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Diego le Blanc

À part le ballon, l'autre grand amour de Diego Maradona était blanc et en poudre. Son addiction à la cocaïne l'a accompagné durant presque toute sa carrière et même après, entre tests antidopage truqués, amis infréquentables, et rechutes permanentes.

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Assis sur une chaise de bureau au milieu d'un garage sordide, avec un short en jean, un T-shirt noir sans forme et ses cheveux bouclés un peu sales en bataille, Diego Maradona s'anime, parle vite et fort, en agitant les mains dans tous les sens. Avec ses boucles d'oreille en diamant et sa croix en argent au bout de sa chaîne, on pourrait croire la scène tout droit sortie du film Snatch. Mais El Pibe de Oro est en interview avec Emir Kusturica pour présenter le documentaire que lui a consacré le réalisateur serbe. « Emir ! » , interpelle Maradona, avant de poser en espagnol le genre de question qui ne sert à rien, si ce n'est à alimenter la machine à fantasmes et à regrets : « Sais-tu quel joueur j'aurais pu devenir si je n'avais pas pris de cocaïne ? » Marado' marque une pause, opine du chef, puis met ses mains en prière pour conclure sur un terrible : « Quel joueur nous avons perdu ! J'ai un goût amer en bouche, parce que j'aurais pu être bien plus grand. Je vous assure ! » Mais une question en appelle une autre : sans cet éternel compagnon qu'a été la cocaïne, Maradona aurait-il été Maradona ? Son arrestation en mars 1991, menotté en chemise à motifs, écrasé par la meute des journalistes, sa tête de dément un peu suspecte après son but face à la Grèce au Mondial 1994, ses contrôles positifs, l'arrêt cardiaque qui a failli le tuer en 2004... La légende de Diego s'écrit aussi ici. Dans des traînées de poudre, des soirées auxquelles ne devrait pas participer un sportif de haut niveau, et une folie permanente qui fait que Maradona n'est pas qu'un simple génie du football, mais une icône populaire qui a explosé les cadres du sport.

Le Dieu napolitain

Chacun sa mafia


Quel joueur aurait été Maradona sans la cocaïne ? Même avec, le garçon s'en est plutôt bien tiré. Et si c'est lors de son passage un peu chaotique à Barcelone que Maradona a croisé la route de la blanche pour la première fois, c'est à Naples que l'histoire d'amour battra son plein. Ville folle, explosive comme le Vésuve qu'elle borde, bouillonnante et hyper attachante, Naples était faite pour accueillir le génie fantasque de Maradona. L'Argentin y est tout simplement devenu un dieu, même pour les gros bonnets de la mafia locale. Les connexions entre Maradona et les parrains napolitains sont toujours restés floues. Niées par le joueur, fantasmées par le public et les journalistes, elles ont fini par être en partie confirmées en 2011 lors du procès de Salvatore Lo Russo, ancien boss du quartier de Miano, une des places fortes de la Camorra. « Je suis devenu un ami proche de Maradona, qui a souvent fréquenté ma maison et affirmait apprécier ma compagnie. À quelques reprises, il m’a demandé si je pouvais lui trouver de la cocaïne pour sa consommation personnelle » , balance le chef de clan dans sa déposition, en dévoilant ensuite une anecdote hallucinante : le trophée de meilleur joueur du Mondial 1986 de Maradona, planqué dans le coffre-fort d'une banque, a été volé par un clan rival en 1989, puis fondu en lingots d'or. Mafia ou pas, la vie napolitaine de Maradona est débridée et surtout poudrée. Corrado Ferlaino, le président du club, se démène pour le couvrir en lui filant des pipettes d'urine propre, ou en utilisant ses connexions pour que des médecins qu'il connaît et soudoie s'occupent des contrôles de l'Argentin. Mais après sept saisons, le séjour de Maradona prend fin dans les larmes, avec le contrôle positif à la cocaïne en mars 1991 qui lui vaut quinze mois de suspension.

Le café qui fait courir vite


Là encore, la machine à spéculations tourne à plein régime, et certains jurent que c'est la mafia elle-même, agacée d'entendre Maradona parler de ses velléités de départ, qui a organisé sa chute. Et dire que trois ans plus tôt, en mai 1988, Maradona avait participé avec Zico, Matthäus, Francescoli et plein d'autres au jubilé de Michel Platini à Marcel-Picot. Un match censé soutenir la lutte contre les drogues, et au cours duquel Maradona jouait avec un maillot floqué « No drug » . Après le drame de 1991, le footballeur-noceur retourne se faire une santé en Argentine, chez les Newell's Old Boys, et retrouve la sélection avec laquelle il se prépare à disputer le Mondial 94. Les qualifications se passent mal, et l'Albiceleste termine en barrage contre l'Australie. Un match aller terminé à un partout, et l'Argentine est bonne pour un match retour de la mort. Surprise, aucun contrôle antidopage n'est prévu, ce dont l'Australie se plaint, en vain. Les Argentins l'emportent, chopent leur ticket pour le Mondial, et en revenant sur l'incident en 2011, Maradona s'amusait : « Avant l'Australie, on nous a donné un café qui rend plus rapide. Ils ont mis quelque chose dans notre café, et on a couru plus longtemps. » De la provoc', qui ne fera pas oublier que le Mondial américain de Maradona avait été un chant du cygne à l'image de l'homme. Du génie à l'état pur, avec ce but incroyable contre les Grecs, puis du gâchis, avec son contrôle positif en pleine compétition. Si la substance retenue n'est pas la coke, mais de l'éphédrine, les médecins de la FIFA indiquent qu'on a retrouvé un cocktail de cinq produits différents dans ses flacons.

La chute finale


Et alors qu'en 1989, Maradona avait opté pour une ligne de défense offensive, avec un tonitruant « Je ne me suis jamais drogué pour gagner un match, ni joué sous les effets de stimulants, le reste appartient à ma vie privée » , cette fois, il se montre abattu : « Je ne veux plus me venger. Ils ont brisé mon âme, ils m'ont coupé les jambes. » Ce coup-ci, ça sent le sapin à plein nez, et personne n'imagine le revoir un jour sur un terrain. Il tente le coup du complot, en accusant la FIFA de ne pas avoir fait un contrôle au hasard comme elle était censée le faire, mais de l'avoir visé lui directement. Mais pas question d'abandonner. Maradona remet le pied à l'étrier, s'entoure de culturistes pour sa préparation physique, demande même au sprinteur déchu pour stéroïdes Ben Johnson de l'aider. En Argentine, où il reste une idole absolue, on lui donne une nouvelle chance, et Boca Juniors l'engage. Après une saison 1995-1996 correcte, il participe au match d'ouverture de la saison 1997, et marque un penalty contre Argentinos Junior. Le dernier but de sa carrière. Un contrôle inopiné après la rencontre le grille à nouveau, il est positif à la cocaïne. À trente-six ans, il est définitivement fini, après avoir fait parler la poudre une fois de trop.



Par Alexandre Doskov
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Dans cet article

GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
NON et NON!!!je ne suis pas fan de pelé mais je ne digere pas

Diego c'est surtout le mondial 86 où il marche sur le monde
avec naples il gagne deux scudetto et une C3 mais ce que le monde retient c'est 2 semaines de gloire entre les 1/4 et le finale du mondial

A naples ses buts ne sont pas legendaires

https://www.youtube.com/watch?v=A5HLKlt7kxM

pélé c'est une decennie au top
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Maradona aussi, c'est une décennie (si ce n'est plus) au sommet.

Dès 78, bien que non sélectionné pour le Mondial à domicile, il est meilleur buteur du championnat argentin, où évoluent la quasi-totalité des futurs champions du monde. Il réédite cette performance en 79 et 80, marchant, à moins de 20 ans, sur ce qui n'est alors pas loin d'être le meilleur championnat du monde.

Il passe ensuite un an à Boca où il s'affirme comme le meilleur joueur du monde, déjà, puis signe à Barcelone où malgré une disette en matière de titre, il est élu meilleur joueur du championnat d'Espagne dès sa première saison, avant une seconde marquée par les blessures et son peu de goût pour l'Espagne.

Puis Naples, où il écrase tout (la vidéo que tu partage est toute pourrie, c'est un top totalement subjectif, des buts mythiques du Pibe au Napoli, il y en a plein d'autres, rien que dans les suggestions youtube on nous propose ça https://www.youtube.com/watch?v=_ipl1mInKbY qui est plus exhaustif et envoie dix fois plus de rêve), plaçant enfin le Napoli sur la carte du football italien.

