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  3. // Lleida-Atlético de Madrid (0-4)

Diego Costa, le retour du roi

Buteur cinq minutes après son entrée en jeu lors de la victoire de l'Atlético sur la pelouse du Lleida Esportiu (0-4), Diego Costa a parfaitement réussi ses retrouvailles avec le peuple madrilène qu'il avait quitté en juin 2014. Et prouvé par la même occasion qu'il était la pièce manquant au puzzle de Diego Simeone.

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Assis sur le banc des remplaçants, Diego Costa attend ce moment avec impatience. Celui où Diego Simeone se tournera vers lui pour l’envoyer s’échauffer avant de l’autoriser à gambader sur la pelouse du Camp d’Esports. Visage fermé, l’attaquant espagnol entre finalement en jeu à la 64e sous l’ovation de la centaine des supporters des Colchoneros venus encourager leur équipe à Lérida. Après quelques courses et quelques passes pour se mettre en route, Diego Costa prend le ballon dans le rond central, décale Kevin Gameiro, entre dans la surface de réparation et lève la main. Un appel en retrait et un centre de Juanfran plus tard, il se jette comme un mort de faim pour tacler le ballon dans les filets de David Oliveros avant de se jeter au sol, les doigts levés vers le ciel. Habituellement si dur, le visage de l’ancien de Chelsea semble alors être teinté d’une grande émotion.


Grève, coup de pression et attente


Si Diego Costa semblait si ému après son but, c’est qu’en réalité il y pense depuis trois ans, sept mois et six jours et son dernier match avec les Colchoneros en finale de Ligue des champions 2014. Parti dans la foulée à Chelsea où il empile les buts et remporte deux championnats, l’attaquant espagnol n’est pas épanoui à Londres où les relations sont tendues avec Antonio Conte, qui lui indique l’été dernier son placement sur la liste des transferts par SMS. Non désiré par l’entraîneur italien, Diego Costa a donc une seule idée en tête : retourner dans les bras de Diego Simeone. Et pour avoir gain de cause, l’Espagnol use alors des grand moyens : grève de l’entraînement et coup de pression dans la presse comme au Daily Mail : « Pourquoi ne me laissent-ils pas partir s’ils ne veulent plus de moi ? Mon souhait, c’est d’aller à l’Atlético de Madrid. J’ai repoussé d’autres offres. Ils veulent me vendre en Chine ou ailleurs. Mais pour une question de langue, l’Espagne c’est mieux pour moi. Si je suis mis de côté, je veux aller dans le club que je veux, pas celui qui paie le plus. »


Dans une impasse, les dirigeants des Blues se mettent alors à négocier avec leurs homologues espagnols. Et c’est ainsi que le 27 septembre dernier, Diego Costa est transféré à l’Atlético contre un chèque de 55 millions d’euros. La fin d'une longue attente ? Pas vraiment puisque les Colchoneros sont toujours sous la sanction d'une interdiction de recruter qui court jusqu'en janvier 2018. Pendant trois mois, l’ancien chouchou du Vicente-Calderón va donc s’entraîner comme un dératé la semaine avant d’assister depuis les tribunes aux rencontres le week-end. Un quotidien qui l’exaspère très rapidement, comme il le confie le 31 décembre dernier lors de sa présentation officielle : « J'ai longtemps attendu ce jour. J'ai travaillé et me suis entraîné dur, mais j'ai besoin de jouer, j'en ai assez de m'entraîner. Je suis en meilleure forme qu'à mon arrivée. Je suis prêt à aider l'équipe et à marquer des buts. »

Costa de retour, Griezmann libéré ?


Cinq petites minutes face à Lleida Esportiu ont suffi à prouver que Diego Costa n'était pas du genre à lancer des paroles en l'air. Une aubaine pour Diego Simeone et ses Colchoneros embarqués dans une petite crise offensive, à l’image d’Antoine Griezmann bloqué à cinq unités en Liga. Car oui, avant d’être un véritable fétichiste des chevilles, Diego Costa est un buteur qui ne vit qu’avec l’idée de faire trembler les filets adverses, chose qu’il a réussi à faire à 52 reprises en 82 matchs de Premier League lors de ses trois années d’exil en Angleterre. Plus qu’un simple goleador, l’Espagnol est aussi un vrai point de fixation du haut de ses 188 centimètres et de ses coudes pointus. Une qualité chère à Diego Simeone et à Antoine Griezmann qui va alors pouvoir retrouver son poste de prédilection : celui de l'attaquant qui tourne autour d’une vraie pointe. Et celle-ci n’a pas pour prénom Olivier.

Par Steven Oliveira
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