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Diego Demme, c'est ce qu'il y a d'plus beau

Diego Demme, vegan au style de jeu proche de celui de Gattuso, devrait être le 94e joueur à débuter sous le maillot de l'équipe d'Allemagne sous Joachim Löw. Après avoir régalé toute la saison avec Leipzig, le milieu de terrain de 25 ans s'apprête à faire profiter la Mannschaft de son talent.

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Sur sa cheminée, Diego Demme a peut-être des animaux empaillés, mais pas encore de trophées prestigieux. Pas de Pokal, pas de Meisterschale, et pas même un titre de champion dans une division quelconque à afficher fièrement. Il n'a rien, si ce n'est un trophée plus intime : une dent. Sa dent. Celle qui est tombée en avril dernier, à la fin d'un match de Bundesliga contre Fribourg, quand Diego Demme a inscrit le premier but de sa carrière en se battant avec Pascal Stenzel. Marquer n'est pas chose facile pour le milieu défensif du RB Leipzig. Ce but restera inoubliable pour cette dent, qui a désormais sa place dans une vitrine à la maison. Avec bientôt d'autres compagnons ? À 25 ans, Diego Demme a l'avenir pour lui. Il peut même dès cet été se tailler une place au soleil en compagnie du champion du monde en titre, pour la Coupe des confédérations.

Demme sait monter si haut


Du haut de son quart de siècle, Diego Demme n'est pas un petit jeune. Ses débuts en professionnel remontent d'ailleurs : c'était en 2010, avec l'Arminia Bielefeld. Passé ensuite à Paderborn, le milieu de terrain ne fait pas partie de l'expédition rapide du SCP en Bundesliga. Il préfère partir six mois plus tôt, en janvier 2014, quand le RB Leipzig le contacte. Quitte à prendre le risque de jouer une saison en D3, alors qu'il a déjà 22 ans. Mais l'aventure est concluante, avec un ticket pour la 2. Bundesliga pour monter deux ans plus tard dans l'élite en finissant derrière Fribourg. Enfin, voici la Bundesliga et la renommée pour le promu, qui éclabousse le championnat allemand avec une impressionnante lignée de talents qui explosent tous ensemble. Il y a Timo Werner, depuis quelques mois déjà en Nationalmannschaft, ou le passeur suédois Emil Forsberg, ainsi que l'incroyable Naby Keita. Plus discret par son rôle sur le terrain, Demme fait moins parler. Il est pourtant celui qui représente le mieux son club, selon le directeur sportif Ralph Rangnick, qui le voit comme une parfaite parabole de l'évolution de Leipzig en trois ans.

Et manger tous ses adversaires


Son entraîneur Ralph Hassenhüttl n'a pas manqué de souligner son importance et son implication dans la réussite du RB : « Il n'abandonne jamais, pas même le travail le moins agréable à faire. Avec sa passion et son endurance, il est prédestiné pour notre style de jeu. » Seulement, en Allemagne, il ne figure que trop rarement dans les grands titres des journaux sportifs. Parce que même s'il participe à l'intégralité de 32 des 34 matchs de Bundesliga, ses 12 kilomètres par match semblent condamnés à moins exciter les foules qu'une frappe de trente mètres ou un dribble spectaculaire. Il n'est pas comme l'idole de son père, qui a choisi de l'appeler Diego en référence à Maradona. Du côté des observateurs, il n'est pas oublié pour autant. À plusieurs reprises, Joachim Löw va le voir avec son équipe et ne manque pas de souligner ce qu'il apprécie. « C'est un petit Gennaro Gattuso » , explique-t-il en conférence de presse. « C'est un joueur qui va volontiers au duel, qui est très fort physiquement et qui se place bien pour défendre. J'ai adoré le regarder. Il a pratiquement mangé l'adversaire dans les duels. » Pour Löw, qui aime avoir du sang neuf pour ce rôle usant de la sentinelle qui court 90 minutes durant, Delle tombe à pic. Après Kramer en 2014, il est pile ce qu'il faut en 2017 à cette Mannschaft qui manque parfois de mordant, de vice et d'envie de vaincre, comme lors du dernier Euro. Et si à la ville, Diego Demme est un vegan qui ne s'en cache pas et le revendique, il n'est absolument plus le même dès qu'il entre sur le terrain. Là, il veut manger de tout, du gazon aux adversaires. Même avec une dent de moins.

Par Côme Tessier
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