Alors si, entre 85 et 90, il atteint sans doute le niveau le plus élevé jamais vu pour un footballeur, ça ne doit pas occulter que son réel "règne" démarre dès 78, pour se briser à Rome un soir de 90, sous les sifflets d'Italiens prompts à supporter la Mannschaft (qu'il ne se privera pas de traiter de "hijos de puta" devant toutes les caméras du monde en plein milieu des hymnes nationaux).

On est loin des "deux semaines" de gloire.
Oui les 2 semaines de gloire c'était abusé. Mais il n'est le meilleur footballeur du monde qu'à partir de 1986, avant cela ça se joue entre Platini et quelques brésiliens.
@Pelusa

Tu as raison mon ami.
Et puis, quand bien même ce général aurait raison.

Certains marquent plus l'Histoire en deux semaines qu'en cent ans.
@ AuxArmes :

Dans ce cas, on peut aussi dire qu'au début de la carrière de Pelé, Di Stefano et Puskas bien que vieillissants sont encore meilleurs que lui, qu'en 62, le meilleur joueur du monde est indubitablement Garrincha, qu'Eusebio lui a tenu la dragée hautes plusieurs années consécutives avant que le Roi ne s'incline en personne en 1968, déclarant "le meilleur, c'est lui" à propos de George Best (tout comme il avait prêté allégeance au soviétique Streltsov).
el.maestro Niveau : DHR
Eusebio a tellement tenu la dragée haute à Pelé que lorsque Santos et Benfica se sont affrontés, la 1e équipe a atomisé la deuxième (comme je suis pas un grand spécialiste d'histoire je sais pas si eusebio jouait sur cette dite confrontation, mais quand même). Sans prêter plus d'attention que ça aux classements respectifs de pelé et diego (qui est 1 ou 2 je m'en tape complet), tu ne peux pas remettre en cause les arguments pour pelé et diego qui sont cités plus haut. Pelé semble avoir eu une hégémonie sur le foot mondiale plus "longue" que celle de Maradona, même si on peut éventuellement dire que 62 est l'année de Garrincha, notamment grâce à sa coupe du monde, je te l'accorde.
De 78 à 84 ce sont plutôt Zico et, surtout, Platini qui semblent se partager le titre honorifique de meilleur joueur du monde. Maradona prenant le pouvoir en gros autour de 85/86 jusqu'en 90 (disons qu'en 85, Maradona et Platoche regardent tout le monde de haut, ce qui tendrait à prouver que son histoire d'avoir tué le mythe Platini c'est un peu bidon). Ca fait très mathématique et calculateur ce que je dis, mais tout ça pour dire qu'il me semble un brin exagéré de dire que Maradona a été le meilleur joueur incontesté pendant plus d'une décennie.
Bref ce commentaire n'a absolument pas pour but de dénigrer l'un ou l'autre des deux joueurs. Comme l'avait dit hier quelqu'un dans son commentaire, une 1ère place ex-æquo Pelé/Diego aurait été plaisante également, tant l'impact du Brésilien sur le football de son continent est au moins aussi important que l'impact de l'Argentin.
el.maestro Niveau : DHR
Par contre, mon GENERAL, dire que les buts de Maradona à Naples ne sont pas légendaires, faut pas forcer. Rien que son coup franc indirect contre la Juve clôt le débat
Note : -1
En terme d'intensité, ça dépend si tu marques le monde par des exploits sportifs ou par ton comportement, j'ai envie de te dire.
Le film de Kusturica est assez médiocre je trouve, mais l'auteur de l'article à raison de relever cette réplique de Diego qui résume tout : "Emir, tu as vu quel footballeur j'aurais pu devenir ?".
A mon sens :
C'est cette lucidité qui confère au personnage de Maradona, l'allure du symbole infini dans notre imagination .
Mais c'est aussi celui-ci qui le fait choir de son trône de plus grand footballeur de tous les temps.

Et personnellement c'est ce qui me plait chez Diego Armando Maradona.
Super-Pippo Niveau : CFA
Le corner rentrant contre la Lazio. Puis des lobs magnifiques aussi.
Platini fût exceptionnel à la juventus à partir de janvier 1983, après quelques mois d'adaptation à son nouvel environnement, avec comme point d'orgue, un triple titre de capocannoniere dans une serie A où évoluaient un grand nombre des meilleurs avants de la planète, alors que ce n'était pas un attaquant de pointe...
Et que dire de son Euro 1984, absolument dantesque, où il tira la France vers le haut, encore plus que ne le fît Maradona, pour l'Argentine, lors de Mexico'1986?
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 3
T'as pas vu la lumière, Paco.

T'as pas vu cette putain de lumière...
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Pour moi, si on parle des meilleurs joueurs du monde dans les 80's, la décennie se divise en deux parties quasiment égales :
- De 80 à 85, Platini, Zico et Falcao dominent le football mondial, Diego (comme Rummenigge ou Conti) étant légèrement en retrait de ces trois-là.
- De la fin 85 et surtout 86 jusqu'en 90, Maradona prend le pouvoir et s'impose comme l'incontestable meilleur joueur du monde durant ces cinq saisons consécutives (la concurrence incarnée par Van Basten et Matthaüs n'émerge que sur la fin de la décennie).
FredAstaire Niveau : DHR
Pour compléter les meilleurs joueurs du monde par décennies, on pourrait avoir en gros (je laisse évidemment à Alain le soin de détailler)
Périodes post Schiaffino et Zizinho (pour ne vexer personne):
Périodes de leur apogée:

- Puskas 52-60 (du titre olympique à la C1 60)
- Di Stefano 53-60 (des débuts au Real à la C1 60)
- Garrincha 55-63
- Pelé 58-70 (de la CDM à la CDM avec quelques creux dus aux blessures)
- Eusebio 61-72
- Prétendants plus ou moins éphémères?: Best, Rivera, Charlton, etc.
- Les années 70 Cruyff et Beckenbauer, et leurs vassaux
- Et évidemment les années Platini, Zico, etc.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
@ el maestro, juste pour répondre à ton interrogation, lors du Benfica-Santos de la Coupe Intercontinentale 62 (deux victoire de Santos, 3-2 au Maracana à l'aller et 5-2 au retour à l'Estadio da Luz), Pelé et Eusebio étaient tous deux présents sur la pelouse. Au match retour, Pelé inscrit d'ailleurs un triplé tandis qu'Eusebio réduit la marque en fin de match alors que le score était déja de 5-0 pour Santos (le milieu de Benfica Santana atténuera un peu l'humiliation à l'ultime minute en marquant le 2e but portugais).

Benfica, meilleur club européen du début des 60's, n'était d'ailleurs pas verni lors de ses confrontations en Coupe Intercontinentale avec ses rivaux sud-américains, entre le 5-0 concédé au Centenario face à Peñarol en 61 et donc ce 5-2 infligé par Santos l'année suivante (Peñarol et Santos qui étaient sûrement les deux meilleures équipes sud-américaines et peut-être mondiales dans les années 60).
Ce commentaire a été modifié.
@alegria
Si, elle est venue de Laurent Blanc. Étonnant, non ?
Bien d'accord. Ce n'est pas que vous surestimez Dieguito, mais vous sous-estimez Pelé.

Et pas seulement niveau jeu, également au plan de l'aura, de la suite, de l'extra-footbalistique. Ce mec est connu dans le monde entier comme Jésus, il atteint un niveau de gloire où ils sont très peu à se trouver (certains en parlaient hier : Ali, Jordan, etc.).
Dans les années 80, Maradona était la personne la plus connue dans le monde, devant Jean-Paul II et Michael Jackson. Je pense qu'on peut dire que niveau aura, ça n'a pas grand chose à envier à Pelé.
Et tu te bases sur quoi pour affirmer la tendance? T'as fait un sondage dans ta famille?
"A Naples ses buts ne sont pas légendaires".

La sélection n'est pas terribles, mais les 3 premiers, pffff.

Le coup franc contre la Juve est légendaire. Personne ne concevait que ce ballon puisse redescendre, aussi vite aussi fort.

Le n°2, le lob contre Vérone est magnifique. L'angle choisi dans la vidéo ne lui rend pas hommage:

https://www.youtube.com/watch?v=4aiMu9Dt_IE

et que dire de ce contrôle sur le premier.

