Diarra : « Je vais souffrir »

Après six matches de suspension, Alou Diarra était impatient de reprendre la compétition. Le Bordelais devrait pouvoir saisir l'opportunité dès samedi à Chaban-Delmas, face à Lille, où selon Jean Tigana, il retrouvera son rang de titulaire dans l'entrejeu et le capitanat. Un truc qui le démangeait depuis plus d'un mois...

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Alou, ça y est, c'est le grand retour...


Oui ! Un retour à la compétition après sanction... Ça a été très, très long ! J'ai pris mon mal en patience et aujourd'hui, je suis très heureux de retrouver mes collègues, car je suis un compétiteur avant tout. J'ai hâte d'être sur le terrain.

Où en es-tu au niveau état de forme ?


Cela fait cinq semaines que je n'ai pas goûté à la compétition, alors j'ai vraiment beaucoup d'envie. Mais au niveau du rythme, il ne faut pas s'attendre à des percées de cinquante mètres ! Pour moi, c'est comme si c'était une nouvelle saison qui commençait. J'espère donc que cette envie compensera ce manque de compétition.

Que ressent-on exactement quand on est en tribune ou dans son salon, après un truc comme ça ?


Déjà, il a été difficile de ne pas leur donner un coup de main, car quand on est suspendu –et pas blessé–, on a l'impression d'être inutile. C'est stressant d'être inactif... On n'a pas l'impression de servir à grand-chose ! Mais j'ai été proche du groupe, en essayant de le soutenir comme je pouvais et de m'impliquer un peu plus à l'entraînement.

En termes d'expérience, qu'est-ce que cela t'a apporté ?


Comme j'avais joué pas mal de matches, ça m'a permis de bien récupérer physiquement et psychologiquement ; ça m'a donné une bonne bouffée d'oxygène. Après, je me suis donné à fond, comme toujours, et j'ai fait du rab à l'entraînement, en mode personnalisé. Mais je suis assez frais actuellement, même s'il va falloir que je retrouve mes sensations.

Quid de l'intermède en Équipe de France ?


Euh... J'ai bien vu contre l'Angleterre qu'au bout de vingt minutes de jeu, j'avais l'impression d'être sur une autre planète ! Mais je savais à quoi m'attendre...

Pendant ce temps-là, quel regard as-tu porté sur l'équipe girondine ?


Ce que j'ai aimé, c'est la réaction du groupe, avec deux victoires enchainées (Nancy et Arles-Avignon, ndlr), après un nul face à Valenciennes. Il y a une progression et les nouveaux joueurs commencent à s'adapter ; il faut continuer cette bonne série. On est à deux points du leader et, pour moi, c'est une bonne place car on ne nous voit pas venir !

Le leader, justement, c'est Lille...


Ils sont premiers au classement, ont un super potentiel offensif et des joueurs de qualité ; c'est l'équipe la plus en forme du moment... C'est un vrai test ! Si on la négocie bien, on peut basculer vers le haut.

Personnellement, vu les conditions, tu l'abordes comment ?


Disons que je vais avoir du boulot ! Je pense que je vais être directement dans le vif du sujet ! Je vais souffrir, mais bon... (Rires) Cela va me permettre de revenir rapidement.

Et d'une manière plus collective ?


Il va falloir ne pas trop subir leur jeu basé sur la vitesse, ni reculer, mais les empêcher de jouer et neutraliser leur milieu de terrain, puisqu'ils ont de bons passeurs. Il faudra jouer haut et leur faire mal.

Sinon, tu promets de ne plus bousculer un arbitre ?


Je pense qu'en cinq semaines, j'ai bien compris que l'arbitre était intouchable ! Je sais que j'ai fauté, que j'ai fait une bêtise. Maintenant, je sais bien ce que je dois faire...

C'est-à-dire ?


Vu que je suis un joueur de tempérament, le mieux, c'est de m'écarter le plus loin possible en cas de situation chaude !

Extraits de la conférence de presse d'Alou Diarra recueillis par Laurent Brun, à Bordeaux...

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