changera, même si on ne connaît pas encore le successeur d'Inzaghi, cela bougera également au niveau de l'effectif et pas qu'un peu. Au milieu de ce marasme collectif, quelques satisfactions individuelles parmi les joueurs certains de rester. La verve (à courant alternatif certes) de Ménez, le bon impact initial de Bonaventura et d'Antonelli, et puis surtout les prestations XXL de Diego López. Si le peuple rossonero devait élire le joueur de la saison, le portier espagnol l'emporterait haut la main.

Top 3 italien, top 5 européen


Pour beaucoup, Galliani est définitivement gaga, et les campagnes de transferts de ces dernières saisons justifient ce constat. Néanmoins, l'historique dirigeant rossonero est encore capable de quelques coups d'éclat, grâce notamment à ses relations. Son amitié avec Florentino Pérez a ainsi facilité la transaction entre les deux clubs. Diego López avait encore deux ans de contrat, mais le Milan n'a pas lâché le moindre centime pour faire signer un gardien qui avait mis Casillas sur le banc. Seulement voilà, puisqu'on se méfie toujours de tout ce qui est espagnol en Italie, le Galicien n'a pas franchement été accueilli à bras ouverts. D'autant que les quatre années de contrat pour un joueur de 33 ans laissaient dubitatif. Sa bourde (plus blessure) contre Parme dès la deuxième journée aurait d'ailleurs pu le cramer d'emblée, mais il s'est rapidement ressaisi.

S'il n'est que le septième gardien de Serie A à avoir effectué le plus de parades (89), c'est parce qu'il n'a disputé que 26 rencontres. En se basant sur la moyenne, Diego López est second derrière Sportiello avec 3,40 arrêts par rencontre. La vérité, c'est qu'il ne s'attendait pas à se faire autant canarder, comme il l'a confié à la Gazzetta dello Sport cette semaine : « Au fond, c'est amusant, même si cela aurait été mieux que mes parades servent à quelque chose » . Détrompe-toi, Diego, elles ont servi à ce que le Milan se sauve tranquillement. Et on exagère à peine. Sans les multiples sauvetages de son portier, les Rossoneri seraient quelques places plus bas, même si les trois relégables sont lâchés. D'ailleurs, la moyenne des notes des trois journaux sportifs transalpins le projettent à la troisième place cette saison derrière Mattia Perin et Gigi Buffon. Galliani, lui, continue d'en faire un des top 5 européens : « Les deux meilleurs sont Courtois et Neuer, ensuite, ça dépend des mois » , rétorque-t-il modestement.

Grand gardien, petits défenseurs


Une saison 2014-15 de très haute volée, la meilleure de sa carrière même, selon ses propres dires : « J'ai 33 ans, l'âge parfait pour un gardien de but. Physiquement, je suis bien et, psychologiquement, j'ai la maturité nécessaire pour affronter chaque difficulté » . Résultat, une réelle sensation de sérénité transmise à toute son équipe, même si cela n'a servi à rien vu le niveau de ses défenseurs. Dommage, car on pensait le problème enfin résolu pour un club qui a toujours eu des problèmes récurrents à ce poste. Hormis les deux, trois grandes saisons de Dida dans la première partie des années 2000, les portiers rossoneri ont toujours eu des soucis de régularité, que ce soit le Brésilien, Abbiati ou encore Sebastiano Rossi. Mauvais timing donc. Ou un gardien fiable ou une défense infranchissable, mais jamais les deux en même temps.


Pour rebâtir (une nouvelle fois) le Milan, il faudra des fondations solides. Diego López apporte des garanties, mais le reste ? Qui mettre devant le gardien espagnol ? Grâce à une politique de recrutement complètement ubuesque, le club peut aujourd'hui compter sur neuf défenseurs centraux : Bocchetti, Rami, Paletta, Zapata, Alex, Mexès, Bonera, Zaccardo, voire Albertazzi. Pas un pour rattraper l'autre, chacun alternant pour subir les humiliations des attaquants adverses. Voilà trois ans que l'on attend les successeurs de Thiago Silva et Nesta, partis en même temps à l'été 2012. Si rien n'est fait, Diego López doit s'attendre à vivre une nouvelle saison compliquée, même s'il cherche à nuancer : « Je me sens responsable comme les autres, si on n'est pas bon, c'est aussi de ma faute. Il faut être autocritique, exigeant et professionnel » . Ah... Si seulement tous ses coéquipiers raisonnaient de cette manière.

Par Valentin Pauluzzi
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