Après si tu veux un meilleur aperçu de quelques belles actions napolitaines:

https://www.youtube.com/watch?v=_ipl1mInKbY
GENERAL DE GOAL. Niveau : Ligue 2
oui 2 semaines de gloire.c'est abusé,il est déjà tres bon en 78 et merite sa place en selection pour le coupe du monde en argentine mais il ne marche sur le monde qu'apres son transfert à naples et la cdm(il trop peu joué au barca)

il regne pas tres longtemps à mes yeux,un peu comme ronaldinho

Mais bon,quand on melange genie et folie
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
T'as rien compris ni au génie ni à la folie.

Reste raisonnable, mec.
Le major galopant Niveau : Loisir
ce "trop peu de jeu au barça" lui a tout de même valu d'être élu meilleur joueur du championnat dès sa première saison.
Aussi il semblerait que vous devriez revoir ses performances en argentine et réévaluer le niveau du championnat argentin de l'époque
@Le major galopant j'ai toujours eu la certitude qu'il avait été élu meilleur joueur du championnat sa première année au Barca, mais vu que ces derniers temps ma mémoire m'a fait défaut sur d'autres posts, j'ai voulu vérifier sur Wikipédia, qui ne l'indique pas dans ses distinctions individuelles. Raison pour laquelle je ne l'indique pas dans mon post en dessous.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
"Aussi il semblerait que vous devriez revoir ses performances en argentine et réévaluer le niveau du championnat argentin de l'époque."

@ Le major galopant : tu fais bien de le rappeler, ça paraît bien loin aujourd'hui mais à la fin des 70's et au début des 80's, les championnats argentins et brésiliens étaient deux des meilleurs championnats au monde (il n'avaient strictement rien à envier à l'italien et à l'anglais) !
Rien de plus logique quand on se souvient que les champions du monde argentins de 78 jouaient tous au pays sauf Kempes (à Valence), et que 20 des 22 joueurs de la Seleçao 82 évoluaient au Brésil (seules exceptions, Falcao à la Roma et Dirceu à l'Atletico)...
Le major galopant Niveau : Loisir
@aerton

En effet je n'y ai pas trouvé trace non plus, et ce , même sur d'autres sites. Néanmoins, dans le documentaire 'un gamin en or' d'arte , ce prix fut mentionné.
Le major galopant Niveau : Loisir
@Alain Proviste

Exactement!
Des rires et Deschamps Niveau : District
D'une part, en 86, il gagne la Coupe du Monde à lui tout seul (n'oublions pas qu'il jouait avec le gardien de Brest et l'attaquant de Nantes), d'autre part à Naples, il gagne le Scudetto notamment en écartant le Milan de Sacchi en 90 brillant Champion d'Europe (à Naples, à part Careca - et encore - ya pas grand monde).

A Naples ça restera la personne la plus importante jusqu'à la prochaine éruption du Vésuve.

Donc voilà, d'accord, c'est un drogué, mais pour moi c'est le plus grand.
Ce commentaire a été modifié.
"L'attaquant de Nantes" était un des meilleurs sud am avant de sombrer à cause des blessures et de l'affaire va-om. Nantes avait faut un coup en le recrutant.
On parle d'une époque où Nantes était un prétendant au titre et où la D1 un championnat de très bon niveau attirant de grand joueur.

Quand à Diego le drogué, je dirais qu'un excessif comme lui avait de grandes chances de rencontrer un "produit".
Des rires et Deschamps Niveau : District
C'est vrai pour Nantes, même s'ils étaient en fin de cycle (à cette époque, les patrons c'étaient Bordeaux, leurs rivaux c'était plus le PSG, l'OM et Monaco).

Ce que je voulais signaler en fait, c'est que cette équipe d'Argentine de 86 était très très moyenne, et que sans Maradona ils auraient probablement pas atteints les 1/4 de finale.
Ce commentaire a été modifié 2 fois.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
"Niveau aura", "stats", "buts", "tableurs excel".

Les mecs, vous n'avez pas juste des yeux pour voir ?

Un coeur à exploser ?

Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 2
Juste deux précisions : Diego survole certes le Mondial 86 comme nul autre avant lui ni après lui, mais y avait pas non plus que des peintres dans cette équipe argentine. Ruggeri était un très bon défenseur, extrêmement solide, Batista un bon chien de garde au milieu, Valdano un attaquant classieux et surtout, "l'attaquant de Nantes" Burruchaga était un excellent meneur de jeu, l'un des meilleurs milieux offensifs sud-américains du milieu des années 80, titulaire du grand Independiente 84 où il formait un superbe duo avec Bochini.
Alors certes, ce n'était pas une très grande équipe mais pas non plus des tocards.

Même constat pour le Napoli. Celui de 86-87 était certes plutôt moyen par rapport à certains de ses concurrents, en revanche le Napoli de la période 88-90 avait d'excellents joueurs en plus de Diego : Careca évidemment mais aussi Giordano (au début), Alemao, Carnevale, De Napoli, Ferrara, Fusi...

Et juste un truc, quand tu dis "à part Careca - et encore", je peux pas te laisser dire ça ! ;)
Careca, c'est juste le plus grand attaquant brésilien des années 80, sans doute le meilleur joueur brésilien de la Coupe du monde 86 (et l'un des meilleurs attaquants de ce Mondial) ! Et aussi LE chainon manquant du Brésil 82. A la base, c'est lui qui était censé être le titulaire en pointe de la Seleçao au Mondial 82, jusqu'à cette maudite pubalgie à 4 ou 5 jours du début de la compétition. On ne le saura jamais mais si Careca avait été présent à la place de ce gros balourd de Serginho, pour recevoir les offrandes de Falcao, Zico et Socrates, Dieu sait combien de buts supplémentaires le Brésil aurait pu marquer... Peut-être que la face du Mondial en aurait été changée...
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
T'es beau quand tu t'excites, Alain.

Plus tu t'excites, plus t'es beau, plus t'es juste.

T'as évidemment raison sur tous les points, mais - et c'est ça le plus beau - t'as aussi déraison sur tous les points.

Incontestable.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Héhé, il faut dire aussi que je réagis toujours instinctivement quand on rabaisse un de mes chouchous.
Et parmi tous les absents de ce top sud-américain figurent deux d'entre eux, les deux oublis que je déplore le plus : Caniggia et Careca qui, hasard ou coïncidence (faut avouer que c'est troublant), se trouvent être les plus fidèles partenaires, amis, coéquipiers, compléments, serviteurs et destriers de sa majesté Diego !
Le "gardien de Brest" c'était en 90. Et puis Pumpido, Cucciuffo, Brown (qui est énormissime dans ce mundial où Bilardo se décide de se passer de Passarella), Olarticoechea, Ruggeri, Batista, Giusti, Burru, Enrique, Valdano c'est pas des tocards non plus hein. Sur le banc on avait du Clausen, Garré, Bochini, Borghi, Trobbiani, bref que des gars qui avaient déjà gagné les championnats de leur pays et même la Libertadores.
Tous ces joueurs dans le 11 étaient bien disciplinés et tactiquement très au point, de toute façon sinon tu ne jouais pas avec Bilardo.
Enfin bref, je signerai des 2 mains pour avoir juste 2-3 joueurs de cette trempe dans l'Albiceleste actuelle (en plus de Messi et Masche).
Donc faut pas déconner, Argentine 86 c'était pas 10 peintres avec un extraterrestre, allez voir leur parcours en club.
FredAstaire Niveau : DHR
Alegria, tu es amoureux d'Alain?!
FredAstaire Niveau : DHR
Alain, j'aurais du, maintenant c'est trop tard, faire un top (c'est la mode) des joueurs que tu cites le plus souvent; ça tourne à l'obsession.
On s'rait pas loin d'avoir:

Caniggia, Didi, Schiaffino, Garrincha, et des tas d'autres.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
@ FredAstaire, héhé c'est pas faux ! ;)
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Merci pour la mise au point Dip !
D'ailleurs j'avais oublié de le signaler mais en effet, Goycochea est le gardien titulaire en 90 (énorme Mondial de sa part d'ailleurs, les Yougos et les Italiens doivent encore en faire des cauchemars). En 86, c'était bien Pumpido et je crois pas que Goycochea faisait partie du groupe au Mexique (le 2e gardien devait être Luis Islas, le 3e aucune idée)...
Le 3e gardien c'était Héctor Zelada: http://img4.hostingpics.net/pics/835863Zelada.jpg
Un "local" puisqu'il jouait au Club América, selon la rumeur Bilardo l'aurait sélectionné pour "remercier" son club d'avoir laissé l'Albiceleste utiliser ses installations durant leur séjour au Mexique. Pour l'avoir vu jouer dans quelques matchs, c'était quand même un bon gardien.
FredAstaire Niveau : DHR
Je comprends rien à la disposition des coms, ça part dans tous les sens. Petit aparté en direction de Dip et d'Alain, et autres maniaques de l'histoire et des statistiques.
On parlait des doubles champions du monde sans avoir joué, à savoir les bésiliens Castilho et Pepe, il semblerait, après recherches qu'il existerait un 3ème larron: le gardien Guido Masetti (34 et 38). Nos amis italianophiles auraient pu (et du) nous alerter, ou ils ne nous lisent pas.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Comme tu as placé ton com partout, je fais aussi un copier-coller de ma réponse :

Autant ce que tu dis sur Pelé est vrai, autant je ne comprends pas comment tu peux limiter Maradona à ce seul (et énormissime) Mondial 86.

