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Diego Costa, le feu de paille ?

Alors qu'il reste sur deux grosses saisons ponctuées de plusieurs titres et d'une ribambelle de buts, Diego Costa n'a marqué que deux fois depuis la reprise, club et sélection confondus. Et si l'attaquant espagnol, auteur de débuts tonitruants avec Chelsea l'an dernier, était finalement surestimé ? Et si son véritable rôle n'était pas celui du buteur ?

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Étendu par terre, dans la surface de réparation, l'animal râle. En colère contre cet arbitre qui lui a refusé un penalty tant cherché, contre ces supporters qui le huent inlassablement, contre ces adversaires qui le défient sans cesse, il frappe la pelouse de frustration. Quelques minutes plus tard, la bête Costa enverra un taquet à son défenseur du jour et ira cracher sa haine au juge de ligne. Au lieu de célébrer un but qu'il ne plantera pas.

Pas besoin de dater cette scène. Depuis la rentrée, elle a lieu quasiment tous les week-ends. À la pointe d'un Chelsea triste à pleurer en Premier League, l'attaquant a des raisons de s'exciter : il n'a marqué qu'à une seule reprise en cinq matchs de championnat, et une fois en Ligue des champions, ce mercredi. Pire : il n'a frappé que sept fois au but, et ne compte que trois malheureux tirs cadrés à son actif. En sélection, ce n'est pas mieux, avec un unique pion en désormais neuf sélections. Suffisant pour que Vicente del Bosque, le sélectionneur espagnol pourtant connu pour sa patience et premier protecteur de ses ouailles, avoue ne « pas être content  » des performances de son poulain.

En surrégime pendant un an et demi ?


Mais cette méforme, plus significative qu'elle n'y paraît, était peut-être prévisible. Après deux saisons au top – 36 caramels avec l'Atlético Madrid en 2013-2014, vingt avec les Blues l'an dernier –, et un démarrage canon en Premier League – onze réalisations en douze journées –, beaucoup se sont enflammés sur les prestations de Diego Costa. Jusqu'à surestimer son niveau réel ? En tout cas, ils ont oublié qu'avant le départ de Falcao qui semble l'avoir libéré à Madrid (soit un an avant de partir pour Londres), le Brésilien n'avait jamais terminé une saison à plus de dix buts en championnat.

Et finalement, le déclin actuel de DC n'est pas si récent. Depuis février dernier, Diego Costa, c'est quatre petits tremblements de filets en championnat. Et un zéro pointé en Ligue des champions sur toute l'année 2014-2015 avec le maillot bleu. Bilan médiocre pour un joueur censé faire partie du gratin international, même s'il a connu quelques problèmes physiques récurrents. Au vrai, dans la foulée de sa folle année avec l'Atlético de Diego Simeone – champion d'Espagne, finale de Ligue des champions –, l'attaquant de 26 ans a simplement et logiquement surfé sur la vague d'un Chelsea monstrueux entre septembre et décembre 2014, tout en profitant des caviars d'un Cesc Fàbregas en état de grâce. Jusqu'à ce que l'incendie annoncé s'atténue et ressemble davantage à un feu de paille.

Le Mou a son nouveau Pepe


Alors, Diego Costa se concentre sur ce qu'il sait faire de mieux : aboyer, harceler, provoquer, agresser, fatiguer la défense adverse. À l'époque où Diego se battait encore pour la première place du classement des buteurs de Premier League, José Mourinho déclarait qu'il était « l'un des meilleurs buteurs au monde » tout en prévenant qu'il ne fallait « pas imaginer qu'il aurait quatorze (buts) après huit matchs » . Par ces propos tenus en conférence de presse, le Special One laissait déjà transparaître l'idée : Costa est excellent dans l'abattage physique qu'il propose, dans ses replis défensifs et ses efforts dans le pressing, mais ne deviendra jamais le renard des surfaces qui possède un ratio buts/match digne des plus grands. « Quand l'équipe joue bien, c'est à Costa de mettre les buts » , ajoutait le technicien portugais. Problème : actuellement, Chelsea joue désastreusement mal. L'Espagnol s'approche donc plus d'un Pepe (époque Real de Mourinho) que d'un Drogba, qui n'a en fait toujours pas été remplacé. Sans occasion à se mettre sous la dent, il mord sans réfléchir.

Son rôle, sans doute réclamé par le Mou, est désormais celui du vrai méchant : instaurer un climat pourri, faire pression sur les arbitres et filer des coups. Pas le meilleur moyen pour retrouver la flamme. L'artifice Costa a pris la flotte et a désormais tout du pétard mouillé. De quoi continuer à glisser dans la surface et à maltraiter la pelouse du Bridge en houspillant tous ceux qu'il croise. À ce petit jeu-là, au moins, il ne décevra jamais.

Florian Cadu
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