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Didier Deschamps, un quinquennat contrasté

Le 8 juillet 2012, il y a cinq ans tout juste, était nommé Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France de football. Un quinquennat marqué par un Mondial frustrant, une finale continentale perdue à domicile, des campagnes de qualification à rebondissements, pas mal d’amicaux de prestige, un gros coup de mou, des attentats terroristes et une sextape bien gênante. Magnéto !

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2012/2013 : en finir (vraiment) avec Knysna


« On ne joue pas au football pour s’amuser. Le plaisir n’est total que lorsqu'il y a le résultat au bout.  » Dès sa première conférence de presse d’avant-match en août 2012, Didier Deschamps pose le décor. Nommé un mois plus tôt, l’ancien entraîneur de l’OM entend mener la sélection vers les sommets comme il l'a fait avec Marseille : sans grand spectacle ni effets spéciaux, mais avec efficacité et pragmatisme. Gagner d’abord, moche s’il le faut, jouer si possible, en option. Ne pas forcément privilégier le jeu défensif pour autant, mais s’adapter aux joueurs à disposition, à l’adversaire, à la forme du moment, au contexte. Et le contexte, en cet été 2012, est encore lourd : le public tricolore n’a pas encore bien digéré la mutinerie de Knysna, après un court mandat Laurent Blanc au bilan mitigé (élimination de l’Euro 2012 logique, mais sans gloire face au futur champion espagnol). À l’automne, Deschamps réussit un premier passage de col difficile, obtenant le nul à Madrid face à ces mêmes Espagnols en qualification pour le Mondial 2014 (1-1) et s’imposant dans la foulée à Parme en amical face aux Italiens (2-1). Et tant pis si cette première saison de l’ère Deschamps se termine plus difficilement (défaite à domicile lors du retour face à l’Espagne et tournée sud-américaine manquée), au moins le trauma Knysna semble définitivement de l’histoire ancienne.


Le temps fort : Le 1-1 obtenu à Vicente-Calderón en octobre 2012. Pas forcément un acte fondateur, mais une fierté un peu retrouvée, un blason un tantinet restauré. Le « Jouissif » en Une de L’Équipe du lendemain était un poil exagéré quand même, mais l’égalisation arrachée par Giroud dans les arrêts de jeu pose au moins une caractéristique des Bleus de Deschamps : un gros mental pour y croire jusqu’au bout et renverser des situations compromises.

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Les joueurs de la saison : S’il y a eu beaucoup de nouvelles têtes apparues cette saison-là – Capoue, Chantôme, Yanga-Mbiwa, Grenier... – ce sont surtout deux futurs cadres qui prennent alors leurs habitudes à Clairefontaine : Rapahël Varane et Paul Pogba.



2013/2014 : un barrage passé, une équipe est née


Après l’échec du printemps face à l’Espagne, les Bleus réalisent un sans-faute en fin de parcours de la phase de poules des éliminatoires, mais doivent se contenter d’une deuxième place synonyme de barrage. Celui-ci commence très mal, avec une défaite 0-2 en Ukraine, avant le réveil magique du 19 novembre 2013 au Stade de France en match retour : 3-0 grâce à Benzema et un improbable doublé de Sakho. Le peuple français chavire à nouveau pour sa sélection, même si le Mondial qui suit laisse un fort sentiment de frustration : une phase de poules bien gérée, un huitième de finale correctement négocié face au Nigeria, et puis l’implacable élimination en quart de finale contre l’Allemagne (0-1). Elle était pourtant prenable, cette équipe d’Allemagne, ce jour-là. Mais au moins Deschamps a-t-il fait le job en mode service minimum – l’objectif en début de tournoi étant d’atteindre ce top 8 – avec une équipe rajeunie qui plaît par ses bonnes manières et son attitude positive, à défaut de totalement séduire dans le jeu.

Le temps fort : Pour les Bleus, le climax de la campagne mondiale 2014 n’aura pas eu lieu lors du tournoi principal au Brésil, mais juste avant, lors de ce barrage retour disputé dans une ambiance folle au Stade de France.

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Les joueurs de la saison : Cette saison est celle du passage de témoin entre Franck Ribéry, forfait pour le Mondial et qui commence à avoir de sérieux problèmes physiques, et Antoine Griezmann, à la carrière alors en pleine ascension en Espagne et qui est l’un des derniers appelés par Deschamps pour le voyage au Brésil. C’est aussi la saison de la confirmation pour Paul Pogba, élu meilleur jeune de la compétition.



2014/2015 : le chapelet des amicaux sans âme


Une saison pour rien ou presque, 2014/2015 voit la France être écartée de la campagne qualificative pour l’Euro 2016 en sa qualité de pays-hôte. Bilan de la période : 10 matchs amicaux pour 6 victoires, notamment face à l’Espagne et le Portugal. La bande à Deschamps reste fragile néanmoins et s’incline deux fois au Stade de France contre le Brésil et la Belgique.