Déjà au Napoli, comme le rappelle l'article, il débarque dans un club moyen du calcio pour en faire un grand club italien et européen (pas tout seul certes car l'effectif napolitain était très bon mais sans Diego, jamais il n'aurait décroché ces titres). De 87 à 90, le Napoli sublimé par Maradona, décroche deux Scudetti + une 2e place en 88 (dépassé in extremis par le Milan), dans le championnat le plus relevé du monde, où évoluent les plus grandes stars mondiales - il y a aussi la 2e place de 89 mais là, moins de regrets vu comment l'Inter avait dominé la saison.
Comme le rappelle Mouzone, la concurrence en Serie A à l'époque était absolument démentielle : la Juve de Platini, Laudrup, Scirea et Cabrini, le Milan de Van Basten, Gullit, Rijkaard et Baresi, l'Inter de Matthaus, Brehme, Bergomi et Serena, la Samp de Mancini, Vialli et Cerezo...

Et que dire de la Coupe UEFA 89 ? Déjà rappelons qu'à l'époque, la C3 était au moins aussi relevée que la C1. Et cette année-là, le Napoli fait un parcours exemplaire : Lokomotive Leipzig et Bordeaux en hors-d'oeuvre (deux équipes loin d'être des faire-valoir), puis la Juve en quart avec cette mythique remontada au San Paolo (victoire 3-0 après la défaite 2-0 à Turin), le Bayern en demie sans coup férir et enfin la finale face à Stuttgart où Diego obient d'ailleurs un 10/10 par la Gazzetta !

Et même au Mondial 90, forcément moins réussie que celui du 86 avec une Argentine plus défensive, Maradona signe l'une des plus belles actions de la CDM face au Brésil en 8e : un slalom magistral dans la défense brésilienne pour servir Caniggia sur un plateau, éliminant une Seleçao qui dominait nettement la partie depuis le coup d'envoi.

Tout ça sans parler de ses exploits, tout jeune, à Argentinos Juniors et à Boca : signalons, parmi tant d'autres, ce match où Maradona annonce qu'il mettra quatre buts à Hugo Gatti, le mythique portier bostero. Et bien, combien de buts Diego lui a-t-il inscrit finalement ? Quatre, évidemment !

Bref, si la carrière de Pelé est évidemment monumentale, nul besoin de l'encenser pour dénigrer celle de Maradona en retour !
Comme je le disais hier, on a juste affaire aux deux monstres sacrés de l'histoire du football qu'il est impossible de départager autrement que par sa simple sensibilité personnelle... Pour moi, match nul entre les deux !
FredAstaire Niveau : DHR
Pelé-Maradona, it's a draw!
42 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Je me demande aussi quel joueur j'aurais été sans la cocaïne.
Juge du canapé Niveau : Loisir
Je me demande quel drogué j'aurais pu être sans le sport
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Bah toi, le mec caché derrière Higuita, tu es un magnifique joueur.

Je te prends tous les jours dans mon équipe.
Un joueur un peu plus enveloppé, peut-être...
En résumant cet aspect "cocaine" du dossier Maradona, nous avions donc, probablement, le meilleur joueur de l'époque utilisant régulièrement, non pas pour améliorer ses performances, mais pour son plaisir privé, une substance assimilée à un produit dopant, donc interdit. Une des choses qui a été le plus interpellant, pour moi, c'est voir, quelques années plus tard, sur un plateau tv, l'alors président Napolitain Ferlaino rire de "la bonne blague" qu'ils faisaient régulièrement, lors des contrôles anti-dopage, en fournissant des échantillons d'urine autres que ceux de Maradona afin de dissimuler cette dépendance.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 1
On s'en branle de la coke.

C'est un détail infime - pathétique - dans la chanson de Diego.

La chanson de Diego a pris de la coke pour rester harmonieuse avec la légende du Pibe de Oro.

Parce qu'il a été traversé par l'éternel Pibe de Oro.

Putain, comment voulez-vous ne pas prendre de coke après avoir été traversé par l'absolu ? Le travail ? La besogne ?

Vous êtes fous. Un corps humain n'est pas métaboliquement apte à contenir autant d'intensité.

Maradona s'est incendié une fois aux yeux du monde et depuis il ne cesse de se consumer.

C'est le maximum qu'on puisse espérer d'un simple organisme humain.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Célébrez-le ou crachez lui dessus, de toute façon

Il mérite tout.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
D'accord avec Alegria, franchement on s'en tape de la coke ! Il en a pris dans un but récréatif et ça n'a jamais été un produit dopant, bien qu'elle figure sur la liste des substances interdites...
Après, chacun en pense ce qu'il veut mais perso, les jugements moralisateurs, très peu pour moi (à partir du moment bien sûr où la C n'était pas consommée pour améliorer ses performances - et là-dessus je n'ai guère de doutes) !
Merci mon pote @ Alegria.

L'histoire de l'éphédrine me fait penser à un client que j’assistais en Garde à Vue. Il avait été arrêté pour conduite sans permis, sous emprise de stupéfiants et délit de fuite.

Après le prélèvement papillaire il ressort positif au THC et aux amphétamines. Connaissant les habitudes du bonhomme je m'étonne de la présence d'amphèts et là il me répond "je vous jure maître, je croyais que c'était de la cocaïne".

Peut être que Diego a lui aussi été victime d'un dealer malhonnête.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Ahaha !

J'aime que tu découvres ta vie et en plus tu te paies le luxe d'être marrant !

Je t'embrasse mon ami, je t'embrasse sincèrement.

Maintenant je monte sur mon vélo et je guidonne en centre-Rouen. Ma meuf m'attend.

La vie est passionnante.
Alegria, où comment mettre tout le monde d'accord le tout en moins de 140 caractères!
Conclusion: Alegria > Twitter!
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J'aime beaucoup cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=s60k_JP … vidIriarte

Je dois avouer être un amoureux de la musique de Michael Jackson en général. Il faut le dire.
Mais, ça dépasse ça, pour le coup.

La musique colle parfaitement au sentiment de sérénité que me procure le fait de voir Diego jouer.
Et puis, il y a ces paroles :

But they told me
A man should be faithful
And walk when not able
And fight till the end
But I'm only Human

Ces paroles définissent ce que je pense de Maradona.
On a pas le droit de nier la faiblesse humaine, faiblesse qui résulte souvent de la folie du génie.

Maradona a peut-être fréquenté la blanche, mais il a aussi fréquenté l'éternité. Il l'a tutoyée, puis lui a fait la bise.
Plus classique, la vidéo de Diego dont je ne me lasse pas est celle-ci :
https://www.youtube.com/watch?v=7hHhaHSaTlQ
Elle met certes un peu trop l'accent sur les côtés "dribbleur" et "tireur de coup france", occultant son génie absolu du lob et le merveilleux passeur qu'il fut, mais putain, le pâté qu'elle envoie !
Avec Tom Morello en fond, ça envoie, comme tu dis !
En bonus, ce qui est peut-être mon but préféré de l'idole :
https://www.youtube.com/watch?v=3vKn6rdkUR0
Trop rarement montré dans les vidéos qui lui sont consacrées.
@Pelusa, je pensais qu'aujourd'hui pour rendre hommage à la première place de Diego, tu nous remettrais ton ancien avatar, force est de reconnaître que je fais un peu too much dans l'imagination..
Surtout que vu la gueule de drogué qu'il avait sur ce précédent avatar, ça aurait été hyper raccord avec le présent article...
Mais non, je reste fidèle à Alberto. Je m'appelle déjà Pelusa, c'est suffisant !
Une gueule de drogué tellement j'ai eu du mal à le reconnaitre!
le combot Pelusa + cet avatar aurait été plus que parfait!
@Algiers, j'ai cliqué sur le lien non pas pour voir une énième fois les exploits de Diego, mais pour écouter encore cette musique de Michael Jackson. Contradictoire me diras tu certes, mais Michael Jackson, c'est vraiment après sa mort que je me suis rendu compte à quel points ses mots étaient purs et depuis, je manque jamais une occasion de l'écouter...en boucle!
@Elji

Mon ami, il n'y a rien de contradictoire à aimer tout ce qui est beau.

