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  3. // Ajax-Nice

Dick van Dijk, l’aiglon amstellodamois

Vainqueur de la C1 1971 avec l’Ajax Amsterdam, l’attaquant Dick van Dijk a fait les beaux jours de l’OGC Nice pendant deux ans (1972-1974). L’homme se plaisait tellement sur la Côte d’Azur qu’il est revenu y vivre après la fin de sa carrière. C’est d’ailleurs sous le soleil qu’il a cassé sa pipe, il y a vingt ans. À Nice, personne n’a oublié l’autre hollandais volant.

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2 juin 1971, Wembley. La finale de la Coupe d’Europe des Clubs Champions oppose l’Ajax Amsterdam de Rinus Michels au Panathinaïkos de Ferenc Puskas. Sensation européenne du moment, le football total des Bataves émerveille l’Europe. Cruyff, Neeskens, Suurbier, Mühren, Keizer... Les chevelus insolents font vibrer les cœurs. Personne ne sait encore que ce mouvement va révolutionner le football. Pendant trois ans (1971-1972-1973), l’Ajax va régner sur le toit de l’Europe. Pour cette première levée, le match est plié dès la cinquième minute avec l’ouverture du score par Dick van Dijk. Le Batave n’est pas le joueur le plus sexy de l’effectif mais son mètre quatre-vingt six fait des ravages dans la surface adverse. L’Ajax l’emporte 2-0, le début d’une hégémonie sportive mais aussi structurelle. Un an plus tard, van Dijk n’entre plus dans les plans du nouveau coach de l’Ajax Stefan Kovacs. Son point de chute ? Nice, la Côte d’Azur et son Gym.


À 26 ans, c’est donc un champion d’Europe qui débarque sur la Promenade des Anglais. Dans les années 70, Nice joue un football agréable, à la fois virevoltant et efficace. Le Président Roger Loeuillet donne à son coach Jean Snella une équipe bâtie pour les premiers rôles en D1 : Camerini, Loubet, Huck, Jouve, Chorda ou autre Baratelli. Van Dijk est la cerise sur le gâteau. En 1972, Van Dijk est donc au sommet de sa gloire et vient de quitter une Ajax qui marche sur l’Europe. Son CV parle pour lui. C’est une recrue de choix. Charly Loubet, interrogé par Nice-Matin, se souvient d’un attaquant au-dessus des autres : « C’était un buteur, un vrai. Il était adroit, il avait un bon jeu de tête. Un genre de Skoblar. Il avait juste un problème au genou qui l’handicapait. Mais ça, il n’en avait parlé à personne, sauf à moi ! » Même sur un genou, l’ancien partenaire de Cruyff va mettre tout le monde d’accord.

Sedan, champagne et reconversion en agent immobilier


Très vite, van Dijk maîtrise le français, sympathise avec tout le monde et se prend d’affection pour la French Riviera. Le natif de Gouda profite de tout. On est très loin du cliché du grand joueur de l’Ajax qui allait prendre tout le monde de haut. Sur le pré, même chanson, l’homme est à la hauteur notamment lors de sa première saison ponctuée de 20 caramels. Certains se souviennent de cette manita infligée à Sedan, sur un terrain proche de l’épisode de « Bastogne » Band of Brothers, où le Hollandais s’amuse comme un gamin et plante un doublé. À ce moment de la saison, nantis de sept points d’avance, le Gym s’imagine déjà champion et sabre le champagne. Erreur de débutant, Nantes en profitera et coiffera Nice au poteau pour le titre de champion. Qualifié pour la Coupe d’Europe, le Gym de van Dijk va s’offrir le scalp d’un certain FC Barcelone (3-0, 0-2). À l’aller, van Dijk régale et trouve les ficelles mais se fait voler dans les plumes par son coach au retour. La raison ? Le Batave – comme la tradition de l’Ajax le veut – échange son maillot avec un adversaire.


Or, au Gym, on garde tous les maillots du match en souvenir. Le début de la fin de la belle aventure du Néerlandais sous le soleil. Quand Snella est remplacé sur le banc par Vlatko Markovic, van Dijk sent le vent tourner. Il file alors en Espagne, à Murcie. Un an plus tard, il dit stop au football à 29 ans et revient dans les Alpes-Maritimes, à La Colle-sur-Loup, où il prend avec un associé la direction d’une agence immobilière. Une nouvelle vie s’offre à lui : chemise ouverte, mocassins sans chaussettes, repas en terrasse et vie d’épicurien. Sauf qu’en juillet 1997, à 51 ans, un malaise l’emporte. C’est la stupeur mais Nice n’a pas oublié son Batave. En mai dernier, à l’initiative de sa fille Matita, l’Ajax et le Gym se sont retrouvés pour commémorer les vingt ans de sa disparition. Les anciens de l’OGC Nice ont alors défié ceux de l’Ajax. Cubilier, Kurbos et autre Everson ont cédé devant les Bergkamp, Witschge et Winter (2-3). De la plus belle des tribunes, là-haut, van Dijk a dû apprécier le spectacle.

Par Mathieu Faure, à Nice
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