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  1. // Ligue des Champions – Quarts – Real Madrid/APOEL Nicosie

Di Maria, l’ange gardien

Au Real aussi il y a un petit argentin gaucher qui est né à Rosario. Ce soir, il sera sur la pelouse. Angel Di Maria est devenu plus que le chouchou de Mourinho. C’est son ange gardien.

Dans les fratries, les cours d’écoles ou les vestiaires il y a toujours un préféré. Pour qu’il soit intense, l’amour doit être inégal. C’est la condition de l’équilibre de la tribu. Angel Di Maria est, à 23 ans, le chouchou du patron. Les autres le savent bien et n’ont pas d’autre choix que de s’en accommoder. Il y a un mois Mourinho s’épanchait : « il nous apporte des caractéristiques que l’équipe perd quand il ne joue pas » . Dans son Real, il y a Di Maria et dix autres : « quand il a un espace, il est dangereux. Dans un petit espace il est capable de provoquer le un contre un et en plus il a ce caractère qui fait penser que tout est possible  » . En 2010, Mourinho conditionne son arrivée au Real au transfert de l’Argentin. Pour le prix de Coentrao (30 millions), le gaucher de Rosario signe son contrat depuis l’Afrique du Sud. Personne ne se doute alors, que le meilleur joueur du championnat portugais sera indispensable aux merengues. A l’époque, Di Maria n’est qu’un gaucher diabolique de plus. Le genre de mec à faire des allers-retours sur le côté et à jouer la tête dans les chaussures à l’approche des 18 mètres. Deux ans après, Di Maria c’est l’Ange Gabriel.

Mourinho prend soin de son génie comme de son gosse. Hier, en conférence de presse, il prévient que «  pour l’instant on ne veut pas qu’il joue 90 minutes. C’est un joueur important pour l’équipe. Il nous a manqué même si on a eu de bons résultats. Il est très important pour nous et il doit jouer  » . Tant pis pour Kaka ou Özil, à droite c’est Di Maria et pis c’est tout. Pourtant le gamin ne joue plus depuis novembre. L’ange enchaîne les blessures musculaires (cuisse gauche, puis droite). La dernière, c’était le 18 février, contre Santander. El Fideo (le Vermicelle) entre à la 61ème, plante un but en lucarne et se blesse encore. On raconte même que Mourinho est si jaloux de la santé de son chouchou qu’il refuse de le faire soigner par les médecins du club. C’est Eduardo Braga, homme de confiance du Mou, qui se chargerait de la récupération de la tige argentine. Ni médecin, ni physio, il travaille à partir d’herbes et d’acuponcture. Braga ne se déplace pas, c’est Di Maria qui se rend à Porto pour se soigner. Même Déco et Bosingwa continuerait à consulter le druide, croit savoir El Pais. Mais alors pourquoi se blesse-t-il autant ? La faute à ses muscles pour le Mou : «  c’est joueur explosif avec des fibres musculaires rapides. Angel a des changements d’intensité très rapides, qui s’entraine et joue à très grande vitesse. Il est plus facile qu’un joueur de ce type se blesse qu’un joueur diesel » .

Meilleur que Messi ?

Mourinho ne parle jamais vraiment de football, peut-être par stratégie. Mais lorsqu’on lui pose une question sur sa perle, il n’arrive pas à se retenir: « Di Maria nous apporte des transitions différentes  » . C’est la clé du foot selon Mourinho : les transitions défense-milieu-attaque ou phase offensive-phase défensive, plutôt que le jeu de position et la possession de balle. Du coup, Di Maria c’est la chose de son maître : «  il nous donne des transitions différentes. La transition à partir du moment où nous récupérons le ballon et la transition au moment de la perte de balle. Ce sont deux moments du jeu très important. Di Maria est très fort sur ces deux aspects » . Le dos courbé, les pattes en moulinette et les bras écartés, il faut le voir, l’ange gardien, voler sur les défenseurs adverses. Sur le côté droit, il presse très haut sur les pertes de balle. Du temps de Ramos comme latéral, c’était à lui qu'incombait le responsabilité d’assurer la couverture. Comme Eto’o jouait arrière droit en phase défensive à l’Inter, Di Maria est à la fois latéral droit d’appoint et ailier de premier choix. A Séville, il a même joué dans l’axe. Résultat : deux assist et un but. La fonction crée le poste. Celui de l’Argentin c’est d’être partout.


Plus que Ronaldo – l’image de marque du club – ou que Casillas, le saint, Di Maria est du coup le vrai incontournable du jeu au Real. Pour Hugo Tocalli, ex-sélectionneur des U20 argentins champions du monde avec Agüero, Banega et Di Maria, Mourinho n’a encore rien vu: « Di Maria n’a encore jamais joué à 100% de des capacités au Real » . A en croire le technicien, s’il fait un petit effort, il pourrait presque dépasser Messi. Carrément: « Il n’a pas encore exploité toutes les aptitudes. Il n’est pas conscient de sa puissance. Il devrait faire ce sacrifice et se dire ‘cette année je vais être le meilleur du monde’. Parfois il disparaît d’une action. Il sait jouer, il travaille bien, c’est un ailier moderne qui sait jouer à droite et à gauche, il bouge bien contre le jeu pour faire l’appel au deuxième poteau… ce serait un milieu axial extraordinaire parce qu’il frappe très bien. Déjà à Rosario Central, à 18 ans, il jouait milieu 10. Carlos Ischia le mettait devant les trois milieux défensifs et juste derrière les attaquants » . Soit le poste d’Özil ou de Kaka au Real. Ça promet.

Par Thibaud Leplat, à Madrid
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