Je vais mettre mon maillot du Sénégal en ton honneur. Enfin, non, il fait un peu froid.
Mais, promis, la prochaine fois que je le mets sur le dos, je penserai à toi.
@Algiers
Le fait déjà que tu possèdes un maillot du Sénégal me procure une énorme joie et rien que de te penser l'enfiler, surtout à mon honneur, c'est comment dire...indescriptible! En fait, j'ai pas les mots pour le décrire. (C'est là où je regrette de pas être Victor Hugo ou Lamartine pour te pondre un bon pamphlet de remerciement!)
9 réponses à ce commentaire.
D'ailleurs puisqu'on parle de Naples et de cocaïne:

https://www.youtube.com/watch?v=_ipl1mInKbY

Enjoy.
RomsteakGary Niveau : DHR
Pour moi, ça n'a jamais été un argument de dire "t'imagine si untel ne buvait pas, si il avait un hygiène de vie plus saine, etc". Au delà du fait qu'on pourra jamais le savoir et aussi que ça a participer à l'image publique du personnage, il y a un aspect qu'on néglige trop souvent : le moral du joueur.

Prenons l'exemple de Ronaldinho, dont certains disent qu'avec une bonne hygiène de vie il aurait gagné encore plus de titres qu'il n'a gagné. Sauf que la vie privé de Ronnie a un rapport concret avec son tempérament et donc sur son jeu. Avec une vie saine, il serait plus sage à tout les niveaux selon moi, et donc le terrain compris.

Donc pour moi, la cocaïne n'a pas juste permis pas à Maradona de devenir une icone hors des terrains, mais elle a symbolisé et même façonné directement ses caractéristiques de joueur.
Tu as raison.

Diego Maradona était quand même un joueur bien particulier avant d'avoir rencontré la cocaïne (on dit que c'était à Barcelone, il était alors déjà le meilleur joueur de son continent, ou, en tout cas, sa valeur montante).
Ce commentaire a été modifié.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Diego a recouru à la coke parce que le Pibe de Oro en lui l'avait abandonné.

Il a voulu le ressusciter à coup de came.

Comme si Jésus était resté en croix pendant des siècles et des siècles, à se lamenter, à se tortiller pour que le clou n'achève pas sa chair.

D'ailleurs, quelqu'un a t-il pensé à le déclouer ?
2 réponses à ce commentaire.
Qu'est ce que c'est que cette histoire de Ballon d'or 1986 détenu par la mafia ? Maradona n'a jamais eu de ballon d'or puisqu'il était argentin ...
Orso94210 Niveau : CFA
En effet. Je me posais la même question. Il doit juste s'agir d'une grosse coquille. Parce que Diego en a amassé des récompenses individuelles en 1986...
Le ballon d'or qui récompensait le meilleur joueur de la Coupe du Monde.
Merci pour l'info, j'aurais appris quelque chose aujourd'hui !

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9co … e_football

"Le ballon d'or désigne le meilleur joueur de la coupe du monde. Le ballon d'argent et le ballon de bronze désignent respectivement les 2e et 3e meilleurs joueurs de la coupe du monde. Son nom officiel est « Ballon d'Or Adidas » pour des raisons de sponsoring."
3 réponses à ce commentaire.
Il y a un mythe très européen qui pense que Maradona est né au football en 1986. Dix ans plus tôt tout le monde le connaissait en Argentine et pas mal commençaient a en entendre parler en Amérique du Sud. On oublie aussi que malgré un passage mitigé à Barcelone, il se fait applaudir, tous mouchoirs blancs dehors, par le Bernabeu, performance qui ne sera pas renouvelé par un azulgrana pendant 10 ans, jusqu'à ce qu'un autre génie (Ronaldinho) mette tout Madrid dans sa poche.
Il est difficile de le comprendre aujourd'hui, mais le champion espagnol des années 80 était d'une violence inouïe, principalement pour ce type de genre jugé provocateur. Sans dénigrer personne je pense qu'aucun joueur offensif actuel du Barca ou du Real n'aurait fait pas la même carrière dans la Liga de la 1ère moitié des années 80.
performance qui ne sera pas renouvelée par un azulgrana pendant 20 ans*
Ce commentaire a été modifié.
Note : 1
très vrai ton dernier paragraphe. Le début des années 80 est l'apogée des équipes basques sur la liga et leur jeu qu'on leur connait. Durant le passage de Diego à Barcelone c'est 4 titres consécutifs pour le pays basque avec la real sociedad (champion d'espagne 81 et 82)et l'athletic bilbao (également un doublé 83 et 84). Ce n'est qu'avec la quinta del buitre puis la révolution cruyff au barça que la Liga va renouer avec un football qu'on lui connait actuellement.
Le meilleur Maradona c'est celui de Boca (enfin, celui de 79-81, donc Argentinos-Boca).
Voilà, c'est dit.
Dip je ne sais pas, en tout cas le jeune Maradona, celui qui évolue Argentine, est en phase d'exploration du champs infini de ses possibles, donc il semble plus libre, plus virevoltant, dans la réinvention permanente de son génie. Certains disent que sa grave blessure en Espagne où on lui met des broches à quelque peu modifier son jeu. Je reste circonspect car ses fulgurances napolitaines sont remarquables et quasi-permanentes. Probablement que le jeu européen et la maturité du Pibe sont deux facteurs plus déterminants dans cette évolution de son jeu.
Le major galopant Niveau : Loisir
quoique je ne cautionne pas tes propos, je te remercie pour le lien; une vraie mine d'or :)
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Dip, je te remercierai jamais pour ce lien (footballia), une vraie mine d'or comme dit mon confrère Puskas !
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Juge du canapé Niveau : Loisir
Michel blanc ? blanc
Eric blanc ? Noir !
Gérard blanc ? blanc !
Michel noir ? blanc !
Michael Jackson ? N....., gris !
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Le plus grand de tous, il mérite cette place tout en haut du panthéon sud-américain. Un dieu vivant qui est descendu du ciel pour nous distribuer de la joie, des frissons, des colères, des incompréhensions, du bonheur, des dribbles, des punchlines, des lignes de coke mais surtout : du foot. Incroyable joueur qu'il fût, à jamais le plus grand. Cette empreinte qu'il a laissé dans le foot, c'est comme un chat qui marche dans une dalle de béton encore fraîche, c'est indélébile (sauf si on met du carrelage mais là c'est une autre histoire).

Dès que je peux, je danse pour toi Diego
https://www.youtube.com/watch?v=Yh4IiC5p1WU

Bien sûr qu'il y a débat avec Pelé, mais je pense qu'on est tous assez intelligents (quoique certains non, passons) pour savoir être dans la juste mesure et regarder cette place comme un choix à faire, les deux auraient pu prétendre à la 1ère place. Peut être un ex-aequo. Bref, on s'en balance, jouissons ensemble et rappelons-nous de D10S et de son talent.
Il y a un truc plus fantastique que Maradona, c'est la manière dont les commentaires disparaissent !
le CM de sofoot.com, c'est garcimore
1 réponse à ce commentaire.
y'a un truc dont je n'entends pas beaucoup parler, c'est sa blessure contracté lors du match contre l'atletic bilbao, où goikotchea lui brise la cheville.
une blessure de ce type, à l'époque, signifiait souvent fin de carrière, a tout le moins perte de niveau. déjà que de nos jours, le processus de guérison est long et encore parfois incertain (parfois et incertain, c'est redondant, non ?).
lui est revenu et est devenu celui que l'on sait par la suite.
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Note : 6
Il existe un motif secret au beau milieu de la tapisserie de San Diego, d'où l'on peut admirer l'étendue de ce qu'il a représenté, et de ce qu'il représentera à jamais.