Le temps fort : La confirmation au poste de Didier Deschamps, prolongé en février 2015 pour un bail courant désormais jusqu’à la Coupe du monde 2018.


Les joueurs de la saison : La période des amicaux est traditionnellement propice aux tests, mais Deschamps se contente de quelques ajustements durant cette saison 2014/2015, avec les arrivées de Fekir, Zouma et Kurzawa, en attendant les retours de Lassana Diarra, de Gignac et de Ben Arfa durant l’automne suivant. Mais l’homme fort des Bleus de cette époque est Mathieu Valbuena, solide, incontournable et jamais décevant.



2015/2016 : sextape, terrorisme et poteau de Gignac


Une autre saison d’amicaux et de préparation pour la sélection de Deschamps. L’homme aux petites quenottes continue d’ajuster son équipe pour la mettre dans les meilleures conditions avant le rendez-vous continental à domicile. Si les Bleus semblent gagner en automatismes, un premier élément extérieur vient perturber leur montée en puissance : la sextape de Valbuena, avec un Benzema mis en examen le 5 novembre 2015. Le premier ne s’en remettra pas, avec une saison plombée et une absence plutôt logique – mais cruelle – de la liste pour l’Euro. Le second est également absent, sanctionné par la fédé puis quelque peu boycotté par un sélectionneur qui voit son choix conforté par la bonne forme offensive de ses troupes privées du buteur du Real. Et puis bien sûr il y a les attentats de Paris, le soir même de ce choc de prestige face à l’Allemagne, avec un Stade de France passé proche de la catastrophe. Les Bleus doivent désormais s’habituer à vivre sous régime d’état d’urgence...

Le temps fort : Le match Angleterre/France d’abord, à Wembley, quatre jours seulement après les attentats de Paris, avec une grosse émotion et beaucoup de gestes de sympathie de la part de nos chers voisins. Et puis l’Euro ensuite bien sûr, dont on a déjà beaucoup dit : un parcours globalement réussi, quoiqu’un peu chanceux (en poules) et facile (l’Islande en quarts), avant la démonstration face à l’Allemagne et la désillusion de la finale perdue face au Portugal, avec ce scénario un peu dingue (la blessure de Ronaldo, le poteau de Gignac, le seul but de l’improbable Eder). Frustration, encore, encore plus...

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Les joueurs de la saison : Antoine Griezmann, devenu le joueur le plus populaire de cette équipe de France version Deschamps, et Moussa Sissoko, l’improbable maillon fort de la sélection durant l’Euro, l’homme de l’ombre déboulant dans le tournoi avec la forme de sa vie.

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2016/2017 : Don’t look back in anger (et continuer à avancer)


Pas le temps de digérer la finale manquée face au Portugal, il faut tout de suite se tourner vers le prochain Mondial, possible dernier défi de Deschamps à la tête des Bleus. Une campagne de qualification qui démarre très fort, jusqu’au gros couac de la défaite à Stockholm le 9 juin dernier. Un joker a été grillé pour cette équipe en constante mutation, qui a perdu quelques éléments (Patrice Évra, Lassana Diarra, Jérémy Mathieu, Mamadou Sakho, Karim Benzema à moins d’un retournement de situation...), mais qui a aussi intégré une jeune et très prometteuse nouvelle génération emmenée par les prodiges Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé. Knysna paraît bien loin, l’ère Laurent Blanc aussi, de même que les débuts hésitants de Deschamps et jusqu’à cet Euro frustrant d’il y a un an. L’ex-milieu récupérateur continue à faire tourner la machine bleue avec ce pragmatisme élevé en quasi religion, tentant avec réussite de corriger au dernier moment cette saison la frilosité qui a causé la défaite en Suède en mettant en place un 4-4-2 audacieux lors de la dernière victoire en amical face à l’Angleterre. Un coup tenté et réussi en forme de promesse pour l’avenir. Une rampe de lancement pour enfin retrouver les sommets en Russie.

Le temps fort : Pour le résultat comptable, la victoire 1-0 obtenue à Amsterdam en octobre dernier, histoire de bien faire mal à des Hollandais mal en point. Pour l’émotion, cet avant-match face à l’Angleterre au Stade de France, avec le maréchal des logis-chef Mekil qui a payé son kiff de musicien amateur. Si les mélomanes ont tiqué, ils ont oublié que la justesse musicale n’était pas le but de cette touchante initiative.

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Les joueurs de la saison : Capitaine Lloris, papa Koscielny, Varane et Umtiti, Mendy, Sidibé, Kanté, Pogba, Dembélé, Lemar, Mbappé, Lemar, Giroud, mais aussi Coman, Martial, Bakayoko, Tolisso, Rabiot... La France possède une génération en or, il s’agirait maintenant pour Deschamps de bien en prendre conscience et de la maximiser pour jouer la gagne, avec si possible le spectacle en prime.



Par Régis Delanoë
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