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  3. // Naples-Nice

Di Costanzo : « Ce Naples-Nice, j’aurais rêvé le jouer »

Il existe deux Marco Di Costanzo : l'un est champion du monde d'aviron, l'autre a été champion de France de D2 avec l'OGC Nice en 1994. Leur point commun ? Naples, que les Aiglons retrouvent mercredi soir en barrage aller de la Ligue des champions. L'occasion parfaite pour aller retrouver l'ancien buteur du Gym.

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Étant né à Naples, tu te rappelles la première fois où tu as entendu parler de Nice ?
Certainement quand mes parents ont décidé de s’y installer. J’avais 7 ans. J’étais jeune, donc finalement, Naples est une ville que je connais très peu. J’ai surtout connu tout ça par l’intermédiaire de mon père, que ce soit la culture, l’histoire, Maradona... De son côté, il y a onze frères et sœurs, ils sont tous à Naples, donc ils supportent le Napoli. Moi, j’y suis surtout retourné comme ça, pour voir la famille, même si gamin, le Napoli était un club qui me faisait rêver.

Quels souvenirs gardes-tu de ton arrivée en France ?
On est arrivés en France en 1980, on venait de tout perdre avec le tremblement de terre de l’Irpinia. On avait de la famille dans le Var et rapidement, je me suis mis à jouer avant d’être repéré. J’ai eu deux opportunités : Nice et Monaco. On a fait le choix de Nice avec l’objectif intérieur d’y rester longtemps et j’ai débuté en équipe première à 17 ans avec Jean-Noël Huck, contre Gueugnon.

C’était comment ?
Super, forcément. Bien sûr, j’avais commencé sur le banc et le coach m’avait fait entrer à vingt minutes de la fin. Je sentais qu’il avait confiance en moi. Et, un peu plus tard, Albert Emon a pris sa place.

Un Napoli en harmonie

« On a certainement vécu la période la plus mauvaise de l’histoire du club. Il y a quand même une année où on a changé trois fois de président. »

Avec qui tout s’est compliqué, malgré le titre de champion de France de D2 en 94...
Oui, j’ai rapidement été en difficulté avec lui. J’ai été déçu, j’avais sacrifié toute une jeunesse pour en arriver à ce niveau-là, je n’avais jamais eu le moindre problème avec un entraîneur... J’avais envie de jouer et c’est un gros regret aujourd’hui : je suis persuadé que j’avais les capacités pour m’éclater à Nice. Le staff était derrière moi, les supporters aussi, mais à 20 ans, tu veux jouer, c’est le seul truc qui t’obsède.

Tu te rappelles le stade du Ray ?
Oui... Quand j’y repense, j’ai forcément en tête les images de mes premiers pas chez les pros. C’est mes débuts qui sont enfermés là-bas, des débuts qui étaient très réussis, à tous les niveaux. C’est aussi pour ça que j’ai des regrets, même si ça ne m’empêche pas de revoir des anciens coéquipiers. Ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que la génération d’aujourd’hui n’a rien à voir avec la nôtre. Elle a beaucoup de chance, elle est privilégiée, rien que par l’ampleur qu’a pris le club...

Tu penses que votre génération était moins regardée par exemple ?
Il y a toujours eu une ferveur particulière par rapport au foot à Nice, on le voyait déjà avant les années 1990. La seule différence, c’est que nous, on a certainement vécu la période la plus mauvaise de l’histoire du club. Il y a quand même une année où on a changé trois fois de président. Quand tu es dans un club instable, c’est parfois difficile à suivre en tant que joueur.

« Je pense qu'Albert Emon n’est pas vraiment un entraîneur professionnel. »

Tu as revu Albert Emon ?
Non, car pour moi, c’est quelqu’un qui n’en vaut pas la peine. Je pense que ce n’est pas vraiment un entraîneur professionnel. Quand on regarde comment il a agi avec la plupart des jeunes du groupe à l’époque... Quand tu as 16-17 ans, tu restes quelqu’un de fragile mentalement. Certaines choses n’auraient pas dû se passer comme ça, surtout dans un club professionnel. J’ai beaucoup souffert avec lui, donc discuter avec, mais de quoi ?

Est-ce que tu es un peu jaloux, au sens positif hein, de la façon dont a évolué le Gym, notamment sur la formation ?
C’est fou comme tout a évolué : les jeunes sont encadrés, il y a un vrai suivi. Nous, on n’avait pas ça, on n’avait rien du tout, c’était un club professionnel encadré par des amateurs. C’était plus compliqué. Le club a grandi, a les moyens. Il y a tout pour que les jeunes puissent sortir dans de bonnes conditions. C’est bien ce qu’il se passe.

Tu vas encore au stade ?
Bien sûr, Nice est mon club. Tous mes souvenirs sont là.

Et aussi un peu à Beer-Sheva, où tu as terminé ta carrière, non ?
(Rires) Oui, ça s’est super bien passé là-bas ! La seule chose, c’est qu’à mon époque, c’était aussi un peu moins encadré au niveau de la Fédération. J’avais signé un contrat de trois ans avec l’Hapoël et au bout d’un an et demi, ils ont voulu renégocier. C’était courant pour eux, mais à la suite de ça, j’ai cassé mon contrat. J’en garde quand même de très bons souvenirs, je me suis régalé, c’était sympa.

Un Naples-Nice, en Ligue des champions, c’est vraiment spécial pour toi ?
Oui, forcément, j’aurais rêvé le jouer ! Déjà, c’est quelque chose qui était difficile à imaginer il y a quelques années, mais le cap va être haut. Naples, c’est une grosse équipe, c’est des matchs qui vont faire progresser Nice.

Et avec ton père, ça va se passer comment ?
On va se chambrer, c’est sûr (rires). Après, lui me dit qu’il n’y a pas photo. Bon, moi je sais que Nice joue bien et, sur une bonne soirée, peut le faire. On peut avoir de belles surprises.




Propos recueillis par Maxime Brigand
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