C'est cet instant halluciné, à peine une poignée de minutes, où le Pibe de Oro est apparu et s'est mis à scander une manière de rhapsodie bohémienne face à des anglais statufiés comme les commandeurs d'une armée déjouée.

Entre la 51ème et la 54ème minute du quart contre l'Angleterre, on a assisté à ce qu'il faudra bien finir par appeler une transfiguration, le passage d'un corps opaque au corps de lumière. A la 51ème, Maradona, le gamin impulsif qui avait sabordé l'Albiceleste en 82, est devenu Diego, le vengeur de son peuple. A peine 3 minutes plus tard, le vengeur s'est démasqué pour révéler son vrai visage.

Un visage éternel et connu de tous les peuples.

On rabâche toujours les Malouines au sujet de ce match, mais comme souvent lorsqu'on parle de guerre, les Malouines ne sont qu'une prétexte inepte.
L'histoire de la géopolitique pourrait se résumer à un manuel de domestication pour canidés rabiques. Les nations n'ont jamais su s'éduquer et leurs rapports, débarrassés de tous oripeaux, est semblable aux plus primaires réactions épidermiques, des aboiements hystériques pour forcer l'autre à se coucher ou bien faire le beau.

Hélas, de beaux, Galtieri et Thatcher ne le fussent jamais ( surtout que Margareth avait - paraît-il - le dos large ). Ils se sont disputés les Malouines comme des chiens se disputent un bout de viande faisandée; pas pour se nourrir mais pour le plaisir de montrer des crocs qu'ils n'avaient même plus.

On avait bien découvert traces d'hydrocarbures dans ces îles quasi-désertes, abandonnées à la lande maladive et à la caillasse, mais ce n'est certainement pas ce qui poussa Galtieri à faire valoir sa souveraineté de pacotille.
La vérité, c'est qu'il a utilisé le prétexte des Malouines pour détourner la colère de son peuple sur les Anglais plutôt que sur sa vieille trogne véreuse.

" D'abord, nous tuerons tous les agents de la subversion, puis leur collaborateurs et puis enfin leur partisans ; ensuite viendront les indifférents et enfin, pour terminer, les indécis."

Voilà en condensé d'ignominie, d'où sourd la colère du peuple d'Argentine. Voilà d'où vient ce cri insupportable qui a fait trembler l'Aztéca quand Maradona a osé battre Shilton de la main.

Ce n'est jamais agréable de voir un chien mordre aux couilles même celui qui le tient en laisse. Mais c'est ce que Maradona a fait pour devenir Diego, et contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas les couilles de Thatcher qu'il a mordu (bien qu'elle en fut - selon les plus fins analystes - généreusement pourvue), mais bien les couilles de Galtieri, de Viola, de Videla, de Peron, la grappe de couilles de Pater Militari, des Saturnes obscènes qui prennent plaisir à faire disparaître leurs propres enfants.

Desaparecidos ! dans les entrailles de l'Histoire.


Ce but en catimini, cette divine mimine, n'est pas un but arraché de la main mais bien du ventre de Diego, du ventre martyrisé de la Mère Argentine, qui a perdu tant de fils, tant de pibes.

Dans l'Evangile selon San Diego, il est écrit (ch 12 ; vs 133) :

" Tu auras le droit de répondre au mal par le mal à celui qui a offensé tes entrailles. Tu le marqueras de ton fer le plus cuisant afin que sa chair se souvienne de ton baiser ardent comme se rappelle à la viande le grill de l'asado."

A cet instant précis, si l'on est Argentin, si notre Mère est Argentine, il est évident que Diego n'a pas triché.

Il a seulement enfreint la loi.

La loi qui ne veut plus rien dire puisqu'AU NOM DE LA LOI disparaissent les enfants d'Argentine.

La loi, Diego danse avec, et c'est lui qui conduit. Plus tard, il dira : " Entrer dans la surface et marquer, c'est comme danser avec Bennaceur." Un verset essentiel que des copistes peu scrupuleux ont piteusement déformé.

Diego n'a pas triché. Il a juste dansé un tango avec le corps arbitral. Comme Judith jadis usa de ses charmes pour trancher la tête d'Holopherne, l'oppresseur de son peuple. C'est par cet authentique but de tapin que Diego venge son peuple. Comme le dernier des derniers, il est allé jusqu'à se prostituer, prostituer son corps et sa passion pour venger son peuple.

Ce but qu'on appelle "Main de Dieu" est en fait une main du siècle. Le fruit de l'Histoire, du cycle éternel des rapports de force rabiques qui meuvent les nations.

Il va de soi que si l'on n'est pas Argentin, cette gaudriole est une tricherie infamante, une entorse impardonnable à l'esprit et à l'honneur.

Si l'on n'est pas Argentin, Diego vient d'assombrir l'horizon du salut. Il était à peine 13h à Mexico, et Diego a fait apparaître la lune en plein ciel.
En fautant ainsi devant le monde entier, Diego s'est crucifié pour tous les siens. Il s'est emparé de la souffrance de la Mère Argentine et s'est cloué lui-même sur la croix des nations.

Les nations rabiques qui ne savent qu'aboyer ou se soumettre. Qui ne savent répondre au mal que par le mal.


Il a fallu 3 jours à Jésus pour ressusciter, Diego ça lui a prit 3 minutes.

Il suffit d'un bijou de pacotille et d'une simple rocambole pour faire tourner la tête des peuples idolâtres.

Ce "But du siècle" (qui est celui de Dieu, je milite pour l'inversion des termes), cette trajectoire surgie de nulle part, on la connait par coeur :

Beardsley, Reid, Butcher...

Diego leur a servi son meilleur plat : la tortilla à l'anchois ! Idéale pour foutre le feu aux palais britanniques et aux talons du Pibe - car c'est à cet instant précis que devient devient El Pibe de Oro - l'enfant aux pieds de feu.

Cette course tortillarde, comme une liane se tresse autour d'un arbre pour aller chercher la lumière, cette vénusté aquatique qui ne connait nulle obstacle, nulle rempart pouvant la contenir, débordante ! Virevoltante ! Et bondieu ! comment veux-tu estropier un anchois ?!

Intouchable, messieurs les Anglais, vous l'avez vous-mêmes constaté :

" En fait, je vais vous le dire mais je ne devrais pas. Durant ce match, on lui en a mis dans le buffet, comme rarement un joueur en a reçu dans un match. Et le type est constamment revenu à l'abordage, à chaque fois plus fort, plus rapide."

Aparté : on voudrait tous que Maradona ne soit que ce génial artiste, qu'il ne soit pas ce gamin brute qui faillit éventrer Batista en 82, que jamais il ne fut ce visage surchargé d'extase qui s'est affiché en gros plan en 94 - exorcisant ses vieux démons d'une transe si stupéfiante qu'il en convoqua d'autres bien plus cruels. Mais si Maradona n'était pas ce taureau furibard que la banderille excite plus que la muleta, il n'aurait jamais inscrit ce but. Il ne serait jamais devenu le Pibe de Oro. A présent il rumine et tourne en rond dans une arène déserte, il se cogne et se cogne la tête contre les planches, contre les murs, pour saigner d'abondance et personne n'est là pour lui porter le coup de grâce. Alors il se souvient, abruti, que jadis, il fut le Pibe de Oro, et il saigne de plus belle.

Il saigne parce qu'un jour, ce taureau furibard à été touché par la grâce et qu'il est apparu Pibe de Oro aux yeux de tous. Aux yeux Argentins, aux yeux anglais, aux yeux du monde.

Un jour, Diego a cagnardé les Anglais, d'un coup de soleil dans le dos, et l'autre en plein coeur.

Il a cagnardé le monde, bien au-delà de l'humble Aztéca. Il a porté une lumière ce jour-là qui a fait resplendir chacun de nous. Gracieux comme un fagot d'épine, Diego a fait taire toutes les Jérémiades possibles.

C'est Depuis cet instant, que les authentiques calendriers datent de l'heure Une durant Diego, paraît que les femmes d'Argentine, afin d'apaiser leurs enfants fiévreux, égrainent un-à-un les billes de leur chapelet d'une main hystérique, en psalmodiant des noms aux sonorités barbares... Beardsley... Reid... Butcher...
Et les gosses perclus de fièvre s'élèvent et s'enragent au cantique de Pibe de Oro. Parce qu'ils sont tous, nous sommes tous, des pibes de oro.

