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Deux pilules pour trois malades

Placés dans le même groupe d'éliminatoires pour la CAN 2015, le Sénégal, la Tunisie et l'Égypte sont aussi dans la même situation sportive : celle de l'équipe qui a tout pété dans les 2000's, puis qui s'est effondrée. Deux seules pourront se rendre au Maroc en début d'année prochaine. Alors que le Sénégal reçoit la Tunisie et que l'Égypte se déplace au Botswana ce soir, petit point sur des chefs-d'œuvre en péril.

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Le troisième millénaire avait si bien commencé pour eux. Dans les années 2000, trois équipes africaines vivent leur âge d'or. Le Sénégal « made in D1 » d'El Hadji Diouf se qualifie pour sa première Coupe du monde en 2002, bat la France pour son premier match et arrive même en quarts de finale, quelques mois seulement après avoir disputé - et perdu - sa première finale de Coupe d'Afrique des nations. Deux ans plus tard, la Tunisie gagne sa première CAN à domicile, Roger Lemerre sur le banc, Boumnijel et Santos sur le terrain. Les Aigles de Carthage disputent à ce moment-là trois Coupes du monde de suite (1998, 2002, 2006), leur record. Presque rien à côté de la série égyptienne. Après avoir gratté leur quatrième CAN en 1998, les Pharaons d'Ahmed Hassan et Mohamed Zidan en enchaînent trois en 2006, 2008 et 2010. Quatre ans après le dernier titre de l'Égypte, les trois étoiles de la décennie dernière se retrouvent dans le même groupe d'éliminatoires pour la CAN 2015. Le problème, c'est qu'elles n'étaient que des étoiles filantes.

Car, après la fête est venue la gueule de bois. Alors que le Sénégal s'apprête à affronter deux fois la Tunisie en cinq jours, les Lions de la Téranga ne se sont plus qualifiés pour un Mondial depuis leur aventure de 2002 et ont loupé deux des trois dernières CAN, tandis que leur adversaire a loupé les deux dernières Coupes du monde et n'a plus passé les quarts du tournoi continental depuis sa victoire en 2004. L'Égypte, qui se coltine ce soir le Botswana, la quatrième équipe du groupe, a carrément loupé les deux dernières éditions de la compétition sur laquelle elle marchait auparavant, tout en continuant son allergie à la Coupe du monde, à laquelle elle n'a participé qu'en 1934 et 1990. Il y a un an presque jour pour jour, les Pharaons se sont même enfoncés un peu plus profond dans leur sarcophage en allant prendre 6-1 au Ghana en barrages du Mondial. Aujourd'hui, les trois Pieds nickelés savent déjà que l'un d'entre eux ne verra pas le Maroc et la Coupe d'Afrique des nations 2015, et que cela constituera une énième crise pour celui-ci.

Le retour du sorcier blanc


Les difficultés de la Tunisie, du Sénégal et de l'Égypte sont difficiles à expliquer, dans un football africain dont le niveau général de la concurrence semble plutôt s'être abaissé au cours des dernières années. Au contraire, le Sénégal a pu compter sur une nouvelle génération paraissant, à première vue, encore plus forte que l'ancienne, faite de joueurs n'évoluant plus seulement en France, mais un peu partout en Europe. Lorsqu'on a vu les Lions se pointer en 2012 avec dans ses rangs des bonhommes comme Moussa Sow, Mamadou Niang, Papiss Cissé, Demba Ba ou Dame N'Doye, la tentation de les placer favoris de la CAN était grande. Et puis non, le Sénégal est sorti au premier tour après trois défaites contre des adversaires pas vraiment imbattables (la Zambie, la Libye et la Guinée équatoriale), sans doute victime du déséquilibre de niveau entre sa défense et son attaque. La Tunisie et l'Égypte, elles, ont certes eu un peu plus de mal à assurer le renouvellement de génération. Si la situation politique des deux pays peut être invoquée, ces derniers ont pourtant la possibilité de s'appuyer sur des clubs toujours puissants, qui ont remporté sept des neuf dernières Ligues des champions africaines (5 pour les Égyptiens d'Al Ahly, une pour l'Étoile du Sahel et une pour l'Espérance de Tunis, qui a disputé trois des quatre dernières finales).


Pour enrayer la machine à perdre, la Tunisie et le Sénégal ont décidé de retourner vers le vieux concept de « sorcier blanc » . Les Sénégalais avaient en effet fait appel à des sélectionneurs locaux de 2008 à 2013 avant de se tourner vers Alain Giresse, et les Tunisiens de 2009 à 2013 (avec une pige de quelques mois de Bertrand Marchand en 2010) pour finalement donner le poste au Belge Georges Leekens l'année dernière. Un rétropédalage qui semble avoir fonctionné puisque les deux équipes ont remporté leurs deux premières rencontres d'éliminatoires, battant chacune l'Égypte, qui se retrouve du coup dernière d'une poule d'où ne sortiront que deux heureux élus. Consciente de l'enjeu qui entoure la double confrontation avec les Aigles de Carthage, la Fédération sénégalaise a mis le paquet : 168,2 millions de francs CFA (un peu plus de 250 000 euros) auraient été alloués à ces matchs en additionnant les primes, le logement, le transport et le salaire des arbitres. Une somme rondelette qui fera office de tuba pour respirer sous l'eau, en attendant de remonter à la surface.

Par Thomas Pitrel
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