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Di Carlo, spezialiste de Coupe

Ce mardi soir, le Napoli affronte Spezia en Coupe. Une équipe entraînée par Domenico Di Carlo qui, l'an dernier, avait éliminé la Roma.

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En France, il y a Quevilly. Le petit poucet qui fait toujours bonne impression en Coupe. Qui sort les muscles face aux gros bras. Lors des dernières années, Quevilly a éliminé, entre autres, Rennes (2010, 2012), Angers (2012), l'OM (2012), Bastia (2015) ou encore Lens (2015). En italien, Quevilly se prononce Spezia. Depuis quelques saisons, cet éternel pensionnaire de Serie B et C prend un malin plaisir à enquiquiner les gros en Coupe d'Italie. Avec Domenico Di Carlo sur leur banc de touche, les Aquilotti ont, notamment, accroché la Roma, l'Udinese et Palerme à leur tableau de chasse durant les dernières années. Il faut dire que l'ancien coach de Cesena ou du Chievo adore la Coupe. Une passion qui remonte aux années 90.

Le Vicenza des miracles


Coach de Spezia depuis novembre 2015, Domenico Di Carlo connaît en effet mieux que quiconque l'importance d'une Coupe. Lorsqu'il était joueur, il connaît une fabuleuse épopée : celle du Vicenza des miracles, demi-finaliste de Coupe des coupes en 1996-97. Vicenza avait été promu en Serie A en 1995. Di Carlo en est déjà le pilier au milieu de terrain. Deux ans plus tard, les Biancorossi réalisent un fabuleux exploit en remportant la Coupe d'Italie, après sa victoire en finale contre le Napoli. Déjà une sacrée épopée, au cours de laquelle le petit club avait éliminé le Genoa, l'AC Milan et Bologne. L'année suivante, Vicenza vit une autre aventure incroyable, cette fois-ci en C2. Aventure stoppée en demi-finale par Chelsea, futur vainqueur de la compétition.


Vingt ans plus tard, Di Carlo est désormais coach. Et il essaye d'inculquer à ses joueurs les valeurs qui lui avaient été inculquées par ses coachs de l'époque, notamment Francesco Guidolin. Et voilà comment, un mois à peine après son arrivée sur le banc de Spezia, il se retrouve à éliminer la Roma, deuxième de Serie A, en huitièmes de finale de Coupe d'Italie. Francesco Migliore, défenseur de Spezia, racontait l'exploit dans une interview à sofoot.com : « L'entraîneur y croyait et nous aussi. Il a aligné la meilleure équipe possible, pas de turn-over, et ça déjà, c’est un message. L’idée était de jouer sans se dénaturer pour ne pas avoir de regrets. Minute après minute, on s’est rendu compte que c’était faisable. Une fois qu’on les a privés d'espaces, ils se sont retrouvés impuissants. Bon, ce n’était pas une grande Roma, mais on a été solidaires et on a même su placer quelques contre-attaques, c’était le match parfait.  » L'aventure de Spezia s'arrêtera au tour suivant, alors qu'une demi-finale face à l'AC Milan leur tendait les bras.

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Spécialité penaltys


Cette saison, rebelotte. Spezia est aussi anonyme en Serie B (actuel dixième) qu'il est brillant en Coupe. En plein mois d'août, Spezia commence par éliminer Modène, 1-0. Au tour suivant, premier os. Les joueurs de Di Carlo se déplacent sur la pelouse de l'Udinese. Pas de quoi les impressionner, ils s'imposent 3-2 après avoir été menés 1-0. Au tour suivant, c'est une nouvelle équipe de Serie A qui les attend : Palerme. Un club que Di Carlo connaît bien, puisqu'il en a été joueur pendant trois ans à la fin des années 80. C'est lui qui raconte, aux micros de la Rai. « Le match a été très équilibré. C'était donc juste que l'on aille aux tirs au but. Les garçons ont confiance en Chichizola (le gardien de but, ndlr), car l'an dernier, il avait été héroïque lors de la séance face à la Roma. Cette qualification, c'est une nouvelle récompense pour cette équipe. Battre une, deux, trois équipes de Serie A, c'est extrêmement gratifiant pour tous. »



Ce mardi soir, Spezia va devoir affronter un nouvel ogre : le Napoli. Ironie de l'histoire, c'est justement ce club que Di Carlo avait battu en finale de Coupe d'Italie avec Vicenza, il y a vingt ans. Un nouveau défi de taille pour l'ancien milieu de terrain. « Disons que pour passer le tour, il y aura besoin que le Napoli soit à 70% et que nous soyons à 120%. Mais en réalité, nous y croyons, car nous avons un immense caractère. Pour ce genre de match de Coupe, nous sommes capables d'aller au-delà de nos limites.  » Il faudra au moins ça. De fait, cela fait vingt-trois ans qu'un club de Serie B, en l'occurrence Ancona, n'a pas atteint la finale de la Coupe d'Italie. Et devinez quoi, au cours de son parcours, Ancona avait éliminé le Napoli.

Par Éric Maggiori
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