Certaines femmes parviennent à prolonger leur transe dans le souvenir commun du Pibe effaçant Shilton, mais cela est une hérésie. Un fantasme collabo.

Petit enfant d'or, si désespérément attendu par toutes les mères du monde.

Diego s'est révélé ce jour-là et Dieu a reconnu les siens. C'est-à-dire nous tous. Nous sommes tous les fils de l'évidence. Nous sommes tous orphelins de l'harmonie primordiale des gaz. Orphelins du sublime que l'on est.

Oui, Dieu parle espagnol et il sent le graillon.

Mais sur deux chiquenaudes magistrales, il s'est révélé à nos yeux. Dieu s'est incarné Argentin, ce n'est pas immuable (il a tant de masques, cet Harlequin de l'absolu), mais ce jour-là Dieu nous a accordé un signe.

Il m'a fait signe. Et ce ne sont pas balivernes que de croire et chercher les signes qui illumineront ta vie. La moindre lumière est divine, le moindre scintillement, car il permet, l'espace d'un instant de dissiper les ténèbres. Et d'écarter les perspectives de ce putain de labyrinthe où tu finiras par devenir le minotaure de toi-même.

Diego a montré la sortie. Comme Ariane avec sa pelota.
T'es un grand malade Alegria, tu m'as emmené je ne sais où, mais j'ai pris du plaisir, tu as largement bonifié ces semaines de top (dédicace à Alain également), avec l'apothéose aujourd'hui, merci l'artiste !

Au passage, ta partie sur le double regard sur ce but de la main, tricherie pour le monde / justice pour les argentins, est on ne peut plus juste, des argentins me l'ont déjà expliqué de la même manière. Il est vrai qu'ici en Argentine, ce but existe sous une dimension autre, ce n'est plus du foot, c'est un sentiment intérieur qui a traversé tout un peuple, quelquechose que rien ni personne ne pourra effacer ni leur prendre ! Vive le foot !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
Superbe hommage Alegria, dans la lignée de ton ode à Garrincha !
D'ailleurs, s'il y a bien deux joueurs qui dépassent la froide réalité des statistiques et des chiffres bruts, ce sont Mané et El Pibe de Oro ! Pour moi, ces deux-là, avec leurs différences, représentent la quintessence du football : ils symbolisent la joie et l'allégresse qui peut transpirer de ce sport merveilleux mais incarnent aussi toute la dramaturgie qui en découle, dans ses aspects homériques comme dans ses penchants démoniaques...
Merci Alegria.
Merci Alain, merci Algiers et tous les autres qui ont égayé nos journées avec leur lyrisme, leur sensibilité et leur humour; qui ont décidé de nous divertir et de nous instruire, par plaisir, altruisme et goût du partage.

Finalement ce qui vous rapproche des Grands, qui nous ont réuni quotidiennement pendant cette semaine, est l'amour du jeu, la pierre miliaire qu'aucun assaut des cons, des modernes, des pédants, de la FIFA, de Raiola, bref de tous ceux qui essaient de salir notre passion, n'arrive à entamer.
Enfin, je peux mettre des +1 et je me suis bien éclaté à en mettre sur cette page !
Merci l'ami ! J'ai adoré ces moments et je suis même un peu triste que ca se termine.
Ce commentaire a été modifié.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Algiers, tout pareil, je pense même que ça va me faire un certain vide pendant quelques jours : on s'était habitué à notre article de 16h pour les 9 premières dizaines puis à nos papiers de 14h pour le top 5...

D'ailleurs j'espère que t'as lu mon dernier com (que j'ai posté exprès en triple sur 3 articles sur Diego) ? Pour clore ce top et ces trois semaines en beauté, une petite discussion/débat sur les grands absents, ce serait vraiment super !
Du coup rdv ce week-end j'espère. ;)
FredAstaire Niveau : DHR
Oui d'accord, mais vous avez tous vu ce programme de dingue ce samedi? plus le rugby, que j'adore.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
C'est clair, j'avais même pas trop fait gaffe mais entre Barça-Malaga, Bayern-Dortmund et le derby madrilène, joli programme sur Bein ! Par contre, j'ai pas SFR Sport donc pas de MU-Arsenal pour moi (oui je sais, le streaming)...
Mais dans l'immédiat, je vais déjà faire une sieste, j'ai fait une nuit blanche à bosser, je suis au bout du bout du rouleau !
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
Désolé de ne pas honorer avec vous la fin de cette glorieuse épopée.

Ç'a été un réel plaisir d'échanger avec vous, les amis. Et d'enfin avoir résolu le mystère du Ç.

Merci à vous les gars pour tous ces bons moments.
FredAstaire Niveau : DHR
Ça n'est qu'un au revoir.
11 réponses à ce commentaire.
pibe en carton Niveau : Loisir
Pelé est un génie terrien, quoi qu on en dise ila marqué son sport, maradona c'est un alien, avec des joueurs en carton , il a gagné une coupe du monde, il a mis Naples sur la carte du football alors que cette dernière n'etait connue que pour le vesuve.
Ce classement est justifié..
O Alegria Do Povo Niveau : Ligue 2
J'ai même pas relu et je suis bourré.

Comme Diego sa mère la trajectoire parfaite.

Je pense à Senna, du coup. Bref, je vais nous relire.
Maintenant c'est après les interviews qu'il faudrait le contrôler...

Reste que je suis content de voir qu'il est numéro un.
Il y a le Diego avant son départ pour l'Europe. Et celui d'après.

Oui il était camé. Dans un milieu et une époque ou les produits dopants étaient en plein essor. C'est l'âge d'or des performances sous came.

Tout le monde le savait. Il a été couvert, comme beaucoup d'autres.

Je le crois quand il prétend que la cocaïne l'a rendu moins fort qu'il aurait pu l'être.

Il a fait beaucoup de conneries dans sa vie. Comment adorer un mec comme çà? Comment penser que c'est un mec bien?

Maradona est d'après moi la définition du football.
j'ai compté 52 messages contre 64 affichés. arrêtes tes conneries garcimore
Oui j'ai le même problème.

Je pensais qu'Anastasie sévissait. Mais cela semble être un simple bug depuis la nouvelle configuration. Si tu cliques sur afficher tous les commentaires, tu les auras tous à droite de ton écran.
2 réponses à ce commentaire.
Ce commentaire a été modifié.
Note : 3
Bon les amis, on arrive à la fin de ce top 100 sudaméricain conclu magnifiquement par Diego. un merci à tous ceux qui ont enrichi avec beaucoup de passion la section des commentaires au fil de ce classement.

Du coup, j'ai un truc à poster en guise de commentaire final donc je le pose là.

petit (gros) aparté sur l’histoire du football sudam d’avant 1950 (puisque ce top permet d’en parler). Car finalement on a peu évoqué dans ce classement toute la période avant 1950 où le football argentino-uruguayen dominait le monde et révolutionnait le jeu (offensif) dont l’Europe va se nourrir avec les joueurs latinos qui viendront y jouer ou lors des tournées des clubs et des premières compétitions internationales. Car non le football total n’est pas apparu avec Cruyff, l’Ajax et les PB - ce serait déjà oublier l’influence de la grande Hongrie de 54 - ou ceux qui pensent que ce moment coïnciderait à l’arrivée de Di Stefano au Real. Non, le football européen s’est inspiré d’un football total bien en avance sur son temps qui fleurissait avant les années 50 du côté du Rio de la Plata. Une période très intéressante et importante dans l’histoire du football, je me concentre dans ce post sur le football argentin mais à mettre en lien avec ce qui se passe aussi en Uruguay à cette période (j’ai très peu de connaissances sur le football uruguayen, l’ami Penarol aurait beaucoup de choses à dire). Donc voici une petite liste (pour ceux qui sont intéressés pour approfondir sur le sujet) de par les quelques ouvrages et articles que j’ai lu à ce sujet, pour évoquer des noms qui ont été cité dans ce top, d'autres oubliés, peu connus ou carrément inconnus en Europe.

