Didier Tholot : « Pas de plan de carrière »

Revoilà Didier Tholot. L'ancien renard des surfaces ramène ses folles bouclettes dans les vestiaires de Châteauroux. Désormais entraîneur, passé par Sion, il souhaite squatter les bancs de l'Hexagone. Rencontre.

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Nous vous avions perdu de vue depuis quelques temps...


J'étais à Sion en Suisse la saison dernière. J'avais deux ans de contrat, nous venions de terminer cinquièmes du championnat. Nous étions invaincus depuis le 27 septembre. Mais nous avions un président omniprésent qui voulait changer certaines choses... Ce président souhaitait tout gérer. Je n'étais plus en accord avec ce qu'il voulait faire. Donc j'ai démissionné, contrairement à ce qui a été écrit en France. Je précise que je n'ai pas été viré.

Votre président (Christian Constantin) était en effet très particulier. Il a licencié deux joueurs parce qu'ils se se sont rendus au casino la veille d'un match. C'est un peu ahurissant non ?


Oui c'est très bizarre même. Ces choses-là ne me plaisaient pas. C'était difficilement gérable pour un entraîneur. Et pendant une réunion, j'ai décidé de m'en aller et je lui ai dit qu'il pouvait garder ma dernière année de contrat. Ce type de pratiques ne correspondait plus à mes valeurs sportives.

Mais Sion, c'était quand même sympa ?


Oui très sympa. Je connaissais le club pour y avoir déjà joué. Et j'ai également entraîné une année, en 2003-2004. Mais j'ai passé une saison correcte, les ambitions étaient de se maintenir rapidement et de ramener du monde au stade de Tourbillon. Nous avons rempli l'objectif en nous maintenant à la trêve. Après je sentais que quelque chose pouvait se dégrader très vite donc je n'ai pas pris le risque de continuer un an de plus.

Vous n'aviez plus les cartes en main ?


Je les ai eues pendant un an et demi et je savais qu'elles allaient m'échapper pour la saison 2010-2011 donc j'ai préféré ne pas continuer.

Et maintenant vous voilà à Châteauroux. Comment êtes-vous arrivé à la tête de la Berrichonne ?


Une fois que j'ai été libre, j'ai reçu un appel de Châteauroux car mon profil les intéressait. Même s'il y avait beaucoup de monde sur le coup... J'ai eu un entretien avec le président et Serge Marchetti (le directeur sportif) et ils m'ont rappelé en me disant que c'était finalement moi qu'ils avaient choisi.

Vous quittez un club à problèmes pour arriver dans un groupe qui a connu des dissensions l'an dernier ?


Oui mais je pense que là j'ai trouvé un discours cohérent avec une volonté de restreindre les contrats professionnels. J'ai découvert des gens qui voulaient s'investir et surtout me laisser travailler sur le sportif.

Concrètement, quels sont les objectifs de Châteauroux cette saison ?


Ils sont assez simples. D'abord éviter de se faire peur et obtenir rapidement le maintien. Les objectifs du président sont clairs : finir dans le milieu de tableau. Et tout le monde sera content.

Quel est le bilan des premiers matches amicaux ?


C'est assez solide. C'est intéressant pour le groupe et pour le futur. Nous souhaitons restreindre l'effectif à 23 joueurs. Nous aurons peut-être moins de qualité que l'an passé mais certainement un groupe plus solidaire.

Mais mis à part les prêts non renouvelés et les fins de contrat, Châteauroux n'a pas vendu ?


Oui et pour le moment, nous sommes en train de régler deux instances de départ. Le cas Constant et celui de Koné. Maintenant je pense que Constant est plus proche de la sortie. Pour le moment, il n'y a rien de fait donc nous attendons. Mais s'ils sont amenés à partir, nous ajusterons peut-être avec de nouvelles arrivées.

Libourne Saint-Seurin s'apprête à être rétrogradé en CFA2 à cause des finances. Quel regard portez-vous sur votre club ?


C'est quelque chose qui me peine parce que c'est l'équipe qui m'a fait débuter en tant qu'entraîneur. Nous sommes montés en National, nous avions tout pour nous stabiliser. Après en Ligue 2, ce fut difficile. Nous nous étions débrouillés avec les moyens du bord parce qu'il n'y avait pas beaucoup d'argent. Après je pense que c'est un club qui mérite au moins d'être en National. J'espère que Libourne va repartir sereinement et atteindre à nouveau la troisième division.

Et vous, quelles sont vos ambitions personnelles en tant que coach ?


Je n'ai jamais fait de plan de carrière. Je pensais qu'en allant à Reims, ça allait être le bon choix. Et ça n'a pas été le bon. Maintenant je viens pour stabiliser le club, pour faire des résultats avec Châteauroux. Après nous verrons bien. Mon premier objectif est de rendre la confiance témoignée par le club en me faisant signer ici.

Propos recueillis par Romain Poujaud

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