Le Racing est la première grande équipe argentine avec 7 titres consécutifs dans les années 1910 (1913-1919) emmené par Ohaco, Perinetti, Marcovecchio et le phénomène Pedro Ochoa "el crack de la aficion" dont Carlos Gardel lui a dédicacé la chanson "patadura".
Puis des lignes d'attaque qui répondent au nom de "los diablos rojos" du club d'Independiente (années 1920) : Seoane, Orsi, Ravaschino, Canavery et Lalin ; ou "Los profesores" d’Estudiantes LP (années 1930) avec Scopelli, Guaita, Manuel Ferreira, Lauri et Zozaya.
Il y aussi les premières idoles de Boca Juniors : Bidoglio (l’un des tous premiers grands défenseurs), Tesoriere, Roberto Cherro, Tarasconi ou Varallo ; à River Plate : Carlos Peucelle, Minella ou B. Ferreyra.
Ainsi que des joueurs comme le légendaire Antonio Sastre (dont son passage au Brésil dans le club de Sao Paulo fut considéré comme essentiel à l'époque pour son apport au jeu brésilien) et Vicente De la Mata (tous les 2 idoles d’Independiente), et également Luis Monti, Masantonio la légende d’Huracan, Enrique Garcia ou Gabino Sosa.

Des joueurs évidemment qui forment l’ossature de l’Argentine vice-championne olympique 1928 et vice-championne du monde 1930 (2 fois battue par l’Uruguay) et des premiers titres en Sudamericano l’ancêtre de la Copa America (1er titre en 1921, puis 1925, le doublé 1927 et 1929, et un autre titre en 1937). Compétition où elle se livre des batailles en finale bien souvent contre son grand rival Uruguayen (finales perdues en 1923,24, 26 et 35 toutes contre l’Uruguay) une équipe tout aussi fabuleuse et au sommet du football des années 1920 (2 titres olympiques 24 et 28 + le sacre mondial de 19930). Ces matches opposent manifestement les 2 meilleures équipes de cette époque, 2 équipes en avance sur le jeu et leurs adversaires.
A noter que certains joueurs seront aussi parmi les Oriundi de l’Italie championne du monde de 34 (Guaita, Monti et Orsi).

Ensuite, les années 1940 sont très fastes pour le football argentin : 4 sudamericanos en 5 participations (1941 et le triplé 45-46-47, et une finale perdue en 42 toujours contre l’Uruguay). Cette décennie glorieuse (hélas sans Coupe du Monde…) est donc dominée par la fameuse Maquina de River Plate (Labruna, Pedernera, Moreno, Munoz et Loustau) auxquelles on pourrait rajouter Nestor Rossi (l’un des inventeurs du poste 5, position devenue clé dans la tradition du football argentin) et le défenseur Yacono qui figuraient dans cette équipe.
Le Boca Juniors des années 40 avec son trio du milieu Carlos Sosa, Natalio Pescia et Ernesto Lazzatti (lui aussi surnommé "el pibe de oro" en son temps) avec les attaquants Sarlanga et "El Atomico" Mario Boyé, Boca qui empoche tout de même 2 titres consécutifs devant River Plate en 43 et 44. Et il faut aussi évoquer le San Lorenzo porté par le "tercete de oro" : Pontoni, Rinaldo Martino et Farro. San Lorenzo champion d’argentine en 1946 et qui en 46-47 fait une tournée européenne remarquée et prolifique dans la péninsule ibérique (avec 2 victoires contre la sélection espagnole de l’époque 7-5 et 6-1 !). Enfin pour finir, le Racing à la fin des années 40 et au tout début des années 50 (3 titres consécutifs 49-50-51) avec Norberto Mendez, Sued et Simes.
Merci de rappeler ce qu'était ce football, cruellement oublié de ce classement ...
FredAstaire Niveau : DHR
Brillantissime, mais Alain nous a déjà longuement parlé de cette période
Bon, alors qui se lance pour parler de l'ancêtre du football, le Tsu-Chu ?
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
@ FredAstaire, pas forcément : j'ai beaucoup parlé du foot sud-américain de club des années 40, 50, 60, 70 et 80, mais pas énormément de celui de l'entre-deux-guerres, étant moins calé sur les décennies 1920 et 1930... et pour ça, un grand merci à ajde59 !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Superbe commentaire, ajde59 ! Précis, pointu, fouillé, détaillé, documenté...
Tu fais d'ailleurs bien de rappeler en quoi le football rioplatense des années 20 et 30 fut un précurseur du football total, l'Argentine et surtout l'Uruguay étant alors très en avance sur leurs homologues européens. Si l'Argentine a moins ce problème de sous-médiatisation, on occulte bien souvent l'immense apport de la Celeste et du football urugayen de l'entre-deux-guerres à l'évolution du jeu !

Petit complément d'info : en parlant des précurseurs (et donc des inspirateurs) du football total néerlandais des 70's, il y eut, comme tu le rappelles, l'Uruguay et l'Argentine des années 20/30, la Maquina de River dans l'après-guerre, le Penarol 49-53 et sa fameuse "Escuadrilla de la Muerte" (Schiaffino, Ghiggia, Oscar Miguez, Hohberg, Vidal), la Hongrie 54...
Mais on peut aussi citer, quelques années plus tard, une autre grande équipe argentine, le Racing de José Pizzuti qui balaye tout sur son passage en 66-67 : le championnat argentin (39 matchs consécutifs sans défaite), la Libertadores contre le Nacional et enfin la Coupe Intercontinentale 67 face au Celtic ! Une équipe extraordinaire collectivement, dont le jeu hyper offensif était basé sur la polyvalence des joueurs et des permutations incessantes, et qui pouvait s'appuyer sur de superbes joueurs : l'immense Roberto Perfumo, l'un des plus grands défenseurs argentins de l'histoire, Coco Basile, "El Chango" Cardenas, ou encore la star Humberto Maschio, meilleur buteur de la Copa America 57 avec la mythique équipe d'Argentine des "Carasucias", de retour à 33 ans d'un exil de neuf ans en Italie (Bologne, Atalanta, Inter, Fiorentina).

Petite satisfaction supplémentaire pour le Racing : en devenant le premier club argentin "champion du monde", il devance son grand rival d'Avellaneda, Independitente, qui avait pourtant déjà remporté deux Libertadores (évidemment, El Rojo se rattrapera grandement par la suite, devenant "El Rey de Copas" dans les 70's avec son duo Bochini-Bertoni)...
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Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Note : 1
@ ajde, on en parlait sur un précédent article, je sais pas si tu étais là : le contexte historique mondial ne le permettait pas mais quel dommage qu'il n'y ait pas eu de Coupe du monde dans les années 40 !
Imagine par exemple un Mondial en 1946. On aurait pu avoir une compétition extrêmement relevée, avec notamment quatre équipes redoutables :

- Argentine : les cinq de la Maquina de River (Moreno, Pedernera, Labruna, Loustau et Munoz) ainsi que Nestor Rossi, Boyé, Norberto Mendez, Di Stefano... La sélection qui survolait l'Amérique du Sud après-guerre, avec ces fameuses trois Copa America consécutives... Sur le papier, c'est tout simplement monstrueux ! L'équipe à battre, sans aucun doute !

- Brésil : un potentiel trio légendaire en attaque avec Zizinho et Ademir, les artistes du Brésil 1950, rejoints par le magicien Leonidas, encore vert à 33 ans. Une triplette qui aurait pu s'inscrire au panthéon du foot brésilien : rien que de l'imaginer, ça fait rêver ! Et que dire d'un quatuor offensif avec Jair, l'ancien attaquant de Vasco...

- Uruguay : la base de la Celeste championne du monde 1950, avec quatre ans de moins. Peut-être un peu jeunes mais la plupart allaient former le grand Penarol de la fin des années 40 (Roque Maspoli, Varela, Schiaffino, Ghiggia, Oscar Miguez, Vidal...).

- Italie : une équipe construite sur l'ossature du Grande Torino avec le génial Valentino Mazzola en chef d'orchestre et son partenaire du milieu Ezio Loik. Devant, les deux coéquipiers de la Juventus, le vieux et le jeune : la légende Silvio Piola qui pourrait disputer une dernière CDM et le "bambino" Boniperti, 18 ans, prêt à assurer la relève.

Bon, c'est vraiment du foot-fiction mais franchement, avec ces quatre grands favoris + les outsiders traditionnels (comme la Suède du trio Gre-No-Li, la Yougoslavie, l'Angleterre), ça aurait eu de la gueule !
Ce n'est que du PES mais j'ai posté quelques équipes dont vous parlez, faites vous plaiz', cliquez sur ce qui vous intéresse :)

Sélections: http://pesclassicstats.freeforums.org/conmebol-f33.html
Clubs: http://pesclassicstats.freeforums.org/conmebol-f39.html
7 réponses à ce commentaire.
Note : 1
Il y a Huggy les bons tuyaux et Dip les bons liens ;)
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